Mylène Henripin août 20, 2019 Pas de commentaire

Assurance vie : êtes-vous suffisamment couvert?

Assurance vie : êtes-vous suffisamment couvert?

On entend souvent que les Québécois sont surassurés, surtout lorsqu’il est question d’assurance vie. S’il est vrai qu’un excès de prudence ne peut pas faire de mal, adhérer à une telle police n’est pas essentiel pour tout le monde.

Avez-vous besoin d’une assurance vie individuelle?

Environ 88% des employeurs nord-américains proposent une assurance vie dans leur plan collectif, il s’agit du troisième avantage social le plus fréquent. Il est donc probable que vous souscriviez déjà à ce type de police de base. En général, l’indemnité qu’elle offre couvre un an de votre salaire. Si c’est votre conjoint assuré par le même contrat qui décède, on parle normalement d’un montant de 10 000$ ou 20 000$.

Pour certains, c’est amplement suffisant. Si vous êtes célibataire, sans enfants mineurs ou sans dettes transférables à votre entourage, vous n’avez peut-être pas besoin d’une protection supplémentaire. Il suffit de calculer l’ensemble de vos obligations (principalement vos dettes) et d’y soustraire vos actifs (REER après impôt, maison, CELI, placements…).  Si le résultat est positif, maximiser votre patrimoine pourrait être préférable.

Avant d’entamer vos recherches, posez-vous donc la question suivante : si vous décédiez demain matin, est-ce que quelqu’un serait soudainement accablé par un lourd fardeau financier?

Un produit pour chaque situation

Si vous avez répondu oui à la question précédente, commencez par identifier vos besoins. En général, deux raisons poussent les gens à souscrire à une assurance vie : l’endettement (prêt, hypothèques…) et la responsabilité financière (enfant, parent, conjoint). L’assurance vie leur permet ainsi de ne pas transférer de fardeau à leurs proches. Demandez-vous ensuite si ces obligations sont permanentes ou temporaires.

Les enfants et votre hypothèque, par exemple, engendrent des charges financières passagères : vos enfants deviendront adultes et votre hypothèque sera éventuellement remboursée. Il devient alors préférable d’adhérer à une assurance vie dont la durée couvrira celle de vos obligations. Il peut s’agir de 10, 20 ou même 60 ans. Puisqu’elles ont une échéance, ces assurances sont beaucoup plus abordables. Elles vous permettent également de réévaluer vos besoins à la fin du contrat. Vous pouvez ainsi reconduire votre police, en prendre une différente ou vous en passer.

Les situations dans lesquelles une assurance permanente est essentielle sont moins courantes. Contrairement aux produits temporaires, ces polices ont des primes au montant fixe et vous couvrent durant toute votre vie. Elles sont généralement privilégiées par les gens qui sont responsables d’enfants handicapés qui ne seront jamais autonomes. Une assurance permanente peut également vous servir si vous souhaitez financer un don à une œuvre de charité et même si vous avez un patrimoine important à protéger ou bonifier. L’indemnité qui sera versée à vos héritiers leur permettra alors de couvrir les dettes fiscales associées à votre succession et de maximiser la transmission de votre patrimoine.

Au-delà de ces cas de figure, l’assurance vie peut aussi faire partie d’un plan de succession pour plusieurs raisons : protection d’un chalet ou d’un immeuble ayant pris de la valeur, rachat d’un partenaire d’affaires, remplacement d’un employé ou actionnaire clé, maintien du style de vie de votre famille…

Lorsque vous aurez décidé d’adhérer à une assurance vie individuelle, plusieurs questions seront encore à éclaircir : montant de la couverture, importance de la prime, sélection d’un assureur, analyse des exclusions, évaluation de votre assurabilité. Pour naviguer à travers la panoplie de choix disponibles sur le marché et pour optimiser votre profil d’assurances, les conseils d’un professionnel en sécurité financière feront toute la différence!

Mylène Henripin juillet 16, 2019 Pas de commentaire

Assurance médicament : La RAMQ modifie ses tarifs

Assurance médicament : La RAMQ modifie ses tarifs

Le 1er juillet 2019, la régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ) a ajusté à la hausse les frais reliés au régime public d’assurance médicaments. Ces changements pourraient avoir une incidence sur vos réclamations de médicaments, et ce, même si vous êtes assurés avec un régime privé. Voici en détails les changements et l’incidence sur l’achat de médicaments.

