Mylène Henripin juin 10, 2019 Pas de commentaire

Hypothèque parapluie : êtes-vous bien informé?

Connaissez-vous bien votre entente hypothécaire?

Lors de l’achat d’une propriété, la majorité des emprunteurs croient souscrire à ce qu’on appelle une hypothèque traditionnelle. C’est-à-dire qu’ils empruntent exactement le montant dont ils ont besoin.

Une étude conduite par la professeure Marie Annik Grégoire prouve toutefois que la plupart des prêts hypothécaires contractés aux Québec sont en fait de type parapluie. L’étude de Mme Grégoire fait la lumière sur une situation fâcheuse : les grandes institutions font couramment signer ce type de contrat sans expliquer la nature de l’engagement associé. Elle souligne que, dans les transactions analysées, « l’information fournie sur la nature et la portée des obligations du consommateur était soit partielle, soit inexacte ou inexistante.[1] »

L’hypothèque parapluie n’est pas mauvaise en soi, mais puisqu’elle facilite l’accès au crédit, elle peut encourager le surendettement. Il ne s’agit pas de l’unique désavantage de ce produit, d’où l’importance de s’informer avant de signer un contrat. Voici donc les grandes lignes à retenir pour prendre des décisions éclairées.

Qu’est-ce que l’hypothèque parapluie?

Concrètement, il s’agit d’un prêt dont la garantie couvre un montant supérieur à celui qui vous est consenti. Si vous souhaitez acheter une propriété dont le prix est 300 000$, par exemple, votre hypothèque serait de 300 000$, mais le montant inscrit au registre foncier pourrait atteindre 360 000$, donc 120% de la valeur de votre habitation.

Ce surplus vous donne rapidement accès à un crédit supplémentaire, dans l’éventualité où vous deviez emprunter davantage. Vous n’auriez alors pas à payer les frais liés à la modification de votre entente.

Sur papier, cette offre semble alléchante, et elle l’est… pour les consommateurs avertis qui savent en profiter. Pour les autres, les désavantages sont lourds.

Un produit risqué?

Depuis la publication de son premier rapport sur le sujet en 2012, Option consommateurs met en garde les Québécois contre les prêts subsidiaires. L’organisme n’est d’ailleurs pas seul dans ce combat : la France les a complètement interdits en 2013 parce qu’ils ont été jugés trop néfastes pour la santé financière du public.

Dans ce genre d’entente, votre propriété sert de garantie à votre prêt immobilier, mais aussi à tous les autres emprunts que vous faites dans la même institution. Carte de crédit, marge, prêt personnel, automobile, vos emprunts actuels et à venir sont donc liés à votre hypothèque.

S’il devient facile pour vous d’obtenir du crédit, vous départir de vos dettes ne l’est pas. Même si vous remboursez votre hypothèque en entier, vous n’en serez libéré que lorsque l’ensemble de vos dettes seront payées. La banque pourrait aussi exiger que vous assumiez celles de votre conjoint s’il est copropriétaire.

Il devient également plus difficile pour vous de souscrire à un prêt dans une autre institution financière. Puisque votre hypothèque couvre 120% de la valeur de votre habitation, votre niveau d’endettement est supérieur, ce qui peut vous nuire lors de la demande de crédit. De plus, la majorité des institutions n’acceptent pas de reprendre l’entente parapluie signée chez un concurrent. Cela signifie que, quand viendra le temps de renouveler votre contrat, vous aurez plus de difficulté à négocier ou à magasiner votre taux d’intérêt.

S’informer pour se protéger

Très peu d’institutions offrent encore des hypothèques conventionnelles, il est donc difficile d’éviter les produits de type parapluie s’ils ne vous intéressent pas. Avant de signer un contrat, assurez-vous tout de même de bien comprendre les clauses pour mieux vous protéger.

Si vous n’avez pas d’autres options, vous pouvez néanmoins minimiser l’impact de la garantie en ne souscrivant pas à d’autres prêts dans la même institution.

Dans le doute, n’hésitez pas à faire appel à un conseiller. Son impartialité vous permettra d’avoir l’heure juste sur les produits que vous achetez

[1] Selon l’étude Contrat d’hypothèque immobilière de type parapluie : les consommateurs sont-ils bien informés?, p. 302, publié dans la revue du Notariat en 2017.

Mylène Henripin mai 27, 2019 Pas de commentaire

Le divorce : un gouffre financier

Le divorce : un gouffre financier

Si la popularité du mariage est en chute libre depuis plusieurs décennies, le divorce, lui, est plus fréquent que jamais. Contrairement aux conjoints de fait qui peuvent se séparer sans trop de complexité, les époux s’engagent souvent dans un processus laborieux.

