Mylène Henripin août 20, 2019 Pas de commentaire

Assurance vie : êtes-vous suffisamment couvert?

Assurance vie : êtes-vous suffisamment couvert?

On entend souvent que les Québécois sont surassurés, surtout lorsqu’il est question d’assurance vie. S’il est vrai qu’un excès de prudence ne peut pas faire de mal, adhérer à une telle police n’est pas essentiel pour tout le monde.

Avez-vous besoin d’une assurance vie individuelle?

Environ 88% des employeurs nord-américains proposent une assurance vie dans leur plan collectif, il s’agit du troisième avantage social le plus fréquent. Il est donc probable que vous souscriviez déjà à ce type de police de base. En général, l’indemnité qu’elle offre couvre un an de votre salaire. Si c’est votre conjoint assuré par le même contrat qui décède, on parle normalement d’un montant de 10 000$ ou 20 000$.

Pour certains, c’est amplement suffisant. Si vous êtes célibataire, sans enfants mineurs ou sans dettes transférables à votre entourage, vous n’avez peut-être pas besoin d’une protection supplémentaire. Il suffit de calculer l’ensemble de vos obligations (principalement vos dettes) et d’y soustraire vos actifs (REER après impôt, maison, CELI, placements…).  Si le résultat est positif, maximiser votre patrimoine pourrait être préférable.

Avant d’entamer vos recherches, posez-vous donc la question suivante : si vous décédiez demain matin, est-ce que quelqu’un serait soudainement accablé par un lourd fardeau financier?

Un produit pour chaque situation

Si vous avez répondu oui à la question précédente, commencez par identifier vos besoins. En général, deux raisons poussent les gens à souscrire à une assurance vie : l’endettement (prêt, hypothèques…) et la responsabilité financière (enfant, parent, conjoint). L’assurance vie leur permet ainsi de ne pas transférer de fardeau à leurs proches. Demandez-vous ensuite si ces obligations sont permanentes ou temporaires.

Les enfants et votre hypothèque, par exemple, engendrent des charges financières passagères : vos enfants deviendront adultes et votre hypothèque sera éventuellement remboursée. Il devient alors préférable d’adhérer à une assurance vie dont la durée couvrira celle de vos obligations. Il peut s’agir de 10, 20 ou même 60 ans. Puisqu’elles ont une échéance, ces assurances sont beaucoup plus abordables. Elles vous permettent également de réévaluer vos besoins à la fin du contrat. Vous pouvez ainsi reconduire votre police, en prendre une différente ou vous en passer.

Les situations dans lesquelles une assurance permanente est essentielle sont moins courantes. Contrairement aux produits temporaires, ces polices ont des primes au montant fixe et vous couvrent durant toute votre vie. Elles sont généralement privilégiées par les gens qui sont responsables d’enfants handicapés qui ne seront jamais autonomes. Une assurance permanente peut également vous servir si vous souhaitez financer un don à une œuvre de charité et même si vous avez un patrimoine important à protéger ou bonifier. L’indemnité qui sera versée à vos héritiers leur permettra alors de couvrir les dettes fiscales associées à votre succession et de maximiser la transmission de votre patrimoine.

Au-delà de ces cas de figure, l’assurance vie peut aussi faire partie d’un plan de succession pour plusieurs raisons : protection d’un chalet ou d’un immeuble ayant pris de la valeur, rachat d’un partenaire d’affaires, remplacement d’un employé ou actionnaire clé, maintien du style de vie de votre famille…

Lorsque vous aurez décidé d’adhérer à une assurance vie individuelle, plusieurs questions seront encore à éclaircir : montant de la couverture, importance de la prime, sélection d’un assureur, analyse des exclusions, évaluation de votre assurabilité. Pour naviguer à travers la panoplie de choix disponibles sur le marché et pour optimiser votre profil d’assurances, les conseils d’un professionnel en sécurité financière feront toute la différence!

