Mylène Henripin août 20, 2019 Pas de commentaire

Assurance vie : êtes-vous suffisamment couvert?

Assurance vie : êtes-vous suffisamment couvert?

On entend souvent que les Québécois sont surassurés, surtout lorsqu’il est question d’assurance vie. S’il est vrai qu’un excès de prudence ne peut pas faire de mal, adhérer à une telle police n’est pas essentiel pour tout le monde.

Avez-vous besoin d’une assurance vie individuelle?

Environ 88% des employeurs nord-américains proposent une assurance vie dans leur plan collectif, il s’agit du troisième avantage social le plus fréquent. Il est donc probable que vous souscriviez déjà à ce type de police de base. En général, l’indemnité qu’elle offre couvre un an de votre salaire. Si c’est votre conjoint assuré par le même contrat qui décède, on parle normalement d’un montant de 10 000$ ou 20 000$.

Pour certains, c’est amplement suffisant. Si vous êtes célibataire, sans enfants mineurs ou sans dettes transférables à votre entourage, vous n’avez peut-être pas besoin d’une protection supplémentaire. Il suffit de calculer l’ensemble de vos obligations (principalement vos dettes) et d’y soustraire vos actifs (REER après impôt, maison, CELI, placements…).  Si le résultat est positif, maximiser votre patrimoine pourrait être préférable.

Avant d’entamer vos recherches, posez-vous donc la question suivante : si vous décédiez demain matin, est-ce que quelqu’un serait soudainement accablé par un lourd fardeau financier?

Un produit pour chaque situation

Si vous avez répondu oui à la question précédente, commencez par identifier vos besoins. En général, deux raisons poussent les gens à souscrire à une assurance vie : l’endettement (prêt, hypothèques…) et la responsabilité financière (enfant, parent, conjoint). L’assurance vie leur permet ainsi de ne pas transférer de fardeau à leurs proches. Demandez-vous ensuite si ces obligations sont permanentes ou temporaires.

Les enfants et votre hypothèque, par exemple, engendrent des charges financières passagères : vos enfants deviendront adultes et votre hypothèque sera éventuellement remboursée. Il devient alors préférable d’adhérer à une assurance vie dont la durée couvrira celle de vos obligations. Il peut s’agir de 10, 20 ou même 60 ans. Puisqu’elles ont une échéance, ces assurances sont beaucoup plus abordables. Elles vous permettent également de réévaluer vos besoins à la fin du contrat. Vous pouvez ainsi reconduire votre police, en prendre une différente ou vous en passer.

Les situations dans lesquelles une assurance permanente est essentielle sont moins courantes. Contrairement aux produits temporaires, ces polices ont des primes au montant fixe et vous couvrent durant toute votre vie. Elles sont généralement privilégiées par les gens qui sont responsables d’enfants handicapés qui ne seront jamais autonomes. Une assurance permanente peut également vous servir si vous souhaitez financer un don à une œuvre de charité et même si vous avez un patrimoine important à protéger ou bonifier. L’indemnité qui sera versée à vos héritiers leur permettra alors de couvrir les dettes fiscales associées à votre succession et de maximiser la transmission de votre patrimoine.

Au-delà de ces cas de figure, l’assurance vie peut aussi faire partie d’un plan de succession pour plusieurs raisons : protection d’un chalet ou d’un immeuble ayant pris de la valeur, rachat d’un partenaire d’affaires, remplacement d’un employé ou actionnaire clé, maintien du style de vie de votre famille…

Lorsque vous aurez décidé d’adhérer à une assurance vie individuelle, plusieurs questions seront encore à éclaircir : montant de la couverture, importance de la prime, sélection d’un assureur, analyse des exclusions, évaluation de votre assurabilité. Pour naviguer à travers la panoplie de choix disponibles sur le marché et pour optimiser votre profil d’assurances, les conseils d’un professionnel en sécurité financière feront toute la différence!

Mylène Henripin août 5, 2019 Pas de commentaire

Un testament, suffisant pour planifier votre succession?

Un testament, suffisant pour planifier votre succession?

Saviez-vous que la moitié des Canadiens n’ont pas de testament? Et parmi ceux qui en ont un, très peu discutent des détails avec leurs proches. La mort et l’argent demeurent des sujets tabous, ils croient donc éviter des conversations difficiles en agissant ainsi. En fin de compte, ils lèguent pourtant des conflits et des tensions à leur entourage.

La solution est simple : entreprendre une planification successorale élargie. Au-delà du testament, voici 8 aspects à considérer.