Pour que vous puissiez voir l’impact réel sur votre portefeuille, voici un exemple pour l’achat d’un médicament de 100 $ par mois où l’assuré doit verser la prime annuel maximale de 636 $ (le montant de la prime annuelle est calculé en fonction du revenu familial net).

Le tableau ci-haut démontre que si vous avez un médicament de 100 $ par mois sur une base annuelle, vous constaterez qu’il vous en coûtera 54,20 $ de plus qu’en 2018 pour le même médicament.

Dans le même ordre d’idée, voici le calcul d’une réclamation mensuelle pour un médicament de 35 $.  Si vous êtes dans cette situation, c’est 37,76 $ qu’il vous en coûtera en 2019.

Si vous êtes assurés par un régime privé, ce changement pourrait avoir une incidence sur vos prochaines réclamations en fonction de la structure de votre régime d’assurance médicament. Certains régimes remboursent les médicaments dans les mêmes proportions que la RAMQ. Ce qui signifie que si la portion payable par l’assuré passe de 34,9 % à 37 % avec la RAMQ, la même chose se produira avec votre assureur. Il est possible de vérifier le tout dans votre guide d’assurance ou en communiquant avec votre assureur.

De plus, le maximum de contribution des régimes collectifs est souvent identique au même montant que celui de la RAMQ. Si c’est le cas, votre contribution maximale passera également de 1 087 $ à 1 117 $. Donc, lors de votre prochaine réclamation de médicament, il est possible que vous deviez débourser 30 $ supplémentaire si vous aviez déjà atteint la contribution maximale avant le 1er juillet 2019.

Pour davantage de renseignements sur l’augmentation tarifaire, nous vous invitons à consulter le communiqué de la RAMQ sur les hausses du 1er juillet 2019.

Mylène Henripin février 6, 2019 Pas de commentaire

Cannabis et assurances : des impacts majeurs?

Cannabis et assurances : des impacts majeurs?

 

Quand le projet de loi C-45 proposant la légalisation du cannabis à usage récréatif a été adopté en juin

dernier, le monde de l’assurance a vécu un choc. À en croire la vague d’inquiétude qui déferlait sur les médias, l’avenir ne semblait pas sourire aux consommateurs de cette substance pourtant accessible dans l’univers médical depuis 2001. De l’impossibilité de souscrire à une assurance vie, jusqu’à l’interdiction de traverser les frontières américaines, nous avons pu en lire de toutes sortes.

Quelque mois après la légalisation, nous constatons que les modifications apportées à la majorité des contrats sont mineures.

Les assurances vie

S’appuyant sur les résultats de recherches médicales, l’Association canadienne des compagnies d’assurances de personnes (ACCAP) et le Bureau d’assurance du Canada (BAC) ont statué que le cannabis ne représente pas les mêmes risques pour la santé à long terme que le tabac.

À moins de faire preuve d’une consommation abusive (3 à 4 fois par semaine et plus), les adeptes de la marijuana ne verront donc pas leur prime grimper en flèche puisqu’ils seront considérés comme non-fumeurs, à l’exception de ceux qui mélangent leur cannabis à du tabac.

Les régimes collectifs

Pour les détenteurs de prescriptions, la légalisation a fait bouger les choses dans le bon sens. Profitant de l’accroissement de l’acceptabilité sociale, plusieurs grands assureurs ont choisi d’intégrer le cannabis médical dans la liste des frais de santé remboursables.

Bien que peu de modifications aient été faites aux recommandations du BAC, le Centre d’étude de la pratique d’assurance a tout de même actualisé ses normes pour les formulaires de souscription afin qu’elles tiennent compte de la légalisation.

Il n’y a donc aucune raison de paniquer, mais il demeure primordial de vérifier les clauses de vos contrats d’assurance. Que votre consommation soit occasionnelle ou régulière, votre meilleur allié en matière d’assurances est toujours un courtier bien informé. N’ayez pas peur de nous poser toutes vos questions afin d’obtenir la bonne couverture pour vous !

Veronique P Belair décembre 28, 2018 Pas de commentaire

5 principaux changements aux normes du travail

Normes du travail –  les 5 principaux changements

Employeurs : voici les informations que vous devez connaître afin d’adapter vos politiques pour répondre aux nouvelles dispositions de la loi sur les normes du travail. Plusieurs changements ont eu lieu au niveau des normes du travail. Vous y trouverez ici les 5 principaux changements ainsi que le lien pour accéder au guide complet des modifications.

 

1- Bonification des vacances

Effectif au 1er janvier 2019, tout employé comptant plus de 3 ans de service conitnu se verra octroyer 3 semaines de vacances. Auparavant, un salarié devait compter 5 ans d’ancienneté afin d’obtenir cette 3ième semaine.

