Mylène Henripin juillet 3, 2020 Pas de commentaire

Assurance médicament : La RAMQ modifie ses frais

Assurance médicament : La RAMQ modifie ses frais

Le 1er juillet 2020, la régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ) a ajusté à la hausse les frais reliés au régime public d’assurance médicaments. Ces changements pourraient avoir une incidence sur vos réclamations de médicaments, et ce, même si vous êtes assurés avec un régime privé. À noter que cette année, la hausse concerne uniquement la contribution maximale mensuelle et annuelle ainsi que la prime annuelle. Voici en détails les changements et l’incidence sur l’achat de médicaments.

 

Pour que vous puissiez voir l’impact réel sur votre portefeuille, voici un exemple pour l’achat d’un médicament de 100 $ par mois où l’assuré doit verser la prime annuel maximale de 648 $ (le montant de la prime annuelle est calculé en fonction du revenu familial net).

Le tableau ci-haut démontre que si vous avez un médicament de 100 $ par mois sur une base annuelle, vous constaterez qu’il vous en coûtera 12 $ de plus qu’en 2019 pour le même médicament.

Le maximum de contribution des régimes collectifs est souvent identique au même montant que celui de la RAMQ. Si c’est le cas, votre contribution maximale passera de 1 117 $ à 1 144 $. Donc, lors de votre prochaine réclamation de médicament, il est possible que vous deviez débourser 27 $ supplémentaire si vous aviez déjà atteint la contribution maximale avant le 1er juillet 2020.

Pour davantage de renseignements sur l’augmentation tarifaire, nous vous invitons à consulter le communiqué de la RAMQ sur les hausses du 1er juillet 2020.

Mylène Henripin août 20, 2019 Pas de commentaire

Assurance vie : êtes-vous suffisamment couvert?

Assurance vie : êtes-vous suffisamment couvert?

On entend souvent que les Québécois sont surassurés, surtout lorsqu’il est question d’assurance vie. S’il est vrai qu’un excès de prudence ne peut pas faire de mal, adhérer à une telle police n’est pas essentiel pour tout le monde.

Avez-vous besoin d’une assurance vie individuelle?

Environ 88% des employeurs nord-américains proposent une assurance vie dans leur plan collectif, il s’agit du troisième avantage social le plus fréquent. Il est donc probable que vous souscriviez déjà à ce type de police de base. En général, l’indemnité qu’elle offre couvre un an de votre salaire. Si c’est votre conjoint assuré par le même contrat qui décède, on parle normalement d’un montant de 10 000$ ou 20 000$.

Pour certains, c’est amplement suffisant. Si vous êtes célibataire, sans enfants mineurs ou sans dettes transférables à votre entourage, vous n’avez peut-être pas besoin d’une protection supplémentaire. Il suffit de calculer l’ensemble de vos obligations (principalement vos dettes) et d’y soustraire vos actifs (REER après impôt, maison, CELI, placements…).  Si le résultat est positif, maximiser votre patrimoine pourrait être préférable.

Avant d’entamer vos recherches, posez-vous donc la question suivante : si vous décédiez demain matin, est-ce que quelqu’un serait soudainement accablé par un lourd fardeau financier?

Un produit pour chaque situation

Si vous avez répondu oui à la question précédente, commencez par identifier vos besoins. En général, deux raisons poussent les gens à souscrire à une assurance vie : l’endettement (prêt, hypothèques…) et la responsabilité financière (enfant, parent, conjoint). L’assurance vie leur permet ainsi de ne pas transférer de fardeau à leurs proches. Demandez-vous ensuite si ces obligations sont permanentes ou temporaires.

Les enfants et votre hypothèque, par exemple, engendrent des charges financières passagères : vos enfants deviendront adultes et votre hypothèque sera éventuellement remboursée. Il devient alors préférable d’adhérer à une assurance vie dont la durée couvrira celle de vos obligations. Il peut s’agir de 10, 20 ou même 60 ans. Puisqu’elles ont une échéance, ces assurances sont beaucoup plus abordables. Elles vous permettent également de réévaluer vos besoins à la fin du contrat. Vous pouvez ainsi reconduire votre police, en prendre une différente ou vous en passer.