1 – Dresser l’inventaire de vos biens de valeur

Propriétés, placements, REER, CELI, voitures, œuvres d’art… Gardez un inventaire à jour et choisissez le type de répartition qui vous convient. Certains lèguent des biens précis à chaque héritier, d’autres confient à leur liquidateur la tâche de distribuer les actifs de manière à maximiser la succession.

2 – Établissez une stratégie financière

Pour réduire l’imposition sur vos actifs financiers et vos revenus après votre décès, consultez un conseiller financier ou un spécialiste en succession. Plusieurs stratégies peuvent être utilisées, dont le transfert de REER ou la fiducie. Certaines assurances vies rendent aussi possible la transmission de vos actifs sans perte.

3 – Organiser une rencontre familiale

En général, les conflits émergent lorsque les héritiers sont surpris par le testament. Mêlé à la douleur de perdre un être cher, un sentiment d’injustice peut faire des flammèches! En discutant de vos intentions des années à l’avance, vous pourrez expliquer votre raisonnement et désamorcer les tensions.

4 – Divisez vos objets sentimentaux

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, cette catégorie crée encore plus de conflits que l’argent! Plutôt que d’attribuer des objets à vos enfants, consultez-les. Vous pouvez même en faire un événement où chacun identifie les biens qu’il souhaite conserver. Si vous avez des photos imprimées ou des recettes manuscrites, faites-en des copies pour tous.

5 – Éduquez vos héritiers

Si vous comptez laisser un montant appréciable à vos héritiers, assurez-vous qu’ils soient en mesure de prendre des décisions efficaces. L’autonomie financière est en soi un legs inestimable. Responsabilisez-les aussi tôt que possible, apprenez-leur à gérer leur budget, à économiser et à s’occuper de placements.

6 – Discutez de vos derniers voeux

Réfléchissez au type de funérailles que vous souhaitez avoir, vous éviterez ainsi bien des maux de tête à vos descendants endeuillés. Certains achètent même un forfait funéraire à l’avance. Il faut toutefois savoir que les salons placent l’argent que vous leur avancez et empochent les intérêts sur 10, 20 ou 30 ans. Pourquoi ne pas expliquer vos désirs, puis investir les fonds nécessaires vous-même et ajouter les profits à votre succession?

7 – Prévoyez une invalidité potentielle

Avant même votre décès, des conflits peuvent émerger si vous n’êtes plus en mesure de gérer vos actifs. Nommez une personne responsable de prendre vos décisions financières et médicales, et réfléchissez au type de soins que vous préféreriez : engager de l’aide à domicile, déménager dans une résidence privée, emménager avec vos enfants…

8 – Revisitez votre plan fréquemment

Si vous laissez votre planification successorale dormir, elle deviendra rapidement désuète. Gardez à jour la liste de vos avoirs et de vos héritiers. Au fil des ans, un changement de stratégie pourrait aussi vous permettre d’augmenter le rendement de vos actifs. Une analyse de votre patrimoine sur plusieurs générations vous aidera à prendre les meilleures décisions pour que votre héritage profite longtemps à vos descendants.

Si ce processus vous semble fastidieux, n’ayez crainte. Comptables, spécialistes en gestion de patrimoine, experts juridiques et exécuteur testamentaire pourront vous accompagner à chaque étape.

Mylène Henripin août 4, 2019 Pas de commentaire

Première propriété : plusieurs avantages pour vous aider!

Première propriété : plusieurs avantages pour vous aider!

Acheter une première maison est probablement l’une des décisions financières les plus importantes que vous prendrez dans votre vie. Devenir propriétaire apporte bien sûr son lot de risques et de responsabilités, mais les avantages sont aussi nombreux.

Pouvoir faire des rénovations pour avoir un chez-soi à votre image, ne plus payer de loyer, faire de votre habitation une source de revenus, être en mesure de vous installer définitivement et construire tranquillement votre patrimoine… À ces éléments s’ajoutent aussi des avantages fiscaux parfois méconnus! Une variété de programmes sont en place pour alléger la charge des nouveaux propriétaires. Voici les principaux.

Le CIAPH

Ce crédit d’impôt non remboursable permet aux nouveaux acheteurs de réduire leurs impôts dus de 750$ au fédéral et de 626$ au provincial. Ces montants peuvent être répartis entre les conjoints pour qu’ils profitent à celui dont le passif est le plus haut. Ce crédit n’est pas limité aux premiers acheteurs, il suffit de ne pas avoir été propriétaire d’une habitation au cours des quatre dernières années.

Le RAP

De plus en plus populaire, le Régime d’accession à la propriété est un excellent moyen de diminuer votre hypothèque. Vous permettant de retirer 35 000$ de vos REER, le montant obtenu grâce au RAP peut être utilisé comme mise de fonds, ou bonifier celles que vous avez déjà. Chaque conjoint peut « RAPer » ses REER, ce qui vous donne potentiellement accès à une somme de 70 000$. C’est un très bon coup de pouce!