Mylène Henripin août 5, 2019 Pas de commentaire

Un testament, suffisant pour planifier votre succession?

Un testament, suffisant pour planifier votre succession?

Saviez-vous que la moitié des Canadiens n’ont pas de testament? Et parmi ceux qui en ont un, très peu discutent des détails avec leurs proches. La mort et l’argent demeurent des sujets tabous, ils croient donc éviter des conversations difficiles en agissant ainsi. En fin de compte, ils lèguent pourtant des conflits et des tensions à leur entourage.

La solution est simple : entreprendre une planification successorale élargie. Au-delà du testament, voici 8 aspects à considérer.

1 – Dresser l’inventaire de vos biens de valeur

Propriétés, placements, REER, CELI, voitures, œuvres d’art… Gardez un inventaire à jour et choisissez le type de répartition qui vous convient. Certains lèguent des biens précis à chaque héritier, d’autres confient à leur liquidateur la tâche de distribuer les actifs de manière à maximiser la succession.

2 – Établissez une stratégie financière

Pour réduire l’imposition sur vos actifs financiers et vos revenus après votre décès, consultez un conseiller financier ou un spécialiste en succession. Plusieurs stratégies peuvent être utilisées, dont le transfert de REER ou la fiducie. Certaines assurances vies rendent aussi possible la transmission de vos actifs sans perte.

3 – Organiser une rencontre familiale

En général, les conflits émergent lorsque les héritiers sont surpris par le testament. Mêlé à la douleur de perdre un être cher, un sentiment d’injustice peut faire des flammèches! En discutant de vos intentions des années à l’avance, vous pourrez expliquer votre raisonnement et désamorcer les tensions.

4 – Divisez vos objets sentimentaux

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, cette catégorie crée encore plus de conflits que l’argent! Plutôt que d’attribuer des objets à vos enfants, consultez-les. Vous pouvez même en faire un événement où chacun identifie les biens qu’il souhaite conserver. Si vous avez des photos imprimées ou des recettes manuscrites, faites-en des copies pour tous.

5 – Éduquez vos héritiers

Si vous comptez laisser un montant appréciable à vos héritiers, assurez-vous qu’ils soient en mesure de prendre des décisions efficaces. L’autonomie financière est en soi un legs inestimable. Responsabilisez-les aussi tôt que possible, apprenez-leur à gérer leur budget, à économiser et à s’occuper de placements.

6 – Discutez de vos derniers voeux

Réfléchissez au type de funérailles que vous souhaitez avoir, vous éviterez ainsi bien des maux de tête à vos descendants endeuillés. Certains achètent même un forfait funéraire à l’avance. Il faut toutefois savoir que les salons placent l’argent que vous leur avancez et empochent les intérêts sur 10, 20 ou 30 ans. Pourquoi ne pas expliquer vos désirs, puis investir les fonds nécessaires vous-même et ajouter les profits à votre succession?

7 – Prévoyez une invalidité potentielle

Avant même votre décès, des conflits peuvent émerger si vous n’êtes plus en mesure de gérer vos actifs. Nommez une personne responsable de prendre vos décisions financières et médicales, et réfléchissez au type de soins que vous préféreriez : engager de l’aide à domicile, déménager dans une résidence privée, emménager avec vos enfants…

8 – Revisitez votre plan fréquemment

Si vous laissez votre planification successorale dormir, elle deviendra rapidement désuète. Gardez à jour la liste de vos avoirs et de vos héritiers. Au fil des ans, un changement de stratégie pourrait aussi vous permettre d’augmenter le rendement de vos actifs. Une analyse de votre patrimoine sur plusieurs générations vous aidera à prendre les meilleures décisions pour que votre héritage profite longtemps à vos descendants.

Si ce processus vous semble fastidieux, n’ayez crainte. Comptables, spécialistes en gestion de patrimoine, experts juridiques et exécuteur testamentaire pourront vous accompagner à chaque étape.

