Veronique P Belair juin 21, 2018 Aucun commentaire

Connaissez-vous le REER de conjoint?

Connaissez-vous le REER de conjoint?

me si nous ne sommes pas en période d’impôt, il est pertinent de réfléchir et d’évaluer les stratégies qui pourraient vous être bénéfiques au moment de faire votre déclaration au printemps prochain. L’économie fiscale par le REER est une stratégie bien connue, mais un aspect de ce type d’épargne l’est pourtant moins : le REER de conjoint.Recommandé quand il y a un écart significatif entre le revenu des conjoints, il vous permet à la fois de récupérer plus en impôt et d’équilibrer l’épargne du couple. Cela représente en fait une méthode de fractionnement du revenu qui pourrait faire une belle différence sur votre qualité de vie à la retraite.

Pourquoi est-ce avantageux?

Le REER de conjoint n’est pas très différent du REER régulier. Simple à mettre en place, il s’agit d’une cotisation au régime de la douce moitié afin d’obtenir la déduction d’impôt associée. Il y a un avantage à court terme, lors de l’année de la cotisation, ainsi qu’un avantage au moment de la retraite.

Prenons Olivia, une avocate qui gagne un salaire plus élevé que Rémi, son époux. Si la limite de cotisation d’Olivia est de 18 000$, elle pourrait mettre 12 000$ dans son propre REER et 6 000$ dans un REER de conjoint au nom de Rémi, qui verrait son épargne ainsi bonifiée de 6 000$, sans affecter son plafond de cotisation. Comme le taux d’imposition d’Olivia est plus élevé, l’économie d’impôt globale qui en résultera, cette année-là, sera plus grande que si Rémi avait cotisé lui-même à son REER.

Au moment de la retraite, la situation sera également plus avantageuse. En effet, si Olivia retire 60 000$, le montant d’impôt à payer sera plus élevé que si les membres du couple retirent 30 000$ chacun de leur côté.

Quelques éléments à retenir :

  1. Il ne faut pas signer un chèque à son conjoint afin qu’il le dépose dans son REER personnel. Le compte doit absolument être ouvert en tant que REER de conjoint.
  2. Un REER de conjoint vise à épargner à long terme et non à placer momentanément des sommes à l’abri de l’impôt. Le montant doit ainsi rester dans le REER pour le reste de l’année et les deux années civiles suivantes (il faut donc laisser passer trois 31 décembre). Si l’argent est retiré avant, des pénalités fiscales seront appliquées. C’est-à-dire que, si Olivia cotise au REER conjoint à hauteur de 30 000$, dont 6 000$ au cours de la dernière année civile, et que Rémi retire 8 000$ du REER avant l’échéance du délai de trois ans, 6 000$ seront considérés comme des revenus imposables pour Olivia et 2 000$ comme des revenus imposables pour Rémi.
  3. Vous êtes conjoint de fait? Sachez que ce don est définitif et que l’argent appartient à votre conjoint. Vous ne pourrez donc pas récupérer ces sommes en cas de séparation, à moins d’avoir prévu une clause spécifique dans un contrat de vie commune.

Si vous pensez que ce type d’épargne vous serait avantageux et envisagez de le mettre en place, il est important de tenir compte de votre situation financière actuelle et de vous projeter dans l’avenir pour vous assurer de prendre de bonnes décisions. Consultez votre conseiller pour en discuter!

Veronique P Belair juin 4, 2018 Aucun commentaire

L’emprunt REER… Jamais sans mon conseiller!

L’emprunt REER… Jamais sans mon conseiller!

Épargner de l’argent pour la retraite n’est pas toujours facile! Quand on commence à travailler dans la vingtaine, notre salaire est parfois modeste et il faut rembourser ses dettes d’études. Ensuite, dans la trentaine, c’est le premier achat de maison, le premier bébé… Avec toute la bonne volonté du monde, les étapes naturelles de vie peuvent rendre ardue la discipline des versements REER.

Tout ça fait en sorte que beaucoup de travailleurs se retrouvent, dans la quarantaine, avec un montant élevé dans la case Droits de cotisation non utilisés. La question qui se pose est alors la suivante : « Comment vais-je rattraper le temps perdu? ».