Ce montant devra toutefois être remboursé sur 15 ans par le biais de versements annuels et, si vous ne remboursez pas la somme due chaque année, la balance sera ajoutée à vos revenus imposables. Comme pour le CIAPH, vous ne devez pas avoir été propriétaire au cours de 4 dernières années pour être éligible au RAP.

Le remboursement des taxes

Si vous faites l’acquisition d’une propriété neuve, une partie des taxes sur le prix d’achat pourrait vous être remboursée par l’ARC. Plusieurs entrepreneurs offrent automatiquement cet avantage en ajustant le prix de vente pour qu’il inclue le remboursement. Réaliser des rénovations importantes ou convertir une propriété non résidentielle en résidence peut également vous donner accès à ce programme. Dans tous les cas, la valeur de votre habitation ne doit pas dépasser 450 000$.

Le nouveau programme de la SCHL

Dans son budget 2019, le gouvernement fédéral a annoncé la création d’un tout nouveau programme visant à faciliter l’accession à la propriété pour les jeunes. Bien que tous les détails ne soient pas encore disponibles, ce programme prévoit diminuer le montant de l’hypothèque assurée et des paiements mensuels. Ce programme devrait s’adresser aux ménages dont le salaire est inférieur à 120 000$.

Pour l’achat d’une propriété existante, la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) fournirait 5% de la valeur sous forme d’investissement avec participation, alors qu’il s’agirait de 10% pour une habitation neuve.

Les incitatifs municipaux

Au-delà des initiatives gouvernementales, les municipalités mettent aussi en place des programmes pour attirer les nouveaux acheteurs à s’installer sur leur territoire. Plusieurs villes proposent, par exemple, d’offrir des subventions pour certains travaux de rénovation ou de rembourser la taxe de bienvenue. C’est entre autres le cas de Montréal. Pouvant s’élever entre 0,5 et 3% de la valeur de votre propriété, cette taxe représente une somme non négligeable que vous serez bien heureux d’avoir en poche!

En combinant plusieurs avantages fiscaux, vous pourriez vous retrouver avec un montant intéressant en main. Votre conseiller financier peut vous aider à tirer le maximum de ces programmes, n’hésitez pas à prendre rendez-vous!

Mylène Henripin juillet 16, 2019 Pas de commentaire

Assurance médicament : La RAMQ modifie ses tarifs

Assurance médicament : La RAMQ modifie ses tarifs

Le 1er juillet 2019, la régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ) a ajusté à la hausse les frais reliés au régime public d’assurance médicaments. Ces changements pourraient avoir une incidence sur vos réclamations de médicaments, et ce, même si vous êtes assurés avec un régime privé. Voici en détails les changements et l’incidence sur l’achat de médicaments.

Pour que vous puissiez voir l’impact réel sur votre portefeuille, voici un exemple pour l’achat d’un médicament de 100 $ par mois où l’assuré doit verser la prime annuel maximale de 636 $ (le montant de la prime annuelle est calculé en fonction du revenu familial net).

Le tableau ci-haut démontre que si vous avez un médicament de 100 $ par mois sur une base annuelle, vous constaterez qu’il vous en coûtera 54,20 $ de plus qu’en 2018 pour le même médicament.

Dans le même ordre d’idée, voici le calcul d’une réclamation mensuelle pour un médicament de 35 $.  Si vous êtes dans cette situation, c’est 37,76 $ qu’il vous en coûtera en 2019.

Si vous êtes assurés par un régime privé, ce changement pourrait avoir une incidence sur vos prochaines réclamations en fonction de la structure de votre régime d’assurance médicament. Certains régimes remboursent les médicaments dans les mêmes proportions que la RAMQ. Ce qui signifie que si la portion payable par l’assuré passe de 34,9 % à 37 % avec la RAMQ, la même chose se produira avec votre assureur. Il est possible de vérifier le tout dans votre guide d’assurance ou en communiquant avec votre assureur.

De plus, le maximum de contribution des régimes collectifs est souvent identique au même montant que celui de la RAMQ. Si c’est le cas, votre contribution maximale passera également de 1 087 $ à 1 117 $. Donc, lors de votre prochaine réclamation de médicament, il est possible que vous deviez débourser 30 $ supplémentaire si vous aviez déjà atteint la contribution maximale avant le 1er juillet 2019.

Pour davantage de renseignements sur l’augmentation tarifaire, nous vous invitons à consulter le communiqué de la RAMQ sur les hausses du 1er juillet 2019.