Les situations dans lesquelles une assurance permanente est essentielle sont moins courantes. Contrairement aux produits temporaires, ces polices ont des primes au montant fixe et vous couvrent durant toute votre vie. Elles sont généralement privilégiées par les gens qui sont responsables d’enfants handicapés qui ne seront jamais autonomes. Une assurance permanente peut également vous servir si vous souhaitez financer un don à une œuvre de charité et même si vous avez un patrimoine important à protéger ou bonifier. L’indemnité qui sera versée à vos héritiers leur permettra alors de couvrir les dettes fiscales associées à votre succession et de maximiser la transmission de votre patrimoine.

Au-delà de ces cas de figure, l’assurance vie peut aussi faire partie d’un plan de succession pour plusieurs raisons : protection d’un chalet ou d’un immeuble ayant pris de la valeur, rachat d’un partenaire d’affaires, remplacement d’un employé ou actionnaire clé, maintien du style de vie de votre famille…

Lorsque vous aurez décidé d’adhérer à une assurance vie individuelle, plusieurs questions seront encore à éclaircir : montant de la couverture, importance de la prime, sélection d’un assureur, analyse des exclusions, évaluation de votre assurabilité. Pour naviguer à travers la panoplie de choix disponibles sur le marché et pour optimiser votre profil d’assurances, les conseils d’un professionnel en sécurité financière feront toute la différence!

Mylène Henripin juillet 16, 2019 Pas de commentaire

Assurance médicament : La RAMQ modifie ses tarifs

Assurance médicament : La RAMQ modifie ses tarifs

Le 1er juillet 2019, la régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ) a ajusté à la hausse les frais reliés au régime public d’assurance médicaments. Ces changements pourraient avoir une incidence sur vos réclamations de médicaments, et ce, même si vous êtes assurés avec un régime privé. Voici en détails les changements et l’incidence sur l’achat de médicaments.

Pour que vous puissiez voir l’impact réel sur votre portefeuille, voici un exemple pour l’achat d’un médicament de 100 $ par mois où l’assuré doit verser la prime annuel maximale de 636 $ (le montant de la prime annuelle est calculé en fonction du revenu familial net).

Le tableau ci-haut démontre que si vous avez un médicament de 100 $ par mois sur une base annuelle, vous constaterez qu’il vous en coûtera 54,20 $ de plus qu’en 2018 pour le même médicament.

Dans le même ordre d’idée, voici le calcul d’une réclamation mensuelle pour un médicament de 35 $.  Si vous êtes dans cette situation, c’est 37,76 $ qu’il vous en coûtera en 2019.

Si vous êtes assurés par un régime privé, ce changement pourrait avoir une incidence sur vos prochaines réclamations en fonction de la structure de votre régime d’assurance médicament. Certains régimes remboursent les médicaments dans les mêmes proportions que la RAMQ. Ce qui signifie que si la portion payable par l’assuré passe de 34,9 % à 37 % avec la RAMQ, la même chose se produira avec votre assureur. Il est possible de vérifier le tout dans votre guide d’assurance ou en communiquant avec votre assureur.

De plus, le maximum de contribution des régimes collectifs est souvent identique au même montant que celui de la RAMQ. Si c’est le cas, votre contribution maximale passera également de 1 087 $ à 1 117 $. Donc, lors de votre prochaine réclamation de médicament, il est possible que vous deviez débourser 30 $ supplémentaire si vous aviez déjà atteint la contribution maximale avant le 1er juillet 2019.

Pour davantage de renseignements sur l’augmentation tarifaire, nous vous invitons à consulter le communiqué de la RAMQ sur les hausses du 1er juillet 2019.

Mylène Henripin février 6, 2019 Pas de commentaire

Cannabis et assurances : des impacts majeurs?

Cannabis et assurances : des impacts majeurs?