Au-delà des pensions alimentaires et des prestations compensatoires, un divorce peut rapidement mener vers l’endettement ou la faillite. Voici donc un aperçu des éléments à surveiller durant un divorce.

Les frais juridiques

Que la séparation soit amicale ou non, divorcer n’est jamais gratuit. Certains avocats proposent des forfaits « divorce express » qui permettent, pour environ 500 $, de compléter la demande de divorce en ligne, sans rencontrer d’avocat. Ces formules s’adressent davantage aux couples sans enfants et sans dettes. Pour les autres, une entente à l’amiable peut tout de même coûter entre 1000 $ et 2000 $.

Si les choses s’enveniment, les frais relatifs au procès s’élèvent à environ 10 000 $ par jour. Lorsque les requêtes sont contestées, que la garde des enfants est en jeu et que le processus s’étire, on peut facilement dépasser la barre des 70 000 $, sans compter la division des biens!

Dans la majorité des cas, avoir recours à un service de médiation peut vous éviter bien des frais et des soucis.

La séparation de vos biens

De la maison familiale, jusqu’aux véhicules et aux fonds de pension, tous les biens acquis au cours de l’union seront divisés entre les ex-époux de manière équitable si aucune entente n’a été conclue au préalable. Automatiquement, les seuls biens considérés comme appartenant uniquement à l’un des conjoints sont les suivants : vêtements, diplômes, prix, dons, outils de travail et compensations provenant d’une assurance vie, d’une rente, d’un régime de retraite ou d’une pension alimentaire.

Si la séparation des biens a été prévue lors de la signature du contrat, ce ne seront toutefois que les biens appartenant au patrimoine familial qui feront l’objet d’un partage.

Pendant la période de transition, dans le cas où la maison ou le loyer est au nom d’un seul des deux conjoints, la personne responsable pourrait être obligée d’assumer les paiements même si elle n’habite plus sur les lieux. Il en va de même pour les mensualités qui pourraient avoir un impact négatif sur le crédit de l’autre.

Votre plan d’épargne

Une fois les procédures terminées, les répercussions financières d’un divorce se font ressentir pour plusieurs années. Votre plan d’épargne pour la retraite, par exemple, peut en prendre un coup. Pour rejoindre vos objectifs initiaux, vous devrez probablement vous serrer la ceinture au quotidien.

Assumer seul vos frais d’hébergement et de subsistance met certainement un frein à l’épargne. Ajoutez à cela les voyages que vous souhaiterez faire pour vous changer les idées, le suivi psychologique souvent nécessaire et les dépenses liées à votre nouveau style de vie. Vos habitudes financières devront immanquablement être modifiées.

À la lumière de ces considérations, la meilleure façon de naviguer à travers un divorce et de repartir sur de bonnes bases est de prendre rendez-vous avec votre conseiller financier. Établir un nouveau plan d’épargne, rectifier votre budget quotidien et revoir vos objectifs financiers avec l’aide d’un professionnel vous permettra de réorganiser votre portefeuille plus rapidement.

Mylène Henripin mai 6, 2019 Pas de commentaire

Planifier sa retraite, ce n’est pas une question d’âge!

Planifier sa retraite, ce n’est pas une question d’âge!

20, 30, 40, 50 ans, à quel moment doit-on planifier sa retraite? Cette question nous traverse tous l’esprit. La réponse : il n’est jamais trop tôt et jamais trop tard.

Dans un monde idéal, on commencerait à préparer sa retraite dès la première paie. La vie a souvent un autre plan, et nos bonnes intentions ne se concrétisent pas toujours. La voiture, les enfants, la maison, les voyages, la maladie… À court terme, tout semble prioritaire. Pourtant, on sait bien que l’épargne n’est pas une course, c’est un marathon!

Tout le monde peut planifier sa retraite

Dans le milieu financier, nous rencontrons souvent des gens qui, à quelques années de leur retraite, n’ont ni plan ni épargne. La raison derrière ce manque de préparation? La majorité ne considérait pas avoir les moyens d’économiser en début de carrière. Le problème découle de l’idée tenace selon laquelle pour mettre de l’argent de côté, il faut être riche!

Clarifions les choses une fois pour toutes : le succès financier ne dépend pas de votre chance, vos placements, ou même votre salaire! C’est avant tout une question d’habitude.

C’est-à-dire que, pour gérer efficacement son portefeuille, il faut vivre en fonction de ses moyens et rembourser ses dettes. Le salaire a bien sûr un rôle à jouer, mais sans modifier ses dépenses,100 000$ s’envolent aussi facilement que 30 000$!