Mylène Henripin juillet 2, 2019 Pas de commentaire

La règle d’or des finances personnelles

La règle d’or des finances personnelles

Si vous vous intéressez aux finances personnelles et à l’épargne, vous avez probablement déjà entendu l’adage « payez-vous en premier ». Loin d’être un buzzword, cette phrase répétée par une panoplie d’experts de l’enrichissement vaut son pesant d’or. Il s’agit de la première étape sur la route vers l’indépendance financière.

Mais qu’est-ce que ça veut dire, se payer en premier? C’est tout simplement le fait de définir votre budget en fonction de votre salaire après épargne. Si cette stratégie vous semble familière, vous avez bien raison : c’est celle qu’utilise notre gouvernement depuis des années.

Le prélèvement à la source : une stratégie futée

Imaginons un monde sans prélèvement des impôts à la source. Le ménage moyen a un revenu de 59 822$, ça veut donc dire que le gouvernement lui enverrait un avis de cotisation s’élevant à 17 150$. Il attendrait ensuite que chaque ménage accumule cette somme, et la lui rembourse. À l’échelle nationale, ce serait rapidement le chaos!

Ce scénario paraît ridicule puisque la majorité d’entre nous est habitué au système de retenue. La preuve : tout travailleur avisé élabore son budget mensuel en fonction de son salaire net, pas de son salaire brut!

Ayant démontré son efficacité, cette méthode n’est toutefois pas toujours appliquée à l’épargne personnelle. Les plus récentes statistiques avancent que 31% des Québécois vivent d’une paye à l’autre. Le taux d’endettement augmente constamment, et les ménages accumulent en général seulement 6,3% de leurs revenus pour les jours gris.

Quand on leur demande comment ils pourraient améliorer leur situation financière, 26% des Québécois citent l’augmentation de salaire comme solution. La réponse devrait-être : en se payant en premier!

Devenir son premier créancier

Se payer en premier est une méthode d’épargne forcée qui fait de votre compte bancaire, de votre CELI ou de votre REER la première « facture » que vous réglez en recevant votre paye. Avant vos billets de cinéma ou votre bouteille de vin, mais aussi avant votre hypothèque, votre prêt automobile et votre panier d’épicerie.

Concrètement, il s’agit d’établir votre capacité d’épargne – par exemple 5, 10 ou 20% de votre salaire –pour ensuite créer un virement automatique du montant désiré le jour du dépôt de votre chèque. De cette manière, vous n’aurez pas la tentation de sauter un versement. Plutôt que d’économiser la somme qu’il vous reste à la fin du mois, vous déterminerez votre budget mensuel en fonction de l’argent qui est dans votre compte. En plus de garnir votre compte d’épargne, cette stratégie vous permet de diminuer vos dépenses et de vivre réellement en fonction de vos moyens.

Attention, pour que ça fonctionne, vous devez respecter quelques règles :

  1. Ne pigez pas dans votre épargne. Au quotidien, considérez que ce montant n’existe pas.
  2. Si une urgence survient – un bris sur votre voiture ou une maladie, pas une envie subite de voyager – utilisez vos économies, mais empressez-vous de la rembourser.
  3. Ne voyez pas trop grand pour commencer. Si vous n’avez pas l’habitude d’épargner, visez un montant plus bas et ajustez les versements au besoin.
  4. Prévoyez tout de même un budget pour les dépenses liées au divertissement, mais soyez raisonnables.
  5. Rangez votre carte de crédit : si vous vous en servez pour compenser le montant épargné, vos efforts seront inutiles.
  6. Accumulez environ 3 mois de salaire, puis passez au prochain niveau : CELI, REER, REEE, actions, placements, biens immobiliers… C’est avec ces actifs générant des revenus que vous atteindrez réellement une liberté financière.
  7. Appliquez la même stratégie pour vos projets à long terme! Économisez progressivement pour un voyage, des rénovations ou une nouvelle voiture plutôt que de porter le solde à votre carte de crédit.

Vous payer en premier n’est probablement pas la réponse à tous vos problèmes, mais il s’agit définitivement du premier réflexe à développe pour obtenir un portefeuille en santé. Par la suite, vous devrez combiner cette méthode à un plan d’épargne complet pour réellement vous enrichir. C’est à ce moment que votre conseiller financier entre en scène.

Vous avez adopté de bonnes habitudes depuis un moment déjà? C’est le temps de passer la prochaine étape, contactez-nous!

Mylène Henripin juin 10, 2019 Pas de commentaire

Hypothèque parapluie : êtes-vous bien informé?

Connaissez-vous bien votre entente hypothécaire?

Lors de l’achat d’une propriété, la majorité des emprunteurs croient souscrire à ce qu’on appelle une hypothèque traditionnelle. C’est-à-dire qu’ils empruntent exactement le montant dont ils ont besoin.