 

Quand le projet de loi C-45 proposant la légalisation du cannabis à usage récréatif a été adopté en juin

dernier, le monde de l’assurance a vécu un choc. À en croire la vague d’inquiétude qui déferlait sur les médias, l’avenir ne semblait pas sourire aux consommateurs de cette substance pourtant accessible dans l’univers médical depuis 2001. De l’impossibilité de souscrire à une assurance vie, jusqu’à l’interdiction de traverser les frontières américaines, nous avons pu en lire de toutes sortes.

Quelque mois après la légalisation, nous constatons que les modifications apportées à la majorité des contrats sont mineures.

Les assurances vie

S’appuyant sur les résultats de recherches médicales, l’Association canadienne des compagnies d’assurances de personnes (ACCAP) et le Bureau d’assurance du Canada (BAC) ont statué que le cannabis ne représente pas les mêmes risques pour la santé à long terme que le tabac.

À moins de faire preuve d’une consommation abusive (3 à 4 fois par semaine et plus), les adeptes de la marijuana ne verront donc pas leur prime grimper en flèche puisqu’ils seront considérés comme non-fumeurs, à l’exception de ceux qui mélangent leur cannabis à du tabac.

Les régimes collectifs

Pour les détenteurs de prescriptions, la légalisation a fait bouger les choses dans le bon sens. Profitant de l’accroissement de l’acceptabilité sociale, plusieurs grands assureurs ont choisi d’intégrer le cannabis médical dans la liste des frais de santé remboursables.

Bien que peu de modifications aient été faites aux recommandations du BAC, le Centre d’étude de la pratique d’assurance a tout de même actualisé ses normes pour les formulaires de souscription afin qu’elles tiennent compte de la légalisation.

Il n’y a donc aucune raison de paniquer, mais il demeure primordial de vérifier les clauses de vos contrats d’assurance. Que votre consommation soit occasionnelle ou régulière, votre meilleur allié en matière d’assurances est toujours un courtier bien informé. N’ayez pas peur de nous poser toutes vos questions afin d’obtenir la bonne couverture pour vous !

Veronique P Belair décembre 28, 2018 Pas de commentaire

5 principaux changements aux normes du travail

Normes du travail –  les 5 principaux changements

Employeurs : voici les informations que vous devez connaître afin d’adapter vos politiques pour répondre aux nouvelles dispositions de la loi sur les normes du travail. Plusieurs changements ont eu lieu au niveau des normes du travail. Vous y trouverez ici les 5 principaux changements ainsi que le lien pour accéder au guide complet des modifications.

 

1- Bonification des vacances

Effectif au 1er janvier 2019, tout employé comptant plus de 3 ans de service conitnu se verra octroyer 3 semaines de vacances. Auparavant, un salarié devait compter 5 ans d’ancienneté afin d’obtenir cette 3ième semaine.

Source : Ordre des Conseillers Agréés en Ressources Humaines – Guide pratique normes du travail (CRHA)

 

2- Proche aidant et parent – définition élargie

La définition du mot parent a été élargie et la notion de «proche aidant» a fait son apparition.

Source : Ordre des Conseillers Agréés en Ressources Humaines – Guide pratique normes du travail (CRHA)

 

3- Congés rémunérés pour obligations familiales

Il s’agit ici sans doute de l’un des changements les plus importants aux dispositions des normes du travail. Effectif au 1er janvier 2019, les employés comptant au moins 3 mois de service continu ont désormais droit à 2 journées de congé rémunérées par année pour obligations familiales. L’employé a donc droit à 2 journées payées par année pour prendre soin de sa propre santé ou de celle d’un de ses enfants ou d’un parent ou encore d’une personne auprès de qui il agit à titre de proche aidant.

  • L’employé doit compter au minimum 3 mois de service continu
  • Le congé rémunéré peut être pris : si l’employé est lui-même malade, pour prendre soin d’un enfant ou d’un parent ou d’une autre personne auprès de qui il agit à titre de proche aidant ou encore pour un employé victime de violence conjugale ou à caractère sexuel
  • Ces congés sont non-transférables à l’année suivante et sont non-monnayables

Source : Ordre des Conseillers Agréés en Ressources Humaines – Guide pratique normes du travail (CRHA)

4- Congé pour prendre soin d’un proche atteint d’une maladie grave ou ayant subi un accident

  • Élimination du niveau de service continu : Auparavant, un employé désirant s’absenter pour être au chevet d’un proche gravement malade ou ayant subi un accident sévère devait compter au minimum 3 mois de service continu. Depuis juin 2018 il n’y a plus de restriction quant à la durée de service continu pour avoir droit à ce congé non-rémunéré. Un employé comptant moins de 3 mois de service peut donc y avoir accès.
  • Durée du congé prolongée : De plus, la durée qui était préalablement de 12 semaines a été augmentée à 16 semaines par période de 12 mois et peut être prolongée à 36 semaines s’il s’agit d’un enfant mineur.