Plus vous prenez l’habitude d’économiser tôt, plus vous aurez d’argent au bout du compte. La preuve : 5000$, soit un peu moins de 200$ par paie, investi chaque année pendant 10 ans à un taux d’intérêt de 5% rapporte 74 179$. Sur 25 ans, ce seraient 267 5000$ que vous auriez en poche!

La morale? Peu importe le stade où vous vous trouvez, pas de panique! Il suffit de commencer quelque part.

Si vous êtes en début de carrière…

La retraite est probablement bien loin dans votre liste de priorité, mais c’est le moment parfait pour y penser. Remboursez vos dettes et dressez un plan financier solide. Commencez par mettre de côté un coussin vous permettant d’amortir les imprévus (idéalement assez pour régler vos factures durant 3 mois). Ensuite, cotisez à un REER, même s’il s’agit d’un petit montant, et faites-le à chaque paie. Vous pourrez épargner davantage de cette manière que si vous attendez la fin de l’année.

En début de carrière, gravir les échelons est l’occasion rêvée pour économiser! Si vous arrivez à bien vivre avec votre salaire actuel, pourquoi ne pas investir la différence lorsque vous obtenez une augmentation? Vous accumulerez ainsi des fonds sans devoir modifier votre niveau de vie.

À l’approche de la retraite…

Si vous n’avez pas pris de bonnes habitudes d’épargne durant les premières années de votre vie professionnelle, tout n’est pas perdu. Votre stratégie devra être plus stricte, mais vous parviendrez à préparer votre retraite avec de la discipline.

Réduisez vos dépenses, investissez dans des produits répondant mieux à vos besoins d’accumulation de capital pour obtenir un rendement adéquat sur vos placements et pensez peut-être à repousser votre retraite de quelques années.

Dans tous les cas, la meilleure chose à faire, c’est d’aller chercher de l’aide! Il existe une stratégie efficace pour toute situation, il suffit de trouver la bonne.

Mylène Henripin avril 23, 2019 Pas de commentaire

7 idées pour tirer le maximum de votre remboursement d’impôt

7 idées pour tirer le maximum de votre remboursement d’impôt

Avec le retour du beau temps arrive une autre bonne nouvelle : le remboursement d’impôt!

Si vous faites partie des chanceux qui reçoivent cette année un chèque du gouvernement, plusieurs idées vous sont sûrement déjà venues en tête : une nouvelle garde-robe, un téléviseur dernier cri, une semaine dans le sud…

Ces dépenses spontanées sont souvent regrettées. Cette année, avant de céder à la tentation, consultez nos 7 conseils pour tirer profit de votre remboursement d’impôt.

  1. Payez vos dettes. Pas de surprise, il s’agit de la première action à prendre. Si vous avez des prêts à intérêt élevé, comme un solde de carte de crédit impayé, une marge ou un prêt auto, utilisez votre retour pour liquider ces mauvaises dettes.
  1. Diminuez votre hypothèque. Si les modalités de votre prêt le permettent, faites un versement forfaitaire. Vous accélérerez ainsi votre remboursement et paierez moins d’intérêt.
  1. Garnissez votre fond d’urgence. Entre trois mois de dépenses et trois mois de salaire, les experts ne s’entendent pas toujours pour fixer la barre. Une chose est sûre, avoir un coussin est une nécessité.
  1. Cotisez à votre REER. En investissant votre remboursement dans votre compte d’épargne enregistré, vous vous assurerez d’en recevoir un l’an prochain. Vous pourrez ensuite déposer ce montant dans votre REER, et ainsi de suite! Il s’agit d’un excellent cycle d’épargne.
  1. Déposez votre chèque dans votre CELI. Il s’agit d’une très bonne manière de renflouer vos coffres. Bonus : les revenus de placement générés par votre remboursement d’impôt ne seront pas imposables. Si vous avez des enfants ou des petits-enfants, le REEE est aussi intéressant puisque vous pouvez obtenir une subvention gouvernementale de 30 % du montant investi.
  1. Faites des rénovations. Si vous êtes propriétaire, utilisez cet argent pour augmenter la valeur de votre maison.
  1. Faites un don. En soutenant une cause qui vous tient à cœur, vous profiterez d’un crédit d’impôt. Pour la portion excédent 200$, le crédit débute à 48 % et pourra atteindre plus de 53 % en fonction du niveau de revenus imposables.