Source : Ordre des Conseillers Agréés en Ressources Humaines – Guide pratique normes du travail (CRHA)

 

2- Proche aidant et parent – définition élargie

La définition du mot parent a été élargie et la notion de «proche aidant» a fait son apparition.

Source : Ordre des Conseillers Agréés en Ressources Humaines – Guide pratique normes du travail (CRHA)

 

3- Congés rémunérés pour obligations familiales

Il s’agit ici sans doute de l’un des changements les plus importants aux dispositions des normes du travail. Effectif au 1er janvier 2019, les employés comptant au moins 3 mois de service continu ont désormais droit à 2 journées de congé rémunérées par année pour obligations familiales. L’employé a donc droit à 2 journées payées par année pour prendre soin de sa propre santé ou de celle d’un de ses enfants ou d’un parent ou encore d’une personne auprès de qui il agit à titre de proche aidant.

  • L’employé doit compter au minimum 3 mois de service continu
  • Le congé rémunéré peut être pris : si l’employé est lui-même malade, pour prendre soin d’un enfant ou d’un parent ou d’une autre personne auprès de qui il agit à titre de proche aidant ou encore pour un employé victime de violence conjugale ou à caractère sexuel
  • Ces congés sont non-transférables à l’année suivante et sont non-monnayables

Source : Ordre des Conseillers Agréés en Ressources Humaines – Guide pratique normes du travail (CRHA)

4- Congé pour prendre soin d’un proche atteint d’une maladie grave ou ayant subi un accident

  • Élimination du niveau de service continu : Auparavant, un employé désirant s’absenter pour être au chevet d’un proche gravement malade ou ayant subi un accident sévère devait compter au minimum 3 mois de service continu. Depuis juin 2018 il n’y a plus de restriction quant à la durée de service continu pour avoir droit à ce congé non-rémunéré. Un employé comptant moins de 3 mois de service peut donc y avoir accès.
  • Durée du congé prolongée : De plus, la durée qui était préalablement de 12 semaines a été augmentée à 16 semaines par période de 12 mois et peut être prolongée à 36 semaines s’il s’agit d’un enfant mineur.

Source : Ordre des Conseillers Agréés en Ressources Humaines – Guide pratique normes du travail (CRHA)

 

5- Congé pour décès d’un proche

Avant même d’entrer dans les changements à la loi, voici quelques recommandations advenant qu’un de vos employés subisse le décès d’un de ses proches :

  • Si vous avez une assurance collective et/ou un programme d’aide aux employés, fournissez les coordonnées du programme d’aide à votre employé. Ce programme offre un support en cas de deuil pouvant offrir plusieurs consultations sans frais pour l’employé.
  • Offrez à l’employé d’effectuer un retour au travail de façon progressive
  • Veillez à offrir à l’employé une charge de travail allégée lors de son retour au travail
  • Montrez-vous à l’écoute et n’hésitez pas à offrir un horaire plus flexible à l’employé pendant un certain temps afin de l’aider à concilier travail, famille et deuil
  • Par ailleurs, s’il s’agit de l’enfant ou du conjoint de votre employé, sachez que votre assurance collective comporte fort probablement une assurance vie pour les personnes à charge. Vous pouvez simplement le rappeler à l’employé, car il pourrait avoir droit à une indemnité d’assurance (souvent de 2500$ pour un enfant décédé et de 5000$ pour le décès du conjoint). Cette somme pourrait alléger le stress financier lié à la perte d’un proche particulièrement si l’employé s’absente plusieurs semaines pour se remettre de cette épreuve

Voici maintenant les changements à loi

  • Décès d’un enfant mineur : Pour le décès d’un enfant mineur, auparavant la durée du congé non-rémunéré pouvait varier selon la cause du décès, alors que dorénavant le parent dont l’enfant mineur est décédé peut s’absenter pendant une durée de 104 semaines peu importe la cause du décès.
  • Décès d’un proche : Auparavant la loi prévoyait 1 journée de congé rémunérée, alors que dorénavant la loi prévoit 2 jours de congé payés. Par proche on entend :
    • son enfant ou l’enfant de son conjoint
    • son conjoint
    • son père ou sa mère
    • son frère ou sa soeur
  • Décès d’un membre de la famille étendue : Advenant le décès de l’une des personnes ci-dessous, la loi prévoit 1 journée de congé rémunérée.
    • ses grands-parents
    • ses petits-enfants
    • son gendre / sa bru
    • père ou la mère de son conjoint
    • frère ou la soeur de son conjoint

Source : Ordre des Conseillers Agréés en Ressources Humaines – Guide pratique normes du travail (CRHA)

 

Nous espérons que ce résumé des principaux changements vous sera utile. Pour le guide pratique complet sur les changements aux normes du travail, cliquez ici pour consulter le guide fourni par l’Ordre des CRHA ou encore consultez le site éducaloi ou le site de la CNESST.