Source : Ordre des Conseillers Agréés en Ressources Humaines – Guide pratique normes du travail (CRHA)

 

5- Congé pour décès d’un proche

Avant même d’entrer dans les changements à la loi, voici quelques recommandations advenant qu’un de vos employés subisse le décès d’un de ses proches :

  • Si vous avez une assurance collective et/ou un programme d’aide aux employés, fournissez les coordonnées du programme d’aide à votre employé. Ce programme offre un support en cas de deuil pouvant offrir plusieurs consultations sans frais pour l’employé.
  • Offrez à l’employé d’effectuer un retour au travail de façon progressive
  • Veillez à offrir à l’employé une charge de travail allégée lors de son retour au travail
  • Montrez-vous à l’écoute et n’hésitez pas à offrir un horaire plus flexible à l’employé pendant un certain temps afin de l’aider à concilier travail, famille et deuil
  • Par ailleurs, s’il s’agit de l’enfant ou du conjoint de votre employé, sachez que votre assurance collective comporte fort probablement une assurance vie pour les personnes à charge. Vous pouvez simplement le rappeler à l’employé, car il pourrait avoir droit à une indemnité d’assurance (souvent de 2500$ pour un enfant décédé et de 5000$ pour le décès du conjoint). Cette somme pourrait alléger le stress financier lié à la perte d’un proche particulièrement si l’employé s’absente plusieurs semaines pour se remettre de cette épreuve

Voici maintenant les changements à loi

  • Décès d’un enfant mineur : Pour le décès d’un enfant mineur, auparavant la durée du congé non-rémunéré pouvait varier selon la cause du décès, alors que dorénavant le parent dont l’enfant mineur est décédé peut s’absenter pendant une durée de 104 semaines peu importe la cause du décès.
  • Décès d’un proche : Auparavant la loi prévoyait 1 journée de congé rémunérée, alors que dorénavant la loi prévoit 2 jours de congé payés. Par proche on entend :
    • son enfant ou l’enfant de son conjoint
    • son conjoint
    • son père ou sa mère
    • son frère ou sa soeur
  • Décès d’un membre de la famille étendue : Advenant le décès de l’une des personnes ci-dessous, la loi prévoit 1 journée de congé rémunérée.
    • ses grands-parents
    • ses petits-enfants
    • son gendre / sa bru
    • père ou la mère de son conjoint
    • frère ou la soeur de son conjoint

Source : Ordre des Conseillers Agréés en Ressources Humaines – Guide pratique normes du travail (CRHA)

 

Nous espérons que ce résumé des principaux changements vous sera utile. Pour le guide pratique complet sur les changements aux normes du travail, cliquez ici pour consulter le guide fourni par l’Ordre des CRHA ou encore consultez le site éducaloi ou le site de la CNESST.

 

Veronique P Belair septembre 6, 2018 Pas de commentaire

L’assurance invalidité : une protection d’une importance capitale

L’assurance invalidité : une protection d’une importance capitale!

Certaines personnes n’adhèrent pas à l’assurance invalidité étant donné le coût qu’elle représente. S’il est vrai que cette protection peut représenter une dépense difficile à budgéter, vous vous remercierez grandement de la posséder, si vous en avez un jour besoin.

On pense à tort que l’assurance invalidité (ou assurance salaire) est facultative, mais considérez ceci :

  • Le tiers des travailleurs âgés de 30 à 64 ans vivront une période d’invalidité de plus de 90 jours.
  • Moins de 10 % des cas d’invalidité sont causés par des accidents.
  • Les troubles de santé courants et chroniques sont la cause première des invalidités.
  • Les troubles de santé mentale, comme la dépression, sont des causes d’invalidité importantes.
  • Les gouvernements ne versent des prestations qu’en cas d’invalidité totale.