Mylène Henripin août 4, 2019 Pas de commentaire

Première propriété : plusieurs avantages pour vous aider!

Première propriété : plusieurs avantages pour vous aider!

Acheter une première maison est probablement l’une des décisions financières les plus importantes que vous prendrez dans votre vie. Devenir propriétaire apporte bien sûr son lot de risques et de responsabilités, mais les avantages sont aussi nombreux.

Pouvoir faire des rénovations pour avoir un chez-soi à votre image, ne plus payer de loyer, faire de votre habitation une source de revenus, être en mesure de vous installer définitivement et construire tranquillement votre patrimoine… À ces éléments s’ajoutent aussi des avantages fiscaux parfois méconnus! Une variété de programmes sont en place pour alléger la charge des nouveaux propriétaires. Voici les principaux.

Le CIAPH

Ce crédit d’impôt non remboursable permet aux nouveaux acheteurs de réduire leurs impôts dus de 750$ au fédéral et de 626$ au provincial. Ces montants peuvent être répartis entre les conjoints pour qu’ils profitent à celui dont le passif est le plus haut. Ce crédit n’est pas limité aux premiers acheteurs, il suffit de ne pas avoir été propriétaire d’une habitation au cours des quatre dernières années.

Le RAP

De plus en plus populaire, le Régime d’accession à la propriété est un excellent moyen de diminuer votre hypothèque. Vous permettant de retirer 35 000$ de vos REER, le montant obtenu grâce au RAP peut être utilisé comme mise de fonds, ou bonifier celles que vous avez déjà. Chaque conjoint peut « RAPer » ses REER, ce qui vous donne potentiellement accès à une somme de 70 000$. C’est un très bon coup de pouce!

Ce montant devra toutefois être remboursé sur 15 ans par le biais de versements annuels et, si vous ne remboursez pas la somme due chaque année, la balance sera ajoutée à vos revenus imposables. Comme pour le CIAPH, vous ne devez pas avoir été propriétaire au cours de 4 dernières années pour être éligible au RAP.

Le remboursement des taxes

Si vous faites l’acquisition d’une propriété neuve, une partie des taxes sur le prix d’achat pourrait vous être remboursée par l’ARC. Plusieurs entrepreneurs offrent automatiquement cet avantage en ajustant le prix de vente pour qu’il inclue le remboursement. Réaliser des rénovations importantes ou convertir une propriété non résidentielle en résidence peut également vous donner accès à ce programme. Dans tous les cas, la valeur de votre habitation ne doit pas dépasser 450 000$.

Le nouveau programme de la SCHL

Dans son budget 2019, le gouvernement fédéral a annoncé la création d’un tout nouveau programme visant à faciliter l’accession à la propriété pour les jeunes. Bien que tous les détails ne soient pas encore disponibles, ce programme prévoit diminuer le montant de l’hypothèque assurée et des paiements mensuels. Ce programme devrait s’adresser aux ménages dont le salaire est inférieur à 120 000$.

Pour l’achat d’une propriété existante, la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) fournirait 5% de la valeur sous forme d’investissement avec participation, alors qu’il s’agirait de 10% pour une habitation neuve.

Les incitatifs municipaux

Au-delà des initiatives gouvernementales, les municipalités mettent aussi en place des programmes pour attirer les nouveaux acheteurs à s’installer sur leur territoire. Plusieurs villes proposent, par exemple, d’offrir des subventions pour certains travaux de rénovation ou de rembourser la taxe de bienvenue. C’est entre autres le cas de Montréal. Pouvant s’élever entre 0,5 et 3% de la valeur de votre propriété, cette taxe représente une somme non négligeable que vous serez bien heureux d’avoir en poche!

En combinant plusieurs avantages fiscaux, vous pourriez vous retrouver avec un montant intéressant en main. Votre conseiller financier peut vous aider à tirer le maximum de ces programmes, n’hésitez pas à prendre rendez-vous!