Ces conseils peuvent vous mettre sur la bonne piste, mais il n’existe pas de solution unique. Vous devriez établir vos priorités en fonction de vos besoins et de votre portefeuille.

Vous êtes plus du genre pragmatique, mais vous hésitez entre le CELI, le REER et le remboursement d’une dette? Consultez votre conseiller pour vous assurer de faire le meilleur choix possible.

Mylène Henripin mars 12, 2019 Pas de commentaire

L’assurance de titre : utile, mais peu connue

L’assurance de titre : utile, mais peu connue

Au Québec, environ 15 % des transactions immobilières comportent une assurance de titre. Peu connue, cette protection fait pourtant partie du profil d’assurance courant dans les autres provinces canadiennes.

L’assurance de titre, à la fois versatile et peu coûteuse, vous permet d’acheter un bien immobilier en toute quiétude. Il ne s’agit toutefois pas d’une protection conventionnelle : elle ne couvre pas les événements à venir, mais les situations passées pouvant causer des dommages dans le futur.

Cette idée vous semble abstraite? Explorons les particularités de cette assurance.

Quelles sont les couvertures comprises?

En souscrivant à une assurance de titre lors de l’acquisition de votre maison, vous vous munissez d’une garantie contre tout préjudice pouvant être porté au titre de votre propriété. C’est-à-dire que, si une problématique dont l’origine est antérieure à la date de signature de votre assurance refait surface, vous n’en serez pas responsable. En effectuant un paiement unique de 125 $ à 700 $, vous pouvez donc acheter la paix d’esprit.

Cette couverture prévoit 33 risques potentiels, dont les suivants :

  • Après l’acquisition de votre maison, vous apprenez que votre cabanon empiète sur la servitude d’Hydro-Québec, qui vous demande de le déplacer ou le démolir.
  • Une erreur d’arpentage est révélée, et il s’avère que votre salle à manger se situe sur le terrain de votre voisin. Il souhaite être dédommagé.
  • Votre véranda, construite il y a dix ans, n’est pas conforme aux règlements municipaux. Vous devez effectuer des travaux pour remédier à la situation ou la démolir, ce qui affecterait la valeur de votre maison.
  • L’ancien propriétaire, qui a quitté le pays sans laisser d’adresse, n’a pas payé ses taxes municipales… Vous devez rembourser 2000 $ !
  • Un héritier oublié dans la succession d’un ancien propriétaire refait surface et réclame son dû.
  • Au retour d’un voyage, vous découvrez que votre maison a été vendue par un fraudeur qui a usurpé votre identité, ou qu’une seconde hypothèque a été signée en votre nom.
  • Vous dénichez une perle rare, mais il s’agit d’une reprise de finance, sans garantie pour la qualité des titres et de la propriété.

Dans tous ces cas, l’assurance de titre couvre les frais de rénovation, de démolition ou de déplacement d’éléments construits ainsi que les frais juridiques liés à votre représentation en cour. Votre assureur peut même prendre en charge les négociations avec la Municipalité pour arriver à une entente si la non-conformité est mineure. Et si vous êtes victime d’une fraude, vous êtes assuré pour la valeur de votre propriété et serez donc remboursé.

Sachez toutefois que cette assurance ne vous protège pas contre les vices cachés, les irrégularités survenues après l’achat de la police et les problèmes liés à l’environnement.

Choisir la bonne couverture

Bien qu’elle soit généralement polyvalente, la couverture varie d’un assureur à l’autre. Avant de signer votre police, vérifiez quelles sont les exclusions. Validez également que le montant inscrit ne soit pas fixe, mais bien lié à la valeur de votre propriété au moment de la réclamation. Finalement, informez-vous au sujet du maximum d’indemnisations prévu.

Cette police ne comprend aucune franchise, n’est pas influencée par le risque et est transférable à vos héritiers, enfants et conjoints. Elle ne prend fin que lorsque vous n’êtes plus propriétaire.

Plusieurs experts recommandent systématiquement de contracter une assurance de titre, surtout s’il s’agit d’une reprise bancaire. Leur argument : pourquoi s’en passer, il s’agit d’un excellent ajout aux services fournis par votre juriste à un prix très raisonnable.

Un produit utile, mais pas miraculeux!

Même si elle offre une excellente protection, l’assurance de titre comporte certains bémols. Prenez l’exemple suivant : lors de l’acquisition de votre maison, vous apprenez que votre garage n’est pas conforme aux règlements municipaux. Vous souscrivez donc à une assurance de titre pour éviter d’éventuels soucis. Bien qu’elle vous protège contre des coûts futurs et la diminution de la valeur de votre maison, cette police n’efface pas le problème : votre garage n’est toujours pas conforme.