Une étude conduite par la professeure Marie Annik Grégoire prouve toutefois que la plupart des prêts hypothécaires contractés aux Québec sont en fait de type parapluie. L’étude de Mme Grégoire fait la lumière sur une situation fâcheuse : les grandes institutions font couramment signer ce type de contrat sans expliquer la nature de l’engagement associé. Elle souligne que, dans les transactions analysées, « l’information fournie sur la nature et la portée des obligations du consommateur était soit partielle, soit inexacte ou inexistante.[1] »

L’hypothèque parapluie n’est pas mauvaise en soi, mais puisqu’elle facilite l’accès au crédit, elle peut encourager le surendettement. Il ne s’agit pas de l’unique désavantage de ce produit, d’où l’importance de s’informer avant de signer un contrat. Voici donc les grandes lignes à retenir pour prendre des décisions éclairées.

Qu’est-ce que l’hypothèque parapluie?

Concrètement, il s’agit d’un prêt dont la garantie couvre un montant supérieur à celui qui vous est consenti. Si vous souhaitez acheter une propriété dont le prix est 300 000$, par exemple, votre hypothèque serait de 300 000$, mais le montant inscrit au registre foncier pourrait atteindre 360 000$, donc 120% de la valeur de votre habitation.

Ce surplus vous donne rapidement accès à un crédit supplémentaire, dans l’éventualité où vous deviez emprunter davantage. Vous n’auriez alors pas à payer les frais liés à la modification de votre entente.

Sur papier, cette offre semble alléchante, et elle l’est… pour les consommateurs avertis qui savent en profiter. Pour les autres, les désavantages sont lourds.

Un produit risqué?

Depuis la publication de son premier rapport sur le sujet en 2012, Option consommateurs met en garde les Québécois contre les prêts subsidiaires. L’organisme n’est d’ailleurs pas seul dans ce combat : la France les a complètement interdits en 2013 parce qu’ils ont été jugés trop néfastes pour la santé financière du public.

Dans ce genre d’entente, votre propriété sert de garantie à votre prêt immobilier, mais aussi à tous les autres emprunts que vous faites dans la même institution. Carte de crédit, marge, prêt personnel, automobile, vos emprunts actuels et à venir sont donc liés à votre hypothèque.

S’il devient facile pour vous d’obtenir du crédit, vous départir de vos dettes ne l’est pas. Même si vous remboursez votre hypothèque en entier, vous n’en serez libéré que lorsque l’ensemble de vos dettes seront payées. La banque pourrait aussi exiger que vous assumiez celles de votre conjoint s’il est copropriétaire.

Il devient également plus difficile pour vous de souscrire à un prêt dans une autre institution financière. Puisque votre hypothèque couvre 120% de la valeur de votre habitation, votre niveau d’endettement est supérieur, ce qui peut vous nuire lors de la demande de crédit. De plus, la majorité des institutions n’acceptent pas de reprendre l’entente parapluie signée chez un concurrent. Cela signifie que, quand viendra le temps de renouveler votre contrat, vous aurez plus de difficulté à négocier ou à magasiner votre taux d’intérêt.

S’informer pour se protéger

Très peu d’institutions offrent encore des hypothèques conventionnelles, il est donc difficile d’éviter les produits de type parapluie s’ils ne vous intéressent pas. Avant de signer un contrat, assurez-vous tout de même de bien comprendre les clauses pour mieux vous protéger.

Si vous n’avez pas d’autres options, vous pouvez néanmoins minimiser l’impact de la garantie en ne souscrivant pas à d’autres prêts dans la même institution.

Dans le doute, n’hésitez pas à faire appel à un conseiller. Son impartialité vous permettra d’avoir l’heure juste sur les produits que vous achetez

[1] Selon l’étude Contrat d’hypothèque immobilière de type parapluie : les consommateurs sont-ils bien informés?, p. 302, publié dans la revue du Notariat en 2017.

Mylène Henripin mai 27, 2019 Pas de commentaire

Le divorce : un gouffre financier

Le divorce : un gouffre financier

Si la popularité du mariage est en chute libre depuis plusieurs décennies, le divorce, lui, est plus fréquent que jamais. Contrairement aux conjoints de fait qui peuvent se séparer sans trop de complexité, les époux s’engagent souvent dans un processus laborieux.

Au-delà des pensions alimentaires et des prestations compensatoires, un divorce peut rapidement mener vers l’endettement ou la faillite. Voici donc un aperçu des éléments à surveiller durant un divorce.