 

Veronique P Belair novembre 16, 2018 Pas de commentaire

Une bonne dette, ça existe?

Une bonne dette…. Ça existe?

Les spécialistes dressent souvent un portrait bien sombre du taux d’endettement des Canadiens. Des milliers de personnes ont recours aux syndics de faillite chaque année pour se désendetter et les Québécois sont les moins bons payeurs au pays. Mais dans ce discours, on oublie souvent de dire qu’il existe aussi de « bonnes » dettes!

Qu’est-ce qu’une mauvaise dette?

Une mauvaise dette est une somme empruntée qui n’engendre aucun gain et crée un endettement constant à cause des intérêts. Elle sert souvent à acheter un bien dont la valeur n’augmentera pas ou qui ne vous procurera pas de rendement sur le capital investi. Par exemple, l’utilisation de votre carte de crédit pour des vacances se classe parmi les mauvaises dettes. Si vous n’effectuez pas les mensualités pour la rembourser, votre cote de crédit pourrait en souffrir.

Pour déterminer s’il s’agit d’une mauvaise dette, demandez-vous si elle est justifiée et si le taux d’intérêt offert est raisonnable pour ce type de crédit. Si vous répondez non à au moins une des deux questions, l’emprunt se trouve probablement dans la catégorie des mauvaises dettes.

Les bonnes dettes

À l’opposé, les bonnes dettes sont contractées avec un objectif déterminé et permettent d’acquérir un actif dont la valeur augmentera au fil des années. Elles permettent d’améliorer son état financier ou sa situation à court ou à long terme et comportent un taux d’intérêt raisonnable. Un prêt hypothécaire, un prêt étudiant ou un emprunt pour cotiser à un REER ou acheter une entreprise sont quelques exemples de bonnes dettes. Mais même si ces emprunts constituent en quelque sorte un investissement, elles demeurent tout de même… des dettes! Il faut donc les gérer avec soin pour s’assurer de maintenir une bonne santé financière.

En général, pour être en mesure de faire face aux nombreux imprévus de la vie, les institutions financières recommandent de consacrer moins de 10 % de son revenu mensuel brut au remboursement de ses mauvaises dettes. Un endettement sain ne devrait pas représenter plus de 40 % du revenu brut, hypothèque incluse.

Pour évaluer si vous seriez capable de rembourser une dette supplémentaire ou des mensualités plus élevées, essayez de mettre de côté les versements mensuels que vous devrez faire pendant trois mois. Si cela n’affecte pas votre qualité de vie et que vous n’en ressentez pas les contrecoups, vous détenez un bon indice pour savoir si pouvez aller de l’avant.

Quelques trucs pour bien gérer ses dettes

  • Évitez d’avoir recours au paiement par versements, ceux-ci comprennent souvent beaucoup d’intérêts.
  • Évitez d’utiliser les services d’encaissement de chèque et de remboursement d’impôt anticipé.
  • Demandez à votre fournisseur de carte de crédit de vous proposer un taux d’intérêt inférieur.
  • Utilisez les points sur votre carte de crédit pour en baisser le solde au lieu de vous procurer divers produits.

Pour d’autres conseils sur la gestion de vos dettes, prenez rendez-vous avec votre conseiller. Il connait votre situation et pourra vous proposer des solutions astucieuses pour votre budget!

Veronique P Belair octobre 19, 2018 Pas de commentaire

Diversifiez vos placements…. pas vos conseillers

Diversifiez vos placements… pas vos conseillers!

La notion de diversification est l’une des premières à faire surface quand on discute d’investissements. Intrinsèquement liée au risque, la diversification s’impose comme méthode phare pour mettre sur pied des portefeuilles équilibrés. Si le concept semble élémentaire aux premiers abords, il possède en fait plusieurs facettes très intéressantes à mieux comprendre.

L’importance de la diversification

Le vieux dicton « Il vaut mieux ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier » illustre très bien l’idée derrière la diversification. En effet, si vous ne possédez qu’un seul placement, vos rendements seront entièrement dépendants de ce dernier et rien ne pourra compenser pour une conjoncture défavorable à l’entreprise ou au secteur dans lequel celle-ci évolue.

