Mylène Henripin janvier 16, 2019 Pas de commentaire

Taux d’intérêt directeur : voyez le meilleur de chaque situation!

Après plusieurs hausses consécutives du taux d’intérêt directeur, la Banque du Canada a annoncé en décembre dernier qu’elle n’y toucherait pas pour l’instant.

Il s’agit, bien entendu, d’une bonne nouvelle, mais la situation inverse n’aurait pas non plus été catastrophique. Utilisons ce répit pour observer, de manière objective, les impacts réels d’une inflation du taux directeur.

Intérêts élevés? Pas de panique!

Des augmentations successives, comme on a pu en voir en 2018, sont avant tout un signe que la Banque du Canada considère que l’économie canadienne se porte mieux. Puisque le crédit est moins intéressant en période de hausse, les consommateurs ont tendance à moins emprunter, et conséquemment à moins dépenser. Une économie en santé peut encaisser ce ralentissement et le taux d’endettement des Canadiens a alors la chance de s’amoindrir.

Un impact individuel positif

Une hausse du taux directeur peut également sourire à votre portefeuille. Pensons entre autres aux placements. À court terme, le ralentissement économique peut effectivement engendrer une diminution du rendement de vos actifs. Ce phénomène, purement réactif, est toutefois éphémère. Quand l’économie se stabilisera, vos actifs en feront de même.

En ligne de compte, la hausse vous sera même bénéfique puisqu’un taux plus élevé génèrera une accumulation d’intérêt plus importante. C’est particulièrement avantageux pour les portefeuilles de placements plus conservateurs. Il suffit d’être patient et de garder son sang-froid!

Les produits offerts par les banques sont également attirants quand le taux directeur est haut. Les institutions financières ont alors plus de marge de manœuvre et ont l’occasion de déterminer des taux préférentiels compétitifs, au bonheur de leurs clients!

L’envers de la médaille

Vous vous en douterez bien, ces arguments en faveur d’un haut taux d’intérêt n’ont pas la même valeur pour tous. Ceux qui ressentent plus cruellement les effets négatifs des fluctuations sont les détenteurs de prêts sans taux fixe.

Dès que la Banque du Canada annonce une modification, les institutions financières réajustent leurs propres produits et les endettés écopent. Même les détenteurs d’hypothèques à taux fixe peuvent s’y faire prendre si le barème établi ne redescend pas avant le renouvellement de leur entente.

La bonne nouvelle? Puisque la Banque du Canada ne semble pas vouloir bouger en ce début d’années, c’est le moment rêvé de vous préparer en prévision des mouvements à venir! Si vous croyez qu’une augmentation aurait un impact considérable sur votre capacité à gérer vos dettes, agissez maintenant.

Avec l’aide de votre conseiller, révisez votre plan de remboursement et d’épargne et profitez de la stabilité des taux pour améliorer votre sort. En étant proactif, vous arriverez certainement à ressortir gagnant de la prochaine hausse!

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