Comment fonctionne l’assurance invalidité?

L’assurance invalidité sert à compenser les pertes de salaire entraînées par un arrêt de travail en raison d’un accident ou d’une maladie. Un montant est alors versé mensuellement pour remplacer le revenu perdu. Comme pour les autres types d’assurances, il existe de nombreuses façons de personnaliser le produit selon les besoins et la situation. Vous pourriez ainsi décider de tolérer un délai de carence plus ou moins long (aussi appelée « période d’attente »), ou bien d’opter pour une assurance de courte ou de longue durée. Le montant de la couverture fait également varier le coût de la prime.

Les entrepreneurs et travailleurs autonomes ont hautement intérêt à se munir d’une assurance invalidité, car les gouvernements n’offrent que peu de protection à ce niveau. Pensez-y… Même si vous possédez un fond d’urgence de quelques mois de revenu, ce montant pourrait ne pas être suffisant pour compenser vos besoins lors d’une invalidité qui s’allonge.

Analysez bien la protection de votre employeur

Si vous êtes employé, votre régime d’assurance collective comprend probablement une assurance de ce type, mais encore faut-il bien regarder ce qu’elle offre. Les éléments à considérer sont le pourcentage du revenu qui sera remplacé, ainsi que la définition d’invalidité prévue au contrat. Certaines polices sont restrictives… Mieux vaut donc s’informer et compléter sa protection avec une assurance personnelle qui vous couvrira davantage.

Prenez les devants pendant que vous êtes en santé

Au même titre que l’assurance vie, il est judicieux d’agir tôt pour adhérer à une assurance salaire. Vous bénéficierez d’un coût plus bas et aurez moins de risque de vous faire refuser l’assurance. Sachez aussi qu’il peut être plus difficile de l’obtenir si vous avez déjà souffert de certains problèmes de santé.

N’hésitez pas à contacter votre conseiller pour discuter de vos protections actuelles afin de bien les comprendre. Vous pourrez ainsi faire le point et apporter les ajustements nécessaires pour vous assurer la tranquillité d’esprit!

 

Veronique P Belair mai 16, 2018 Pas de commentaire

Assurance collective et congé de maternité – Ce qu’il faut savoir!

Assurance collective et congé de maternité – Ce qu’il faut savoir!

Une employée est sur le point d’accoucher et se questionne sur les options qui s’offrent à elle relativement à son assurance pendant son congé de maternité? Voici un article qui vous aidera à bien cerner ce qu’il advient de l’assurance collective durant un congé de maternité ainsi que les responsabilités de l’employeur et de l’employé à cet égard.

L’employée est-elle obligée de conserver son assurance durant son congé de maternité?

Au Québec, la loi  sur l’assurance médicaments stipule que si une personne a accès à un régime privé d’assurance médicaments, elle doit y adhérer. Cette obligation se poursuit durant le congé de maternité, alors l’employée doit demeurer assurée. Cela dit, l’employée pourrait toutefois décider d’être couverte par le régime de son conjoint pendant la durée de son congé. Elle ne conserverait alors que les garanties de base (assurance vie, assurance invalidité) avec son employeur et serait couverte par le régime de l’employeur de son conjoint pour les médicaments et soins dentaires.

 

L’employée doit-elle conserver toutes ses couvertures?

Certains contrats permettent aussi à une employée en congé de maternité de retirer certaines couvertures pendant le congé de maternité (ex : assurance vie et invalidité); toutefois, si l’employé souhaite opter pour le retrait de couvertures, il est fortement recommandé à l’employeur de faire signer une décharge à l’employée. Ceci pourrait s’avérer fort important et éviter des pépins juridiques si malheureusement l’employée se voyait dans l’incapacité de reprendre le travail à la suite de son congé de maternité en raison d’une invalidité et qu’elle n’a plus de couverture d’assurance salaire.