Les acheteurs potentiels pourraient être refroidis par le fait que vous possédiez une telle assurance. Après tout, qui veut récupérer les tracas des autres? Ils pourraient vous demander d’effectuer les travaux correctifs à vos frais, renégocier le prix de vente ou exiger que vous remboursiez leur propre assurance de titre. Cette dernière solution efface rapidement le problème, puisque la police n’est généralement pas dispendieuse.

Vous êtes actuellement à la recherche de la maison de vos rêves? Pourquoi ne pas trouver aussi l’hypothèque et la couverture idéales pour vous! Faites appel à un conseiller pour entamer votre nouvelle vie de propriétaire en toute confiance.

Mylène Henripin février 6, 2019 Pas de commentaire

Cannabis et assurances : des impacts majeurs?

Cannabis et assurances : des impacts majeurs?

 

Quand le projet de loi C-45 proposant la légalisation du cannabis à usage récréatif a été adopté en juin

dernier, le monde de l’assurance a vécu un choc. À en croire la vague d’inquiétude qui déferlait sur les médias, l’avenir ne semblait pas sourire aux consommateurs de cette substance pourtant accessible dans l’univers médical depuis 2001. De l’impossibilité de souscrire à une assurance vie, jusqu’à l’interdiction de traverser les frontières américaines, nous avons pu en lire de toutes sortes.

Quelque mois après la légalisation, nous constatons que les modifications apportées à la majorité des contrats sont mineures.

Les assurances vie

S’appuyant sur les résultats de recherches médicales, l’Association canadienne des compagnies d’assurances de personnes (ACCAP) et le Bureau d’assurance du Canada (BAC) ont statué que le cannabis ne représente pas les mêmes risques pour la santé à long terme que le tabac.

À moins de faire preuve d’une consommation abusive (3 à 4 fois par semaine et plus), les adeptes de la marijuana ne verront donc pas leur prime grimper en flèche puisqu’ils seront considérés comme non-fumeurs, à l’exception de ceux qui mélangent leur cannabis à du tabac.

Les régimes collectifs

Pour les détenteurs de prescriptions, la légalisation a fait bouger les choses dans le bon sens. Profitant de l’accroissement de l’acceptabilité sociale, plusieurs grands assureurs ont choisi d’intégrer le cannabis médical dans la liste des frais de santé remboursables.

Bien que peu de modifications aient été faites aux recommandations du BAC, le Centre d’étude de la pratique d’assurance a tout de même actualisé ses normes pour les formulaires de souscription afin qu’elles tiennent compte de la légalisation.

Il n’y a donc aucune raison de paniquer, mais il demeure primordial de vérifier les clauses de vos contrats d’assurance. Que votre consommation soit occasionnelle ou régulière, votre meilleur allié en matière d’assurances est toujours un courtier bien informé. N’ayez pas peur de nous poser toutes vos questions afin d’obtenir la bonne couverture pour vous !

Mylène Henripin janvier 16, 2019 Pas de commentaire

Taux d’intérêt directeur : voyez le meilleur de chaque situation!

Taux d’intérêt directeur : voyez le meilleur de chaque situation!

Après plusieurs hausses consécutives du taux d’intérêt directeur, la Banque du Canada a annoncé en décembre dernier qu’elle n’y toucherait pas pour l’instant.

Il s’agit, bien entendu, d’une bonne nouvelle, mais la situation inverse n’aurait pas non plus été catastrophique. Utilisons ce répit pour observer, de manière objective, les impacts réels d’une inflation du taux directeur.

Intérêts élevés? Pas de panique!

Des augmentations successives, comme on a pu en voir en 2018, sont avant tout un signe que la Banque du Canada considère que l’économie canadienne se porte mieux. Puisque le crédit est moins intéressant en période de hausse, les consommateurs ont tendance à moins emprunter, et conséquemment à moins dépenser. Une économie en santé peut encaisser ce ralentissement et le taux d’endettement des Canadiens a alors la chance de s’amoindrir.

Un impact individuel positif

Une hausse du taux directeur peut également sourire à votre portefeuille. Pensons entre autres aux placements. À court terme, le ralentissement économique peut effectivement engendrer une diminution du rendement de vos actifs. Ce phénomène, purement réactif, est toutefois éphémère. Quand l’économie se stabilisera, vos actifs en feront de même.

En ligne de compte, la hausse vous sera même bénéfique puisqu’un taux plus élevé génèrera une accumulation d’intérêt plus importante. C’est particulièrement avantageux pour les portefeuilles de placements plus conservateurs. Il suffit d’être patient et de garder son sang-froid!