Avec un portefeuille diversifié, il est peu probable que tous les placements subissent une baisse en même temps. Les gains que vous réaliserez grâce aux placements performants vous permettront donc de compenser les pertes liées aux moins bons rendements. Le but ultime est de réduire les risques le plus possible, sans pour autant sacrifier le rendement potentiel.

Plusieurs raisons motivent et expliquent le besoin de diversifier :

  • Les placements produisent des rendements à des moments différents.
  • Les événements mondiaux et les facteurs économiques ne font pas réagir tous les placements de la même façon.
  • La diversification permet de réduire le risque global du portefeuille.

Les méthodes de diversification

Même s’il existe plusieurs façons de diversifier, il ne faut pas le faire à l’infini non plus, car on pourrait alors se disperser et réduire son rendement. Voici les quatre principales méthodes de diversification :

  1. Diversification par catégories d’actifs. Les différentes catégories d’actifs (actions, obligations, marché monétaire, CPG, etc.) comportent des caractéristiques similaires. Le fait de les combiner crée donc une diversification des risques et des rendements. C’est une excellente façon de stabiliser la volatilité d’un portefeuille.
  2. Diversification par secteurs d’activités. Lors de l’achat d’actions, il est pertinent de choisir des entreprises dans des secteurs différents pour se prémunir des variations associées à un même marché. Par exemple, si le prix de l’acier augmente, l’industrie aéronautique serait potentiellement affectée, mais les entreprises pharmaceutiques n’en subiraient pas les contrecoups. Certaines conditions économiques favorisent des secteurs précis et en pénalisent d’autres, c’est donc pourquoi il est important de diversifier ses acquisitions.
  3. Diversification par envergure d’entreprises. On sait que les actions des PME et des startups vivent des cycles bien différents que celles des grandes entreprises établies. Les petites entreprises laissent entrevoir de grands espoirs de croissance, alors que les multinationales offrent davantage de stabilité.
  4. Diversification géographique. Les économies de l’Asie, de l’Afrique et de l’Europe ne fluctuent pas de la même manière ni en même temps. Ces marchés et leurs monnaies offrent donc des perspectives de diversification très intéressantes, en autant qu’on creuse la question pour faire de bons choix.

Comme vous pouvez le constater, de nombreuses connaissances sont nécessaires pour mettre en place une bonne diversification à l’intérieur d’un portefeuille de placement. La seule stratégie de diversification à éviter consiste à multiplier les spécialistes qui vous conseillent! En effet, en vous entourant d’un nombre trop important de professionnels, votre stratégie risque de manquer de direction. Les risques de duplication sont également importants, ce qui pourrait nuire à vos performances.

Votre conseiller en placement est la personne la mieux outillée pour vous proposer un plan qui correspond à vos objectifs à court, moyen et long terme. Son expertise vous évitera des erreurs inutiles en vous procurant la paix d’esprit. Consultez-le pour en discuter!

Veronique P Belair septembre 6, 2018 Pas de commentaire

L’assurance invalidité : une protection d’une importance capitale

L’assurance invalidité : une protection d’une importance capitale!

Certaines personnes n’adhèrent pas à l’assurance invalidité étant donné le coût qu’elle représente. S’il est vrai que cette protection peut représenter une dépense difficile à budgéter, vous vous remercierez grandement de la posséder, si vous en avez un jour besoin.

On pense à tort que l’assurance invalidité (ou assurance salaire) est facultative, mais considérez ceci :

  • Le tiers des travailleurs âgés de 30 à 64 ans vivront une période d’invalidité de plus de 90 jours.
  • Moins de 10 % des cas d’invalidité sont causés par des accidents.
  • Les troubles de santé courants et chroniques sont la cause première des invalidités.
  • Les troubles de santé mentale, comme la dépression, sont des causes d’invalidité importantes.
  • Les gouvernements ne versent des prestations qu’en cas d’invalidité totale.

Comment fonctionne l’assurance invalidité?

L’assurance invalidité sert à compenser les pertes de salaire entraînées par un arrêt de travail en raison d’un accident ou d’une maladie. Un montant est alors versé mensuellement pour remplacer le revenu perdu. Comme pour les autres types d’assurances, il existe de nombreuses façons de personnaliser le produit selon les besoins et la situation. Vous pourriez ainsi décider de tolérer un délai de carence plus ou moins long (aussi appelée « période d’attente »), ou bien d’opter pour une assurance de courte ou de longue durée. Le montant de la couverture fait également varier le coût de la prime.