Les frais juridiques

Que la séparation soit amicale ou non, divorcer n’est jamais gratuit. Certains avocats proposent des forfaits « divorce express » qui permettent, pour environ 500 $, de compléter la demande de divorce en ligne, sans rencontrer d’avocat. Ces formules s’adressent davantage aux couples sans enfants et sans dettes. Pour les autres, une entente à l’amiable peut tout de même coûter entre 1000 $ et 2000 $.

Si les choses s’enveniment, les frais relatifs au procès s’élèvent à environ 10 000 $ par jour. Lorsque les requêtes sont contestées, que la garde des enfants est en jeu et que le processus s’étire, on peut facilement dépasser la barre des 70 000 $, sans compter la division des biens!

Dans la majorité des cas, avoir recours à un service de médiation peut vous éviter bien des frais et des soucis.

La séparation de vos biens

De la maison familiale, jusqu’aux véhicules et aux fonds de pension, tous les biens acquis au cours de l’union seront divisés entre les ex-époux de manière équitable si aucune entente n’a été conclue au préalable. Automatiquement, les seuls biens considérés comme appartenant uniquement à l’un des conjoints sont les suivants : vêtements, diplômes, prix, dons, outils de travail et compensations provenant d’une assurance vie, d’une rente, d’un régime de retraite ou d’une pension alimentaire.

Si la séparation des biens a été prévue lors de la signature du contrat, ce ne seront toutefois que les biens appartenant au patrimoine familial qui feront l’objet d’un partage.

Pendant la période de transition, dans le cas où la maison ou le loyer est au nom d’un seul des deux conjoints, la personne responsable pourrait être obligée d’assumer les paiements même si elle n’habite plus sur les lieux. Il en va de même pour les mensualités qui pourraient avoir un impact négatif sur le crédit de l’autre.

Votre plan d’épargne

Une fois les procédures terminées, les répercussions financières d’un divorce se font ressentir pour plusieurs années. Votre plan d’épargne pour la retraite, par exemple, peut en prendre un coup. Pour rejoindre vos objectifs initiaux, vous devrez probablement vous serrer la ceinture au quotidien.

Assumer seul vos frais d’hébergement et de subsistance met certainement un frein à l’épargne. Ajoutez à cela les voyages que vous souhaiterez faire pour vous changer les idées, le suivi psychologique souvent nécessaire et les dépenses liées à votre nouveau style de vie. Vos habitudes financières devront immanquablement être modifiées.

À la lumière de ces considérations, la meilleure façon de naviguer à travers un divorce et de repartir sur de bonnes bases est de prendre rendez-vous avec votre conseiller financier. Établir un nouveau plan d’épargne, rectifier votre budget quotidien et revoir vos objectifs financiers avec l’aide d’un professionnel vous permettra de réorganiser votre portefeuille plus rapidement.

Mylène Henripin mai 6, 2019 Pas de commentaire

Planifier sa retraite, ce n’est pas une question d’âge!

Planifier sa retraite, ce n’est pas une question d’âge!

20, 30, 40, 50 ans, à quel moment doit-on planifier sa retraite? Cette question nous traverse tous l’esprit. La réponse : il n’est jamais trop tôt et jamais trop tard.

Dans un monde idéal, on commencerait à préparer sa retraite dès la première paie. La vie a souvent un autre plan, et nos bonnes intentions ne se concrétisent pas toujours. La voiture, les enfants, la maison, les voyages, la maladie… À court terme, tout semble prioritaire. Pourtant, on sait bien que l’épargne n’est pas une course, c’est un marathon!

Tout le monde peut planifier sa retraite

Dans le milieu financier, nous rencontrons souvent des gens qui, à quelques années de leur retraite, n’ont ni plan ni épargne. La raison derrière ce manque de préparation? La majorité ne considérait pas avoir les moyens d’économiser en début de carrière. Le problème découle de l’idée tenace selon laquelle pour mettre de l’argent de côté, il faut être riche!

Clarifions les choses une fois pour toutes : le succès financier ne dépend pas de votre chance, vos placements, ou même votre salaire! C’est avant tout une question d’habitude.

C’est-à-dire que, pour gérer efficacement son portefeuille, il faut vivre en fonction de ses moyens et rembourser ses dettes. Le salaire a bien sûr un rôle à jouer, mais sans modifier ses dépenses,100 000$ s’envolent aussi facilement que 30 000$!

Plus vous prenez l’habitude d’économiser tôt, plus vous aurez d’argent au bout du compte. La preuve : 5000$, soit un peu moins de 200$ par paie, investi chaque année pendant 10 ans à un taux d’intérêt de 5% rapporte 74 179$. Sur 25 ans, ce seraient 267 5000$ que vous auriez en poche!