Les produits offerts par les banques sont également attirants quand le taux directeur est haut. Les institutions financières ont alors plus de marge de manœuvre et ont l’occasion de déterminer des taux préférentiels compétitifs, au bonheur de leurs clients!

L’envers de la médaille

Vous vous en douterez bien, ces arguments en faveur d’un haut taux d’intérêt n’ont pas la même valeur pour tous. Ceux qui ressentent plus cruellement les effets négatifs des fluctuations sont les détenteurs de prêts sans taux fixe.

Dès que la Banque du Canada annonce une modification, les institutions financières réajustent leurs propres produits et les endettés écopent. Même les détenteurs d’hypothèques à taux fixe peuvent s’y faire prendre si le barème établi ne redescend pas avant le renouvellement de leur entente.

La bonne nouvelle? Puisque la Banque du Canada ne semble pas vouloir bouger en ce début d’années, c’est le moment rêvé de vous préparer en prévision des mouvements à venir! Si vous croyez qu’une augmentation aurait un impact considérable sur votre capacité à gérer vos dettes, agissez maintenant.

Avec l’aide de votre conseiller, révisez votre plan de remboursement et d’épargne et profitez de la stabilité des taux pour améliorer votre sort. En étant proactif, vous arriverez certainement à ressortir gagnant de la prochaine hausse!

Veronique P Belair décembre 28, 2018 Pas de commentaire

5 principaux changements aux normes du travail

Normes du travail –  les 5 principaux changements

Employeurs : voici les informations que vous devez connaître afin d’adapter vos politiques pour répondre aux nouvelles dispositions de la loi sur les normes du travail. Plusieurs changements ont eu lieu au niveau des normes du travail. Vous y trouverez ici les 5 principaux changements ainsi que le lien pour accéder au guide complet des modifications.

 

1- Bonification des vacances

Effectif au 1er janvier 2019, tout employé comptant plus de 3 ans de service conitnu se verra octroyer 3 semaines de vacances. Auparavant, un salarié devait compter 5 ans d’ancienneté afin d’obtenir cette 3ième semaine.

Source : Ordre des Conseillers Agréés en Ressources Humaines – Guide pratique normes du travail (CRHA)

 

2- Proche aidant et parent – définition élargie

La définition du mot parent a été élargie et la notion de «proche aidant» a fait son apparition.

Source : Ordre des Conseillers Agréés en Ressources Humaines – Guide pratique normes du travail (CRHA)

 

3- Congés rémunérés pour obligations familiales

Il s’agit ici sans doute de l’un des changements les plus importants aux dispositions des normes du travail. Effectif au 1er janvier 2019, les employés comptant au moins 3 mois de service continu ont désormais droit à 2 journées de congé rémunérées par année pour obligations familiales. L’employé a donc droit à 2 journées payées par année pour prendre soin de sa propre santé ou de celle d’un de ses enfants ou d’un parent ou encore d’une personne auprès de qui il agit à titre de proche aidant.

  • L’employé doit compter au minimum 3 mois de service continu
  • Le congé rémunéré peut être pris : si l’employé est lui-même malade, pour prendre soin d’un enfant ou d’un parent ou d’une autre personne auprès de qui il agit à titre de proche aidant ou encore pour un employé victime de violence conjugale ou à caractère sexuel
  • Ces congés sont non-transférables à l’année suivante et sont non-monnayables

Source : Ordre des Conseillers Agréés en Ressources Humaines – Guide pratique normes du travail (CRHA)

4- Congé pour prendre soin d’un proche atteint d’une maladie grave ou ayant subi un accident

  • Élimination du niveau de service continu : Auparavant, un employé désirant s’absenter pour être au chevet d’un proche gravement malade ou ayant subi un accident sévère devait compter au minimum 3 mois de service continu. Depuis juin 2018 il n’y a plus de restriction quant à la durée de service continu pour avoir droit à ce congé non-rémunéré. Un employé comptant moins de 3 mois de service peut donc y avoir accès.
  • Durée du congé prolongée : De plus, la durée qui était préalablement de 12 semaines a été augmentée à 16 semaines par période de 12 mois et peut être prolongée à 36 semaines s’il s’agit d’un enfant mineur.