Les entrepreneurs et travailleurs autonomes ont hautement intérêt à se munir d’une assurance invalidité, car les gouvernements n’offrent que peu de protection à ce niveau. Pensez-y… Même si vous possédez un fond d’urgence de quelques mois de revenu, ce montant pourrait ne pas être suffisant pour compenser vos besoins lors d’une invalidité qui s’allonge.

Analysez bien la protection de votre employeur

Si vous êtes employé, votre régime d’assurance collective comprend probablement une assurance de ce type, mais encore faut-il bien regarder ce qu’elle offre. Les éléments à considérer sont le pourcentage du revenu qui sera remplacé, ainsi que la définition d’invalidité prévue au contrat. Certaines polices sont restrictives… Mieux vaut donc s’informer et compléter sa protection avec une assurance personnelle qui vous couvrira davantage.

Prenez les devants pendant que vous êtes en santé

Au même titre que l’assurance vie, il est judicieux d’agir tôt pour adhérer à une assurance salaire. Vous bénéficierez d’un coût plus bas et aurez moins de risque de vous faire refuser l’assurance. Sachez aussi qu’il peut être plus difficile de l’obtenir si vous avez déjà souffert de certains problèmes de santé.

N’hésitez pas à contacter votre conseiller pour discuter de vos protections actuelles afin de bien les comprendre. Vous pourrez ainsi faire le point et apporter les ajustements nécessaires pour vous assurer la tranquillité d’esprit!

 

Mylène Henripin juillet 16, 2018 Pas de commentaire

Savez-vous vraiment ce qu’implique une union de fait?

Savez-vous vraiment ce qu’implique une union de fait?

L’union de fait, ou « union libre », représente le choix de 1 400 000 personnes au Québec. En réalité, c’est près de 38 % des couples qui vivent ainsi, comparativement à 11 % dans le reste du Canada. Si ce mode de vie semble plus simple et moins contraignant que le mariage ou l’union civile, il peut cependant avoir des conséquences importantes en cas de rupture, de décès et même à la retraite.

L’importance de bien s’informer

Une recherche* récente réalisée à l’Université de Sherbrooke a révélé que près de la moitié des conjoints de fait ne connaissent pas les règles touchant leur type d’union. Cela est préoccupant puisque, même si les dépenses courantes sont généralement partagées équitablement, l’épargne pour la retraite est souvent gérée de façon individuelle. Certains réalisent ainsi, mais trop tard, que l’autre conjoint n’est pas contraint de partager ce qu’il a amassé, contrairement aux conjoints mariés.

Peu importe si cela fait 10, 20 ou 30 ans qu’ils vivent ensemble, les conjoints de fait n’ont aucune obligation juridique l’un envers l’autre. Voici ce que cela peut impliquer :

  • En cas de séparation, aucun des deux n’a droit au partage des biens ou à une pension alimentaire.
  • En cas de décès, le conjoint de fait n’héritera de rien, à moins qu’un testament précise d’autres modalités.
  • Si un seul des conjoints est propriétaire de la maison, l’autre ne bénéficie pas de la protection de la résidence familiale.

Concernant le dernier point, si vous vivez avec votre conjoint dans une résidence dont il est le seul propriétaire, vous risquez de perdre gros en cas de rupture. En effet, même si vous avez contribué monétairement à la mise de fonds et au paiement de l’hypothèque, la maison reste sa propriété à 100 %. Toujours selon l’étude, à peine 25 % des couples ont signé un document précisant l’apport financier de chacun à la résidence.

Ces situations démontrent clairement à quel point il est important de s’informer des conséquences d’une rupture et d’un décès à l’intérieur d’une union libre.

Se protéger avec un testament et un contrat de vie commune

Seulement 35 % des conjoints de fait ont un testament, une statistique plutôt basse qui peut mener à des situations fâcheuses… En voici un exemple : Amélie et Cédric n’ont pas de testament et vivent ensemble depuis 25 ans. Amélie s’acquitte surtout des dépenses courantes comme l’épicerie, les sorties et l’ameublement. Cédric, de son côté, s’occupe de mettre de côté de l’argent dans des placements personnels, en vue de leur retraite. Advenant le décès de Cédric, Amélie n’aurait pas droit aux montants épargnés! Même si elle a contribué pendant 25 ans aux dépenses du couple, le statut de conjoint de fait et l’absence de testament la priveraient du patrimoine accumulé.