 

L’employeur doit-il continuer de payer l’assurance de l’employée pendant son congé de maternité?

La CNESST est claire et stipule que l’employeur doit continuer de verser sa quote-part à l’assurance collective pendant le congé de maternité de la même façon que lorsque l’employée était activement au travail. Si l’employeur doit continuer de payer sa part, il en est de même pour l’employée.

 

Comment le paiement des primes doit-il être effectué?

Lorsqu’un employé est activement au travail, la portion de la prime d’assurance collective qui lui est attribuable est prélevée directement sur sa paye. Lorsque l’employée quitte en congé de maternité et ne reçoit plus de paye, elle doit alors acquitter ces sommes directement à l’employeur par chèque pendant la durée du congé. Votre conseiller pourra vous indiquer le montant exact payable par l’employée.

 

Qu’advient-il si l’employée refuse de payer ses primes?

Si l’employée refuse de payer ses primes, nous recommandons à l’employeur d’acheminer une lettre à l’employée en l’informant des sommes dues et qu’elle a 30 jours pour rectifier la situation faute de quoi, le non-paiement résultera en l’annulation de sa couverture d’assurance collective. Non-seulement sa couverture sera annulée, mais puisque la loi oblige toute personne qui a accès à un régime privé à y adhérer, l’employée se verra dans l’obligation de payer sa contribution annuelle à la RAMQ (616$ en 2018), mais elle ne pourra réclamer aucun médicament à la RAMQ. Votre conseiller de Groupe Finaction pourra vous aider en vous fournissant un modèle de lettre à cet effet si vous n’en avez pas déjà un en place. Il peut par ailleurs être approprié d’envoyer cette lettre via courrier recommandé avec signature à l’employée.

Si 30 jours suite à la réception de la lettre l’employée n’a pas donné suite et fait son paiement, la couverture d’assurance pourra être annulée et en tant qu’employeur il est recommandé d’envoyer une seconde lettre à l’employée lui confirmant l’annulation de son assurance collective.

 

Que faire si l’employée veut prendre entente?

Bien sûr, si l’employée souhaite conserver sa protection d’assurance et désire prendre entente pour régler le tout, il serait judicieux de montrer votre bonne volonté dans la mesure où la demande est raisonnable. Quoi que rien ne vous oblige formellement à accepter la demande de l’employée, il est généralement préférable de faire preuve de bonne foi en tant qu’employeur. Advenant qu’un litige éclate, un employeur qui a fait preuve de bonne volonté aura d’avantage d’outils pour défendre sa cause au tribunal qu’un employeur qui aurait adopté la ligne dure.

 

D’autres questions sur l’assurance collective durant un congé de maternité?

N’hésitez pas à communiquer avec l’un de nos conseillers Groupe Finaction

 

 

 

Véronique Plessis Bélair
Directrice – Régimes de retraite, Assurance collective & Services conseils
Conseillère en assurance et rentes collectives

Veronique P Belair janvier 19, 2018 Pas de commentaire

À vos marques, prêts, ÉPARGNEZ!

La saison des REER est officiellement lancée!

Ça y est! Nous y sommes : la saison des REER est à nouveau lancée! Vous avez jusqu’au 1er mars 2018 pour cotiser à votre REER pour bénéficier d’une déduction d’impôt pour l’année fiscale de 2017.

 

Rencontre de mise à jour de vos placements et évaluation du retour d’impôt

Je vous invite à communiquer avec nous afin de faire la révision de votre portefeuille, évaluer la performance de vos placements et revoir l’ensemble de votre situation (nouvel emploi, changements matrimoniaux…) afin de déterminer si des ajustements à vos placements sont nécessaires. Lors de cette rencontre, nous pourrons également faire des projections pour estimer votre retour d’impôt ou votre impôt à payer et ainsi voir l’effet que pourrait avoir une contribution REER.

 

Comment calculer son retour d’impôt?

De façon globale, le calcul du retour d’impôt lié à une contribution REER s’effectue à partir de 2 données, soit votre revenu imposable et votre taux marginal d’impôt. Autrement dit, si vous avez un taux marginal d’impôt de 40% et que vous effectuez une contribution REER de 5000$, celle-ci générera une économie d’impôt de 2000$ (40%). Voici une calculatrice REER pour vous permettre de faire ce calcul en quelques secondes!