C’est souvent à ce moment que l’option du prêt REER se pointe le bout du nez. L’idée d’emprunter pour épargner peut sembler, aux premiers abords, contraire à la logique. Toutefois, quand on comprend les mécanismes fiscaux sous-jacents, cela peut être une solution intéressante, mais à condition de bien calculer!

Le danger des raccourcis mathématiques

Quand il est question de prêts REER, il est facile de se laisser berner par des estimations faites de façon précipitée qui donnent un bien-fondé superficiel à l’opération. J’emprunte 10 000 $, je retire 4 000 $ en retour d’impôt, ce qui fait que ma cotisation ne me coûte que 6 000 $. Merveilleux!

En réalité, il faut pousser la réflexion beaucoup plus loin pour valider si l’effet de levier est bel et bien présent. Voici les éléments qui doivent être considérés dans le calcul :

  • Le taux d’intérêt et la durée du prêt
  • Le taux de rendement attendu du placement REER
  • Le remboursement d’impôt anticipé
  • La baisse ou non de votre taux d’imposition dû à la déduction fiscale

Vous comprendrez qu’il ne s’agit pas d’une stratégie adaptée à tous et qu’elle comporte certains risques pouvant ne pas convenir aux investisseurs plus conservateurs. En effet, l’objectif sera d’investir dans des véhicules de placement pouvant offrir un rendement supérieur à long terme au coût de l’emprunt. Pour atteindre cet objectif, il conviendra d’investir, au moins en partie, sur le marché boursier. Il faudra donc que l’investisseur soit capable de conserver son calme lorsque les marchés fluctueront fortement et de garder une vision à long terme. De plus, il est primordial que la totalité du remboursement d’impôt soit utilisée immédiatement pour diminuer le montant de l’emprunt ou pour effectuer une autre contribution REER (si la situation le permet). Malheureusement, les données démontrent qu’à peine la moitié des gens ont cette discipline, ce qui atténue significativement les bienfaits de la stratégie.

L’expertise de votre conseiller à la rescousse!

Comme vous le voyez, il peut être complexe de déterminer si votre prêt REER sera avantageux à long terme. N’oubliez pas qu’il va impacter votre capacité d’emprunt global et vous astreindra à une discipline de remboursement stricte. Si le gain immédiat donne l’impression de réaliser un bon coup, il faut absolument faire l’effort de calculer le tout dans son ensemble. Votre conseiller financier est la personne la mieux placée pour chiffrer l’opération et vous dire si, dans votre situation précise, cela vaut la peine.

Même si été rime davantage avec relaxer qu’avec cotiser, les réflexions sur la retraite sont toujours pertinentes. Votre conseiller est disponible pour vous aider à mettre sur pied un plan d’épargne qui vous libérera l’esprit!

 

Mylène Henripin mai 30, 2018 Aucun commentaire

Votre tolérance au risque se reflète-t-elle dans votre choix d’assurance vie?

Votre tolérance au risque se reflète-t-elle dans votre choix d’assurance vie?

On parle généralement de tolérance au risque dans le contexte des placements. On tentera alors de cerner si vous êtes plutôt du genre prudent ou audacieux face aux rendements et aux pertes. Cette tolérance se reflètera ensuite dans la stratégie d’investissement mise en place.

Mais pourquoi ne pas appliquer la même logique lorsque vient le temps de choisir son assurance vie? Quand on y pense, le montant choisi pour la couverture est influencé par notre tolérance au risque! Et comme le coût des primes en dépend, cela aura une incidence sur le budget et l’épargne.