En plus du testament, la rédaction d’un contrat de vie commune permet d’améliorer la protection des conjoints en union libre. Ce contrat permet d’établir les droits et les responsabilités de chacun, notamment en cas de rupture. Toutes sortes d’ententes peuvent être spécifiées dans ce contrat : garde des enfants, versement d’une pension, gestion des dettes, partage des biens, etc. Plus votre patrimoine augmente, plus il est important de mettre sur pied ce type de contrat.

L’assurance vie : une autre bonne idée

En plus du testament et du contrat de vie commune, l’assurance vie est très intéressante pour les conjoints de fait. Ceux-ci peuvent en effet souscrire à une police ayant comme bénéficiaire le conjoint, ce qui pourra compenser la perte de revenu et payer plusieurs dépenses en cas de décès.

Votre conseiller est un allié de choix pour planifier votre futur. Confiez-lui vos questions d’épargne entourant l’union libre, il vous aidera à faire de bons choix!

* Lien sur la recherche : http://espace.inrs.ca/5763/1/belleau-2017-unionsA.pdf

 

 

Veronique P Belair juin 21, 2018 Pas de commentaire

Connaissez-vous le REER de conjoint?

Connaissez-vous le REER de conjoint?

me si nous ne sommes pas en période d’impôt, il est pertinent de réfléchir et d’évaluer les stratégies qui pourraient vous être bénéfiques au moment de faire votre déclaration au printemps prochain. L’économie fiscale par le REER est une stratégie bien connue, mais un aspect de ce type d’épargne l’est pourtant moins : le REER de conjoint.Recommandé quand il y a un écart significatif entre le revenu des conjoints, il vous permet à la fois de récupérer plus en impôt et d’équilibrer l’épargne du couple. Cela représente en fait une méthode de fractionnement du revenu qui pourrait faire une belle différence sur votre qualité de vie à la retraite.

Pourquoi est-ce avantageux?

Le REER de conjoint n’est pas très différent du REER régulier. Simple à mettre en place, il s’agit d’une cotisation au régime de la douce moitié afin d’obtenir la déduction d’impôt associée. Il y a un avantage à court terme, lors de l’année de la cotisation, ainsi qu’un avantage au moment de la retraite.

Prenons Olivia, une avocate qui gagne un salaire plus élevé que Rémi, son époux. Si la limite de cotisation d’Olivia est de 18 000$, elle pourrait mettre 12 000$ dans son propre REER et 6 000$ dans un REER de conjoint au nom de Rémi, qui verrait son épargne ainsi bonifiée de 6 000$, sans affecter son plafond de cotisation. Comme le taux d’imposition d’Olivia est plus élevé, l’économie d’impôt globale qui en résultera, cette année-là, sera plus grande que si Rémi avait cotisé lui-même à son REER.

Au moment de la retraite, la situation sera également plus avantageuse. En effet, si Olivia retire 60 000$, le montant d’impôt à payer sera plus élevé que si les membres du couple retirent 30 000$ chacun de leur côté.

Quelques éléments à retenir :

  1. Il ne faut pas signer un chèque à son conjoint afin qu’il le dépose dans son REER personnel. Le compte doit absolument être ouvert en tant que REER de conjoint.
  2. Un REER de conjoint vise à épargner à long terme et non à placer momentanément des sommes à l’abri de l’impôt. Le montant doit ainsi rester dans le REER pour le reste de l’année et les deux années civiles suivantes (il faut donc laisser passer trois 31 décembre). Si l’argent est retiré avant, des pénalités fiscales seront appliquées. C’est-à-dire que, si Olivia cotise au REER conjoint à hauteur de 30 000$, dont 6 000$ au cours de la dernière année civile, et que Rémi retire 8 000$ du REER avant l’échéance du délai de trois ans, 6 000$ seront considérés comme des revenus imposables pour Olivia et 2 000$ comme des revenus imposables pour Rémi.
  3. Vous êtes conjoint de fait? Sachez que ce don est définitif et que l’argent appartient à votre conjoint. Vous ne pourrez donc pas récupérer ces sommes en cas de séparation, à moins d’avoir prévu une clause spécifique dans un contrat de vie commune.

Si vous pensez que ce type d’épargne vous serait avantageux et envisagez de le mettre en place, il est important de tenir compte de votre situation financière actuelle et de vous projeter dans l’avenir pour vous assurer de prendre de bonnes décisions. Consultez votre conseiller pour en discuter!

Veronique P Belair mai 16, 2018 Pas de commentaire

Assurance collective et congé de maternité – Ce qu’il faut savoir!