 

Est-ce possible de rattraper le temps perdu?

Vous n’avez pas maximisé vos contributions REER par le passé et souhaiteriez gonfler vos coffres en vue de la retraite? Oui il existe une solution : le prêt REER. En tant que courtier, nous pouvons vous offrir un prêt REER avec plusieurs institutions financières. Il y a toutefois une contrepartie : on doit payer des intérêts qui ne sont pas déductibles des revenus générés par les investissements. La clé pour optimiser le prêt REER : rembourser le plus rapidement possible, idéalement en utilisant le remboursement d’impôt pour remettre le capital emprunté. Consultez le lien suivant pour en savoir d’avantage sur le prêt REER.

Afin de ne pas avoir à recourir à nouveau à un prêt REER dans le futur, prenez l’habitude de verser un montant sur une base mensuelle même s’il s’agit d’une petite somme. Une fois l’habitude bien ancrée, il sera plus facile de revoir le montant à la hausse. Pour démarrer un prélèvement automatique, veuillez communiquer avec nous.

 

 Eric Piché
Conseiller en sécurité financière  |  Conseiller en assurances et rentes collectives
Représentant en épargne collective via Groupe Cloutier Investissements

Veronique P Belair mars 29, 2017 Pas de commentaire

Résultats du sondage Sanofi

Résultats du sondage Sanofi sur les soins de santé

À chaque année Sanofi réalise un sondage afin de prendre le pouls des employés et des employeurs à l’égard des régimes d’assurance collective. Il s’agit du plus important sondage sur les soins de santé au Canada. Si vous n’avez pas énormément de temps devant vous, nous vous recommandons le faits saillants du sondage de 2016. Autrement vous trouverez ici le rapport complet des résultats.

 

 

 

 

 

Veronique P Belair mars 1, 2017 Pas de commentaire

Les 5 erreurs fréquentes commises par les employeurs – Assurance collective

Assurance collective – Les 5 erreurs commises par les employeurs

L’assurance collective est sans contredit un des avantages sociaux les plus recherchés par les employés et ce, particulièrement par la génération Y. Il est toutefois important de bien en saisir les règles pour s’éviter des embrouilles et simplifier sa gestion! Voici les 5 erreurs les plus fréquemment commises par les employeurs!

1.  Choisir qui on veut assurer ou non

Le principe à la base de l’assurance collective est «l’antisélection». Autrement dit, l’assureur ne pose pas de questions de santé afin de sélectionner qui il assurera ou non. Tous les employés y sont admissibles peu importe leur condition de santé.

L’employeur peut déterminer des critères d’admissibilité (ex : 6 mois d’ancienneté et effectuer minimum 30 heures/semaine) et il peut également décider d’offrir le régime à une classe spécifique d’employés seulement (ex : cadres, employés de bureau, employés d’entrepôt…). Toutefois si une personne remplit les critères d’admissibilité et appartient à une catégorie d’employés où le régime est offert, l’employeur doit l’assurer. Ce n’est pas un choix arbitraire. Parfois l’employeur, avec une bonne intention, demande à son employé s’il veut participer ou non et n’inscrit pas l’employé si ce dernier dit ne pas en avoir besoin. En plus d’être une infraction à la loi de l’assurance médicaments, ceci comporterait assurément un obstacle important à la pérennité du régime, car bien sûr, les personnes qui disent «avoir vraiment besoin d’assurance» sont ceux qui réclament énormément et donc les coûts du régime augmenteraient en flèche.

La loi sur l’assurance médicaments

La loi sur l’assurance médicaments est par ailleurs claire à cet effet : une personne admissible à un régime privé d’assurance collective doit y adhérer et depuis 2007 la loi spécifie que c’est la responsabilité de l’employeur de l’adhérer et de prélever les primes sur sa paye dès son admissibilité.