Distinguons d’abord les deux facettes de la tolérance au risque :

  1. La capacité à encaisser une perte, ou la tolérance au risque financier. Celle-ci dépend de votre richesse, car elle relève de votre capacité à absorber des pertes monétaires sans réduire votre niveau de vie. Essentiellement, c’est la présence (ou non) d’un coussin de sécurité. Si vous dépendez du rendement d’un placement pour payer votre logement, vous êtes dans une situation risquée. Si, au contraire, la fluctuation de votre épargne n’influence pas votre budget mensuel, vous avez une tolérance plus élevée.
  2. La disposition à tolérer les pertes, ou la tolérance au risque psychologique. Celle-ci est plus difficile à mesurer et on tend parfois à la surestimer. Pour l’évaluer, il faut se plonger dans la situation où on perd de l’argent. Si vous avez de la misère à accepter cette perte, vous tendrez à réduire votre niveau de risque, et ce, même si vous êtes capable financièrement de l’absorber.

Vous l’aurez deviné, c’est le 1er type de tolérance qui est important de considérer ici. Revenons maintenant à l’assurance vie…

Équilibrer les besoins, le risque et l’épargne

La couverture en assurance doit être choisie selon vos besoins et votre conseiller est là pour vous aider à bien les évaluer. Mais également, d’une personne à l’autre, le niveau de tolérance au risque va engendrer une certaine influence dans la sélection de la police. Certains seront plus à l’aise avec une couverture élevée, alors que d’autres préféreront baisser le montant de leurs primes en optant pour une couverture plus basse. Comment choisir?

En évaluant adéquatement chaque situation financière, il pourrait s’avérer judicieux, pour certaines personnes, de choisir une couverture plus basse et d’utiliser l’économie sur les primes pour accumuler un coussin de sécurité dans un véhicule d’épargne comme le CELI. Le même principe s’applique en assurance de dommages alors que le montant de la prime fluctue inversement à la franchise choisie. Cette stratégie requiert cependant une certaine discipline et, avant de l’appliquer, il faut déterminer si elle correspond à votre profil et vos capacités d’épargne.

Demandez à votre conseiller de vous expliquer comment cette méthode pourrait vous aider à épargner pour votre retraite ou un autre projet!

Mylène Henripin mai 8, 2018 Aucun commentaire

L’abonnement, nouvelle façon de consommer?

L’abonnement, nouvelle façon de consommer?

Vous avez probablement remarqué la tendance, depuis quelques années, d’une nouvelle forme de consommation : celle des boîtes d’abonnement ou « subscription boxes ». Ce modèle d’affaires n’est pas né d’hier, mais force est de constater que, dernièrement, le marché multiplie les offres si bien que nous avons décidé de nous pencher sur la question.

Par mois ou par semaine, des produits livrés à votre porte

En 2018, les entreprises rivalisent de créativité pour concocter des boites contenant des cosmétiques, des collations, des rasoirs, des produits pour animaux et même des bas collants. Favorisées par le développement accéléré du commerce en ligne, ces compagnies expédient leurs boites chaque mois ou chaque semaine, à des clients aux besoins diversifiés.

Certains services visent à faciliter le quotidien (comme les recettes prêtes à cuisiner), d’autres à se libérer d’une routine ennuyante (comme l’achat de chaussettes ou de savons) et d’autres encore souhaitent faire connaître de nouveaux produits, misant ainsi sur l’expérience de la découverte.

Aucune industrie ne semble y échapper puisqu’en janvier, Cadillac a lancé son service d’abonnement : une voiture à 1500 US $ par mois, incluant l’assurance et l’entretien. Ce forfait permet même aux gens de changer d’auto comme bon leur semble. Du jamais vu!

Et si on parlait budget?

Tous ces produits et services sont fort bien pensés et permettent aux entreprises de récolter des revenus sur une base régulière. Au niveau du modèle d’affaires, c’est donc plutôt brillant. Mais est-ce que l’équation est aussi gagnante chez le consommateur? Au-delà de la commodité, les économies sont-elles au rendez-vous? Malheureusement, pas toujours…

Voici des pistes de réflexion pour vous aider à prendre une décision éclairée au sujet d’un abonnement :