La morale? Peu importe le stade où vous vous trouvez, pas de panique! Il suffit de commencer quelque part.

Si vous êtes en début de carrière…

La retraite est probablement bien loin dans votre liste de priorité, mais c’est le moment parfait pour y penser. Remboursez vos dettes et dressez un plan financier solide. Commencez par mettre de côté un coussin vous permettant d’amortir les imprévus (idéalement assez pour régler vos factures durant 3 mois). Ensuite, cotisez à un REER, même s’il s’agit d’un petit montant, et faites-le à chaque paie. Vous pourrez épargner davantage de cette manière que si vous attendez la fin de l’année.

En début de carrière, gravir les échelons est l’occasion rêvée pour économiser! Si vous arrivez à bien vivre avec votre salaire actuel, pourquoi ne pas investir la différence lorsque vous obtenez une augmentation? Vous accumulerez ainsi des fonds sans devoir modifier votre niveau de vie.

À l’approche de la retraite…

Si vous n’avez pas pris de bonnes habitudes d’épargne durant les premières années de votre vie professionnelle, tout n’est pas perdu. Votre stratégie devra être plus stricte, mais vous parviendrez à préparer votre retraite avec de la discipline.

Réduisez vos dépenses, investissez dans des produits répondant mieux à vos besoins d’accumulation de capital pour obtenir un rendement adéquat sur vos placements et pensez peut-être à repousser votre retraite de quelques années.

Dans tous les cas, la meilleure chose à faire, c’est d’aller chercher de l’aide! Il existe une stratégie efficace pour toute situation, il suffit de trouver la bonne.

Mylène Henripin avril 23, 2019 Pas de commentaire

7 idées pour tirer le maximum de votre remboursement d’impôt

7 idées pour tirer le maximum de votre remboursement d’impôt

Avec le retour du beau temps arrive une autre bonne nouvelle : le remboursement d’impôt!

Si vous faites partie des chanceux qui reçoivent cette année un chèque du gouvernement, plusieurs idées vous sont sûrement déjà venues en tête : une nouvelle garde-robe, un téléviseur dernier cri, une semaine dans le sud…

Ces dépenses spontanées sont souvent regrettées. Cette année, avant de céder à la tentation, consultez nos 7 conseils pour tirer profit de votre remboursement d’impôt.

  1. Payez vos dettes. Pas de surprise, il s’agit de la première action à prendre. Si vous avez des prêts à intérêt élevé, comme un solde de carte de crédit impayé, une marge ou un prêt auto, utilisez votre retour pour liquider ces mauvaises dettes.
  1. Diminuez votre hypothèque. Si les modalités de votre prêt le permettent, faites un versement forfaitaire. Vous accélérerez ainsi votre remboursement et paierez moins d’intérêt.
  1. Garnissez votre fond d’urgence. Entre trois mois de dépenses et trois mois de salaire, les experts ne s’entendent pas toujours pour fixer la barre. Une chose est sûre, avoir un coussin est une nécessité.
  1. Cotisez à votre REER. En investissant votre remboursement dans votre compte d’épargne enregistré, vous vous assurerez d’en recevoir un l’an prochain. Vous pourrez ensuite déposer ce montant dans votre REER, et ainsi de suite! Il s’agit d’un excellent cycle d’épargne.
  1. Déposez votre chèque dans votre CELI. Il s’agit d’une très bonne manière de renflouer vos coffres. Bonus : les revenus de placement générés par votre remboursement d’impôt ne seront pas imposables. Si vous avez des enfants ou des petits-enfants, le REEE est aussi intéressant puisque vous pouvez obtenir une subvention gouvernementale de 30 % du montant investi.
  1. Faites des rénovations. Si vous êtes propriétaire, utilisez cet argent pour augmenter la valeur de votre maison.
  1. Faites un don. En soutenant une cause qui vous tient à cœur, vous profiterez d’un crédit d’impôt. Pour la portion excédent 200$, le crédit débute à 48 % et pourra atteindre plus de 53 % en fonction du niveau de revenus imposables.

Ces conseils peuvent vous mettre sur la bonne piste, mais il n’existe pas de solution unique. Vous devriez établir vos priorités en fonction de vos besoins et de votre portefeuille.

Vous êtes plus du genre pragmatique, mais vous hésitez entre le CELI, le REER et le remboursement d’une dette? Consultez votre conseiller pour vous assurer de faire le meilleur choix possible.

Mylène Henripin mars 12, 2019 Pas de commentaire

L’assurance de titre : utile, mais peu connue

L’assurance de titre : utile, mais peu connue

Au Québec, environ 15 % des transactions immobilières comportent une assurance de titre. Peu connue, cette protection fait pourtant partie du profil d’assurance courant dans les autres provinces canadiennes.