Source : Ordre des Conseillers Agréés en Ressources Humaines – Guide pratique normes du travail (CRHA)

 

5- Congé pour décès d’un proche

Avant même d’entrer dans les changements à la loi, voici quelques recommandations advenant qu’un de vos employés subisse le décès d’un de ses proches :

  • Si vous avez une assurance collective et/ou un programme d’aide aux employés, fournissez les coordonnées du programme d’aide à votre employé. Ce programme offre un support en cas de deuil pouvant offrir plusieurs consultations sans frais pour l’employé.
  • Offrez à l’employé d’effectuer un retour au travail de façon progressive
  • Veillez à offrir à l’employé une charge de travail allégée lors de son retour au travail
  • Montrez-vous à l’écoute et n’hésitez pas à offrir un horaire plus flexible à l’employé pendant un certain temps afin de l’aider à concilier travail, famille et deuil
  • Par ailleurs, s’il s’agit de l’enfant ou du conjoint de votre employé, sachez que votre assurance collective comporte fort probablement une assurance vie pour les personnes à charge. Vous pouvez simplement le rappeler à l’employé, car il pourrait avoir droit à une indemnité d’assurance (souvent de 2500$ pour un enfant décédé et de 5000$ pour le décès du conjoint). Cette somme pourrait alléger le stress financier lié à la perte d’un proche particulièrement si l’employé s’absente plusieurs semaines pour se remettre de cette épreuve

Voici maintenant les changements à loi

  • Décès d’un enfant mineur : Pour le décès d’un enfant mineur, auparavant la durée du congé non-rémunéré pouvait varier selon la cause du décès, alors que dorénavant le parent dont l’enfant mineur est décédé peut s’absenter pendant une durée de 104 semaines peu importe la cause du décès.
  • Décès d’un proche : Auparavant la loi prévoyait 1 journée de congé rémunérée, alors que dorénavant la loi prévoit 2 jours de congé payés. Par proche on entend :
    • son enfant ou l’enfant de son conjoint
    • son conjoint
    • son père ou sa mère
    • son frère ou sa soeur
  • Décès d’un membre de la famille étendue : Advenant le décès de l’une des personnes ci-dessous, la loi prévoit 1 journée de congé rémunérée.
    • ses grands-parents
    • ses petits-enfants
    • son gendre / sa bru
    • père ou la mère de son conjoint
    • frère ou la soeur de son conjoint

Source : Ordre des Conseillers Agréés en Ressources Humaines – Guide pratique normes du travail (CRHA)

 

Nous espérons que ce résumé des principaux changements vous sera utile. Pour le guide pratique complet sur les changements aux normes du travail, cliquez ici pour consulter le guide fourni par l’Ordre des CRHA ou encore consultez le site éducaloi ou le site de la CNESST.

 

Mylène Henripin décembre 6, 2018 Pas de commentaire

Travailler avec un courtier hypothécaire, toujours une bonne idée!

Travailler avec un courtier hypothécaire, toujours une bonne idée!

Obtenir une hypothèque répondant à vos besoins, plus rapidement, sans vous déplacer et sans payer pour y arriver semble irréaliste, non? C’est pourtant ce que vous proposent les quelque 800 courtiers hypothécaires du Québec.

Ce service gagne en popularité, mais bon nombre d’acheteurs l’ignorent toujours ou conservent une réticence à l’idée de faire appel à un courtier.

En s’intéressant à cette profession, on se rend toutefois vite à l’évidence : il n’y a absolument aucune raison de négocier son prêt soi-même! Voici les principaux avantages de faire appel à un spécialiste :

1. Vous ne payez pas votre courtier

La rémunération de votre courtier est assumée par la banque chez laquelle vous contractez un prêt. D’ailleurs, la plupart des commissions sont équivalentes d’une institution à l’autre, assurant ainsi l’impartialité des conseillers. Leur objectif est donc de trouver le produit qui vous convient, pas d’augmenter leur bonus.

2. Vous ne courrez aucun risque à travailler avec un courtier

Tous les professionnels du courtage hypothécaire sont assujettis aux normes de l’Organisme d’Autoréglementation du Courtage Immobilier au Québec (OACIQ).

Comme les employés des banques, les courtiers indépendants doivent respecter une panoplie de règles strictes pour conserver leur titre.

3. Votre courtier peut obtenir le meilleur prix

La majorité des banques fonctionnent avec un système de tarifs double : le taux annoncé et le taux courtier. Le volume d’achat et le réseau de contacts des cabinets de courtage leur permettent d’obtenir des produits concurrentiels qui ne sont pas accessibles au grand public.

Lorsqu’un courtier dépose votre dossier dans une institution, il bénéficie généralement d’une réduction d’au moins 1,06 %.

