Mylène Henripin mai 30, 2018 Pas de commentaire

Votre tolérance au risque se reflète-t-elle dans votre choix d’assurance vie?

Votre tolérance au risque se reflète-t-elle dans votre choix d’assurance vie?

On parle généralement de tolérance au risque dans le contexte des placements. On tentera alors de cerner si vous êtes plutôt du genre prudent ou audacieux face aux rendements et aux pertes. Cette tolérance se reflètera ensuite dans la stratégie d’investissement mise en place.

Mais pourquoi ne pas appliquer la même logique lorsque vient le temps de choisir son assurance vie? Quand on y pense, le montant choisi pour la couverture est influencé par notre tolérance au risque! Et comme le coût des primes en dépend, cela aura une incidence sur le budget et l’épargne.

Distinguons d’abord les deux facettes de la tolérance au risque :

  1. La capacité à encaisser une perte, ou la tolérance au risque financier. Celle-ci dépend de votre richesse, car elle relève de votre capacité à absorber des pertes monétaires sans réduire votre niveau de vie. Essentiellement, c’est la présence (ou non) d’un coussin de sécurité. Si vous dépendez du rendement d’un placement pour payer votre logement, vous êtes dans une situation risquée. Si, au contraire, la fluctuation de votre épargne n’influence pas votre budget mensuel, vous avez une tolérance plus élevée.
  2. La disposition à tolérer les pertes, ou la tolérance au risque psychologique. Celle-ci est plus difficile à mesurer et on tend parfois à la surestimer. Pour l’évaluer, il faut se plonger dans la situation où on perd de l’argent. Si vous avez de la misère à accepter cette perte, vous tendrez à réduire votre niveau de risque, et ce, même si vous êtes capable financièrement de l’absorber.

Vous l’aurez deviné, c’est le 1er type de tolérance qui est important de considérer ici. Revenons maintenant à l’assurance vie…

Équilibrer les besoins, le risque et l’épargne

La couverture en assurance doit être choisie selon vos besoins et votre conseiller est là pour vous aider à bien les évaluer. Mais également, d’une personne à l’autre, le niveau de tolérance au risque va engendrer une certaine influence dans la sélection de la police. Certains seront plus à l’aise avec une couverture élevée, alors que d’autres préféreront baisser le montant de leurs primes en optant pour une couverture plus basse. Comment choisir?

En évaluant adéquatement chaque situation financière, il pourrait s’avérer judicieux, pour certaines personnes, de choisir une couverture plus basse et d’utiliser l’économie sur les primes pour accumuler un coussin de sécurité dans un véhicule d’épargne comme le CELI. Le même principe s’applique en assurance de dommages alors que le montant de la prime fluctue inversement à la franchise choisie. Cette stratégie requiert cependant une certaine discipline et, avant de l’appliquer, il faut déterminer si elle correspond à votre profil et vos capacités d’épargne.

Demandez à votre conseiller de vous expliquer comment cette méthode pourrait vous aider à épargner pour votre retraite ou un autre projet!

Veronique P Belair mai 16, 2018 Pas de commentaire

Assurance collective et congé de maternité – Ce qu’il faut savoir!

Assurance collective et congé de maternité – Ce qu’il faut savoir!

Une employée est sur le point d’accoucher et se questionne sur les options qui s’offrent à elle relativement à son assurance pendant son congé de maternité? Voici un article qui vous aidera à bien cerner ce qu’il advient de l’assurance collective durant un congé de maternité ainsi que les responsabilités de l’employeur et de l’employé à cet égard.

L’employée est-elle obligée de conserver son assurance durant son congé de maternité?