L’assurance de titre, à la fois versatile et peu coûteuse, vous permet d’acheter un bien immobilier en toute quiétude. Il ne s’agit toutefois pas d’une protection conventionnelle : elle ne couvre pas les événements à venir, mais les situations passées pouvant causer des dommages dans le futur.

Cette idée vous semble abstraite? Explorons les particularités de cette assurance.

Quelles sont les couvertures comprises?

En souscrivant à une assurance de titre lors de l’acquisition de votre maison, vous vous munissez d’une garantie contre tout préjudice pouvant être porté au titre de votre propriété. C’est-à-dire que, si une problématique dont l’origine est antérieure à la date de signature de votre assurance refait surface, vous n’en serez pas responsable. En effectuant un paiement unique de 125 $ à 700 $, vous pouvez donc acheter la paix d’esprit.

Cette couverture prévoit 33 risques potentiels, dont les suivants :

  • Après l’acquisition de votre maison, vous apprenez que votre cabanon empiète sur la servitude d’Hydro-Québec, qui vous demande de le déplacer ou le démolir.
  • Une erreur d’arpentage est révélée, et il s’avère que votre salle à manger se situe sur le terrain de votre voisin. Il souhaite être dédommagé.
  • Votre véranda, construite il y a dix ans, n’est pas conforme aux règlements municipaux. Vous devez effectuer des travaux pour remédier à la situation ou la démolir, ce qui affecterait la valeur de votre maison.
  • L’ancien propriétaire, qui a quitté le pays sans laisser d’adresse, n’a pas payé ses taxes municipales… Vous devez rembourser 2000 $ !
  • Un héritier oublié dans la succession d’un ancien propriétaire refait surface et réclame son dû.
  • Au retour d’un voyage, vous découvrez que votre maison a été vendue par un fraudeur qui a usurpé votre identité, ou qu’une seconde hypothèque a été signée en votre nom.
  • Vous dénichez une perle rare, mais il s’agit d’une reprise de finance, sans garantie pour la qualité des titres et de la propriété.

Dans tous ces cas, l’assurance de titre couvre les frais de rénovation, de démolition ou de déplacement d’éléments construits ainsi que les frais juridiques liés à votre représentation en cour. Votre assureur peut même prendre en charge les négociations avec la Municipalité pour arriver à une entente si la non-conformité est mineure. Et si vous êtes victime d’une fraude, vous êtes assuré pour la valeur de votre propriété et serez donc remboursé.

Sachez toutefois que cette assurance ne vous protège pas contre les vices cachés, les irrégularités survenues après l’achat de la police et les problèmes liés à l’environnement.

Choisir la bonne couverture

Bien qu’elle soit généralement polyvalente, la couverture varie d’un assureur à l’autre. Avant de signer votre police, vérifiez quelles sont les exclusions. Validez également que le montant inscrit ne soit pas fixe, mais bien lié à la valeur de votre propriété au moment de la réclamation. Finalement, informez-vous au sujet du maximum d’indemnisations prévu.

Cette police ne comprend aucune franchise, n’est pas influencée par le risque et est transférable à vos héritiers, enfants et conjoints. Elle ne prend fin que lorsque vous n’êtes plus propriétaire.

Plusieurs experts recommandent systématiquement de contracter une assurance de titre, surtout s’il s’agit d’une reprise bancaire. Leur argument : pourquoi s’en passer, il s’agit d’un excellent ajout aux services fournis par votre juriste à un prix très raisonnable.

Un produit utile, mais pas miraculeux!

Même si elle offre une excellente protection, l’assurance de titre comporte certains bémols. Prenez l’exemple suivant : lors de l’acquisition de votre maison, vous apprenez que votre garage n’est pas conforme aux règlements municipaux. Vous souscrivez donc à une assurance de titre pour éviter d’éventuels soucis. Bien qu’elle vous protège contre des coûts futurs et la diminution de la valeur de votre maison, cette police n’efface pas le problème : votre garage n’est toujours pas conforme.

Les acheteurs potentiels pourraient être refroidis par le fait que vous possédiez une telle assurance. Après tout, qui veut récupérer les tracas des autres? Ils pourraient vous demander d’effectuer les travaux correctifs à vos frais, renégocier le prix de vente ou exiger que vous remboursiez leur propre assurance de titre. Cette dernière solution efface rapidement le problème, puisque la police n’est généralement pas dispendieuse.

Vous êtes actuellement à la recherche de la maison de vos rêves? Pourquoi ne pas trouver aussi l’hypothèque et la couverture idéales pour vous! Faites appel à un conseiller pour entamer votre nouvelle vie de propriétaire en toute confiance.