4. Vous n’avez pas à vous occuper des démarches

Déposer votre dossier dans deux, trois, cinq institutions est un processus laborieux, tant pour votre moral que pour votre horaire. En faisant affaire avec un courtier, vous pourrez obtenir des propositions de plusieurs banques sans vous déplacer.

Puisque votre courtier connaît les produits offerts et les contraintes de chaque établissement comme le fond de sa poche, il saura où aller pour vous garantir de meilleures chances d’acceptation, peu importe votre situation.

Il peut même soumettre votre dossier à des institutions financières virtuelles, ouvrant ainsi une multitude de possibilités auxquelles vous n’auriez pas accès par vous-même.

5. Votre courtier connaît les hypothèques sur le bout de ses doigts

Quand plusieurs choix s’offrent à vous, le taux d’intérêt n’est pas le seul facteur à considérer. Certains contrats comportent des restrictions, comme l’impossibilité de rembourser un montant en capital avant l’échéance ou de transférer l’hypothèque à une nouvelle résidence.

Votre courtier pourra comparer l’ensemble des paramètres et vous permettre de sélectionner le produit qui vous conviendra le mieux. Vous éviterez ainsi de bien mauvaises surprises!

En bout de ligne, tous ces avantages se résument en une seule phrase : retenir les services d’un courtier rend votre magasinage plus rapide, plus agréable et plus rentable! Parlez en avec votre conseiller financier du Groupe Cloutier!

Veronique P Belair novembre 16, 2018 Pas de commentaire

Une bonne dette, ça existe?

Une bonne dette…. Ça existe?

Les spécialistes dressent souvent un portrait bien sombre du taux d’endettement des Canadiens. Des milliers de personnes ont recours aux syndics de faillite chaque année pour se désendetter et les Québécois sont les moins bons payeurs au pays. Mais dans ce discours, on oublie souvent de dire qu’il existe aussi de « bonnes » dettes!

Qu’est-ce qu’une mauvaise dette?

Une mauvaise dette est une somme empruntée qui n’engendre aucun gain et crée un endettement constant à cause des intérêts. Elle sert souvent à acheter un bien dont la valeur n’augmentera pas ou qui ne vous procurera pas de rendement sur le capital investi. Par exemple, l’utilisation de votre carte de crédit pour des vacances se classe parmi les mauvaises dettes. Si vous n’effectuez pas les mensualités pour la rembourser, votre cote de crédit pourrait en souffrir.

Pour déterminer s’il s’agit d’une mauvaise dette, demandez-vous si elle est justifiée et si le taux d’intérêt offert est raisonnable pour ce type de crédit. Si vous répondez non à au moins une des deux questions, l’emprunt se trouve probablement dans la catégorie des mauvaises dettes.

Les bonnes dettes

À l’opposé, les bonnes dettes sont contractées avec un objectif déterminé et permettent d’acquérir un actif dont la valeur augmentera au fil des années. Elles permettent d’améliorer son état financier ou sa situation à court ou à long terme et comportent un taux d’intérêt raisonnable. Un prêt hypothécaire, un prêt étudiant ou un emprunt pour cotiser à un REER ou acheter une entreprise sont quelques exemples de bonnes dettes. Mais même si ces emprunts constituent en quelque sorte un investissement, elles demeurent tout de même… des dettes! Il faut donc les gérer avec soin pour s’assurer de maintenir une bonne santé financière.

En général, pour être en mesure de faire face aux nombreux imprévus de la vie, les institutions financières recommandent de consacrer moins de 10 % de son revenu mensuel brut au remboursement de ses mauvaises dettes. Un endettement sain ne devrait pas représenter plus de 40 % du revenu brut, hypothèque incluse.

Pour évaluer si vous seriez capable de rembourser une dette supplémentaire ou des mensualités plus élevées, essayez de mettre de côté les versements mensuels que vous devrez faire pendant trois mois. Si cela n’affecte pas votre qualité de vie et que vous n’en ressentez pas les contrecoups, vous détenez un bon indice pour savoir si pouvez aller de l’avant.

Quelques trucs pour bien gérer ses dettes

  • Évitez d’avoir recours au paiement par versements, ceux-ci comprennent souvent beaucoup d’intérêts.
  • Évitez d’utiliser les services d’encaissement de chèque et de remboursement d’impôt anticipé.
  • Demandez à votre fournisseur de carte de crédit de vous proposer un taux d’intérêt inférieur.
  • Utilisez les points sur votre carte de crédit pour en baisser le solde au lieu de vous procurer divers produits.

Pour d’autres conseils sur la gestion de vos dettes, prenez rendez-vous avec votre conseiller. Il connait votre situation et pourra vous proposer des solutions astucieuses pour votre budget!