Au Québec, la loi  sur l’assurance médicaments stipule que si une personne a accès à un régime privé d’assurance médicaments, elle doit y adhérer. Cette obligation se poursuit durant le congé de maternité, alors l’employée doit demeurer assurée. Cela dit, l’employée pourrait toutefois décider d’être couverte par le régime de son conjoint pendant la durée de son congé. Elle ne conserverait alors que les garanties de base (assurance vie, assurance invalidité) avec son employeur et serait couverte par le régime de l’employeur de son conjoint pour les médicaments et soins dentaires.

 

L’employée doit-elle conserver toutes ses couvertures?

Certains contrats permettent aussi à une employée en congé de maternité de retirer certaines couvertures pendant le congé de maternité (ex : assurance vie et invalidité); toutefois, si l’employé souhaite opter pour le retrait de couvertures, il est fortement recommandé à l’employeur de faire signer une décharge à l’employée. Ceci pourrait s’avérer fort important et éviter des pépins juridiques si malheureusement l’employée se voyait dans l’incapacité de reprendre le travail à la suite de son congé de maternité en raison d’une invalidité et qu’elle n’a plus de couverture d’assurance salaire.

 

L’employeur doit-il continuer de payer l’assurance de l’employée pendant son congé de maternité?

La CNESST est claire et stipule que l’employeur doit continuer de verser sa quote-part à l’assurance collective pendant le congé de maternité de la même façon que lorsque l’employée était activement au travail. Si l’employeur doit continuer de payer sa part, il en est de même pour l’employée.

 

Comment le paiement des primes doit-il être effectué?

Lorsqu’un employé est activement au travail, la portion de la prime d’assurance collective qui lui est attribuable est prélevée directement sur sa paye. Lorsque l’employée quitte en congé de maternité et ne reçoit plus de paye, elle doit alors acquitter ces sommes directement à l’employeur par chèque pendant la durée du congé. Votre conseiller pourra vous indiquer le montant exact payable par l’employée.

 

Qu’advient-il si l’employée refuse de payer ses primes?

Si l’employée refuse de payer ses primes, nous recommandons à l’employeur d’acheminer une lettre à l’employée en l’informant des sommes dues et qu’elle a 30 jours pour rectifier la situation faute de quoi, le non-paiement résultera en l’annulation de sa couverture d’assurance collective. Non-seulement sa couverture sera annulée, mais puisque la loi oblige toute personne qui a accès à un régime privé à y adhérer, l’employée se verra dans l’obligation de payer sa contribution annuelle à la RAMQ (616$ en 2018), mais elle ne pourra réclamer aucun médicament à la RAMQ. Votre conseiller de Groupe Finaction pourra vous aider en vous fournissant un modèle de lettre à cet effet si vous n’en avez pas déjà un en place. Il peut par ailleurs être approprié d’envoyer cette lettre via courrier recommandé avec signature à l’employée.

Si 30 jours suite à la réception de la lettre l’employée n’a pas donné suite et fait son paiement, la couverture d’assurance pourra être annulée et en tant qu’employeur il est recommandé d’envoyer une seconde lettre à l’employée lui confirmant l’annulation de son assurance collective.

 

Que faire si l’employée veut prendre entente?

Bien sûr, si l’employée souhaite conserver sa protection d’assurance et désire prendre entente pour régler le tout, il serait judicieux de montrer votre bonne volonté dans la mesure où la demande est raisonnable. Quoi que rien ne vous oblige formellement à accepter la demande de l’employée, il est généralement préférable de faire preuve de bonne foi en tant qu’employeur. Advenant qu’un litige éclate, un employeur qui a fait preuve de bonne volonté aura d’avantage d’outils pour défendre sa cause au tribunal qu’un employeur qui aurait adopté la ligne dure.

 

D’autres questions sur l’assurance collective durant un congé de maternité?

N’hésitez pas à communiquer avec l’un de nos conseillers Groupe Finaction

 

 

 

Véronique Plessis Bélair
Directrice – Régimes de retraite, Assurance collective & Services conseils
Conseillère en assurance et rentes collectives

Mylène Henripin mai 8, 2018 Pas de commentaire

L’abonnement, nouvelle façon de consommer?