 

2.  Dépasser le délai d’admissibilité pour l’inscription d’un nouvel employé

Bien sûr, malgré toute la bonne foi, il arrive qu’on «passe tout droit». L’assureur couvre tous vos employés et ne pose aucune question de santé, toutefois le contrat comporte généralement une limite de 31 jours. Autrement dit, si le délai d’admissibilité est par exemple de 6 mois après l’embauche, l’assureur vous accordera un délai de grâce de 31 jours additionnels pour inscrire cet employé sans poser de questions de santé. Par contre, si vous excédez ce délai, l’assureur accordera l’assurance médicaments, mais soumettra l’employé à des questions de santé pour les autres garanties (assurance vie, invalidité) et refusera un employé qui ne rencontre pas ses standards.

 

3.  Oublier de se faire rembourser les primes d’assurance lorsque l’employé s’absente pour plusieurs semaines

À moins que l’employeur ne paie 100% de la prime d’assurance (ce qui est assez rare), la charge d’assurance collective est partagée entre l’employeur et l’employé. L’employeur paie la facture d’assurance collective et prélève ensuite la portion payable par chacun de ses employés directement sur leur paye. Ceci s’applique bien sûr lorsque l’employé est au travail, mais lorsqu’il n’y est pas pour plusieurs semaines (ex : maladie, maternité ou sans solde), l’employé doit alors acquitter sa portion de l’assurance collective par chèque à l’employeur. Pour conserver sa couverture d’assurance, l’employé doit payer sa part. Employeurs : ces sommes vous reviennent, alors réclamez-les! Bien sûr, rien ne vous empêche de prendre entente avec l’employé si ce dernier éprouve des difficultés financières, mais ces sommes vous appartiennent. Donc lorsqu’un employé tombe en congé de maladie ou de maternité, communiquez avec votre courtier afin que ce dernier vous fournisse la montant payable par l’employé.

 

4.  Ne pas inscrire un employé parce qu’il est couvert sur le régime de son conjoint

À première vue, ça semble parfaitement logique non? L’employé est déjà couvert par le régime de son conjoint, alors pourquoi l’inscrire à notre régime? ATTENTION : il est couvert sur le régime de son conjoint pour l’assurance médicaments et possiblement dentaire, mais pas pour l’assurance vie et l’assurance invalidité (salaire). Donc l’employé pourra s’exclure des couvertures médicaments et dentaire sur votre régime, mais il doit être couvert pour les protections de base de vie et d’invalidité.

Saviez-vous qu’un employé qui est admissible à l’assurance collective, mais qui n’y a pas été inscrit pourrait poursuivre son employeur s’il devait s’absenter pour maladie pour une longue période sans pouvoir avoir droit aux prestations de l’assureur? L’employeur pourrait alors devoir payer le salaire à l’employé pour la durée de son congé.

Et si pire, l’employé décédait? La succession de cet employé pourrait réclamer à l’employeur le montant d’assurance vie à laquelle l’employé aurait eu droit s’il avait été assuré. Le but ici n’est pas de faire une campagne de peur, mais pour les quelques dollars que coûtent généralement l’assurance vie et invalidité le risque n’en vaut pas la chandelle. Adhérez tous vos employés admissibles!

 

5.  Oublier d’informer l’assureur suite aux ajustements de salaire

J’en conviens ce n’est pas forcément le premier réflexe de penser d’aviser son l’assureur ou son courtier lorsqu’on effectue des ajustements de salaire, mais ce petit geste a toute son importance. Pourquoi? En fait, le salaire inscrit au dossier d’assurance de l’employé est celui qui sera la référence en cas de congé de maladie. Donc si le salaire de l’employé est passé de 40 000$ à 45 000$ au cours des dernières années et que vous avez oublié d’en aviser votre courtier, les prestations auxquelles l’employé aurait droit en cas de maladie seraient calculées à partir d’un salaire de 40 000$ et non 45 000. Bien souvent, un ajustement de salaire a un impact minime sur la prime d’assurance collective. Lorsque vous avisez le service de paye, pensez aussi à votre assureur!

 

 Véronique Plessis Bélair

Directrice – Régimes de retraite, Assurance collective & Services conseils

Conseillère en assurance et rentes collectives