Assurance collective et congé de maternité – Ce qu’il faut savoir!

Une employée est sur le point d’accoucher et se questionne sur les options qui s’offrent à elle relativement à son assurance pendant son congé de maternité? Voici un article qui vous aidera à bien cerner ce qu’il advient de l’assurance collective durant un congé de maternité ainsi que les responsabilités de l’employeur et de l’employé à cet égard.

L’employée est-elle obligée de conserver son assurance durant son congé de maternité?

Au Québec, la loi  sur l’assurance médicaments stipule que si une personne a accès à un régime privé d’assurance médicaments, elle doit y adhérer. Cette obligation se poursuit durant le congé de maternité, alors l’employée doit demeurer assurée. Cela dit, l’employée pourrait toutefois décider d’être couverte par le régime de son conjoint pendant la durée de son congé. Elle ne conserverait alors que les garanties de base (assurance vie, assurance invalidité) avec son employeur et serait couverte par le régime de l’employeur de son conjoint pour les médicaments et soins dentaires.

 

L’employée doit-elle conserver toutes ses couvertures?

Certains contrats permettent aussi à une employée en congé de maternité de retirer certaines couvertures pendant le congé de maternité (ex : assurance vie et invalidité); toutefois, si l’employé souhaite opter pour le retrait de couvertures, il est fortement recommandé à l’employeur de faire signer une décharge à l’employée. Ceci pourrait s’avérer fort important et éviter des pépins juridiques si malheureusement l’employée se voyait dans l’incapacité de reprendre le travail à la suite de son congé de maternité en raison d’une invalidité et qu’elle n’a plus de couverture d’assurance salaire.

 

L’employeur doit-il continuer de payer l’assurance de l’employée pendant son congé de maternité?

La CNESST est claire et stipule que l’employeur doit continuer de verser sa quote-part à l’assurance collective pendant le congé de maternité de la même façon que lorsque l’employée était activement au travail. Si l’employeur doit continuer de payer sa part, il en est de même pour l’employée.

 

Comment le paiement des primes doit-il être effectué?

Lorsqu’un employé est activement au travail, la portion de la prime d’assurance collective qui lui est attribuable est prélevée directement sur sa paye. Lorsque l’employée quitte en congé de maternité et ne reçoit plus de paye, elle doit alors acquitter ces sommes directement à l’employeur par chèque pendant la durée du congé. Votre conseiller pourra vous indiquer le montant exact payable par l’employée.

 

Qu’advient-il si l’employée refuse de payer ses primes?

Si l’employée refuse de payer ses primes, nous recommandons à l’employeur d’acheminer une lettre à l’employée en l’informant des sommes dues et qu’elle a 30 jours pour rectifier la situation faute de quoi, le non-paiement résultera en l’annulation de sa couverture d’assurance collective. Non-seulement sa couverture sera annulée, mais puisque la loi oblige toute personne qui a accès à un régime privé à y adhérer, l’employée se verra dans l’obligation de payer sa contribution annuelle à la RAMQ (616$ en 2018), mais elle ne pourra réclamer aucun médicament à la RAMQ. Votre conseiller de Groupe Finaction pourra vous aider en vous fournissant un modèle de lettre à cet effet si vous n’en avez pas déjà un en place. Il peut par ailleurs être approprié d’envoyer cette lettre via courrier recommandé avec signature à l’employée.

Si 30 jours suite à la réception de la lettre l’employée n’a pas donné suite et fait son paiement, la couverture d’assurance pourra être annulée et en tant qu’employeur il est recommandé d’envoyer une seconde lettre à l’employée lui confirmant l’annulation de son assurance collective.

 

Que faire si l’employée veut prendre entente?

Bien sûr, si l’employée souhaite conserver sa protection d’assurance et désire prendre entente pour régler le tout, il serait judicieux de montrer votre bonne volonté dans la mesure où la demande est raisonnable. Quoi que rien ne vous oblige formellement à accepter la demande de l’employée, il est généralement préférable de faire preuve de bonne foi en tant qu’employeur. Advenant qu’un litige éclate, un employeur qui a fait preuve de bonne volonté aura d’avantage d’outils pour défendre sa cause au tribunal qu’un employeur qui aurait adopté la ligne dure.

 

D’autres questions sur l’assurance collective durant un congé de maternité?

N’hésitez pas à communiquer avec l’un de nos conseillers Groupe Finaction

 

 

 

Véronique Plessis Bélair
Directrice – Régimes de retraite, Assurance collective & Services conseils
Conseillère en assurance et rentes collectives