L’abonnement, nouvelle façon de consommer?

Vous avez probablement remarqué la tendance, depuis quelques années, d’une nouvelle forme de consommation : celle des boîtes d’abonnement ou « subscription boxes ». Ce modèle d’affaires n’est pas né d’hier, mais force est de constater que, dernièrement, le marché multiplie les offres si bien que nous avons décidé de nous pencher sur la question.

Par mois ou par semaine, des produits livrés à votre porte

En 2018, les entreprises rivalisent de créativité pour concocter des boites contenant des cosmétiques, des collations, des rasoirs, des produits pour animaux et même des bas collants. Favorisées par le développement accéléré du commerce en ligne, ces compagnies expédient leurs boites chaque mois ou chaque semaine, à des clients aux besoins diversifiés.

Certains services visent à faciliter le quotidien (comme les recettes prêtes à cuisiner), d’autres à se libérer d’une routine ennuyante (comme l’achat de chaussettes ou de savons) et d’autres encore souhaitent faire connaître de nouveaux produits, misant ainsi sur l’expérience de la découverte.

Aucune industrie ne semble y échapper puisqu’en janvier, Cadillac a lancé son service d’abonnement : une voiture à 1500 US $ par mois, incluant l’assurance et l’entretien. Ce forfait permet même aux gens de changer d’auto comme bon leur semble. Du jamais vu!

Et si on parlait budget?

Tous ces produits et services sont fort bien pensés et permettent aux entreprises de récolter des revenus sur une base régulière. Au niveau du modèle d’affaires, c’est donc plutôt brillant. Mais est-ce que l’équation est aussi gagnante chez le consommateur? Au-delà de la commodité, les économies sont-elles au rendez-vous? Malheureusement, pas toujours…

Voici des pistes de réflexion pour vous aider à prendre une décision éclairée au sujet d’un abonnement :

  1. Analyser vos habitudes. Demandez-vous : « Est-ce que je consomme déjà ceci? ». Si vous avez l’habitude d’acheter le produit en question, et ce, à la même fréquence que l’abonnement, c’est que le besoin est réel. Certaines entreprises misent sur l’effet attrayant de découvrir de nouveaux produits, mais faite attention. S’il s’agit de produits que vous n’utilisez pas régulièrement (comme des vernis à ongles par exemple), votre abonnement représentera une nouvelle dépense dans votre budget.
  2. Calculer le coût de revient. Avant de sortir votre argent, calculez ce qu’il vous en coûte actuellement pour vous procurer les produits en question. Si vous troquez la location de 4 DVD à 3,99 $ chacun pour un forfait Netflix à 10,99$, vous êtes gagnant. Par contre, des repas à préparer pour 35 $ chacun représentent-ils une économie par rapport au coût de l’épicerie? Vous évitez bien sûr la planification et les courses à faire, mais ce gain compense-t-il le prix exigé? La réponse est probablement non. Toutefois, si ce service vous évite d’aller au resto deux fois par semaine, vous pourriez y récolter un avantage monétaire.

Stratégies commerciales et surconsommation

Dans cette analyse il ne faut pas oublier un autre piège : celui d’oublier qu’on est abonné. En effet, avant de faire l’effort de se désabonner, certaines personnes auront dépensé des centaines de dollars…

Quelques conseils en terminant :

  • Calculez soigneusement le coût de l’abonnement et ses bénéfices, car la commodité offerte est rarement rentable.
  • Ne changez pas vos habitudes pour vous adapter à un produit ou un service à moins d’y récolter de réelles économies.
  • Choisissez des plans qui permettent de se désabonner sans pénalité.
  • Ne vous laissez pas leurrer par l’expédition gratuite : ce coût est caché dans ce que vous payez.

Vous aimeriez de l’aide pour évaluer votre budget et faire de meilleurs choix? Consultez votre conseiller!