  1. Analyser vos habitudes. Demandez-vous : « Est-ce que je consomme déjà ceci? ». Si vous avez l’habitude d’acheter le produit en question, et ce, à la même fréquence que l’abonnement, c’est que le besoin est réel. Certaines entreprises misent sur l’effet attrayant de découvrir de nouveaux produits, mais faite attention. S’il s’agit de produits que vous n’utilisez pas régulièrement (comme des vernis à ongles par exemple), votre abonnement représentera une nouvelle dépense dans votre budget.
  2. Calculer le coût de revient. Avant de sortir votre argent, calculez ce qu’il vous en coûte actuellement pour vous procurer les produits en question. Si vous troquez la location de 4 DVD à 3,99 $ chacun pour un forfait Netflix à 10,99$, vous êtes gagnant. Par contre, des repas à préparer pour 35 $ chacun représentent-ils une économie par rapport au coût de l’épicerie? Vous évitez bien sûr la planification et les courses à faire, mais ce gain compense-t-il le prix exigé? La réponse est probablement non. Toutefois, si ce service vous évite d’aller au resto deux fois par semaine, vous pourriez y récolter un avantage monétaire.

Stratégies commerciales et surconsommation

Dans cette analyse il ne faut pas oublier un autre piège : celui d’oublier qu’on est abonné. En effet, avant de faire l’effort de se désabonner, certaines personnes auront dépensé des centaines de dollars…

Quelques conseils en terminant :

  • Calculez soigneusement le coût de l’abonnement et ses bénéfices, car la commodité offerte est rarement rentable.
  • Ne changez pas vos habitudes pour vous adapter à un produit ou un service à moins d’y récolter de réelles économies.
  • Choisissez des plans qui permettent de se désabonner sans pénalité.
  • Ne vous laissez pas leurrer par l’expédition gratuite : ce coût est caché dans ce que vous payez.

Vous aimeriez de l’aide pour évaluer votre budget et faire de meilleurs choix? Consultez votre conseiller!

Mylène Henripin mars 23, 2017 Aucun commentaire

Mon employeur a mis sur pied un RVER, dois-je cotiser?

Mon employeur a mis sur pied un RVER, dois-je cotiser?

Mis sur pied par le gouvernement pour inciter les Québécois à investir dans leur retraite, le RVER (régime volontaire d’éparque retraite) est un régime d’épargne retraite collectif offert par votre employeur et géré par un administrateur autorisé. Comment ça marche? L’employeur doit aviser ses employés de l’entrée en vigueur du régime et doit ensuite les y inscrire. C’est aussi l’employeur qui s’occupe d’effectuer la cotisation de l’employé, à même son salaire, et de la remettre à l’administrateur autorisé.

Si l’entreprise pour laquelle vous travaillez ne l’offre pas déjà, elle est tenue de mettre en place le programme d’ici le 31 décembre 2017. Sachez que vous n’êtes pas obligé d’y participer.

Pourquoi cotiser aux RVER?
Le RVER offre la possibilité aux employeurs de bonifier la cotisation de leurs employés. Ainsi, l’entreprise devient plus attrayante auprès de sa main-d’œuvre, car sa cotisation représente un avantage non imposable pour l’employé.

Toutefois, si votre employeur ne cotise pas à votre RVER, le régime est équivalent à un REER.

6 choses à savoir sur le RVER

  • Si vous avez plus de 18 ans et que vous avez une année de service continu au sens de la loi sur les normes du travail, vous êtes automatiquement inscrit. Pour vous retirer du régime, vous devrez remplir un formulaire.
  • Si vous avez décidé de ne pas intégrer le régime, mais que vous changez d’idée, votre employeur dispose de 30 jours pour vous réintégrer au régime.
  • Une fois que vous êtes inscrit au RVER, vous avez 60 jours pour vous retirer. Sinon, vous serez obligé d’y cotiser pendant un an.
  • Si vous ne participez pas au RVER, tous les deux ans votre employeur vous offrira la possibilité d’y adhérer.
  • Le taux de cotisation par défaut est de 2%, mais vous pouvez le modifier, le plafond étant de 18% de votre revenu annuel en 2016.
  • Si vous souhaitez retirer un montant de votre RVER, c’est possible à la date anniversaire de votre régime. Par contre, les cotisations de votre employeur sont immobilisées jusqu’à votre retraite.

Gérer votre retraite selon vos critères
Pour certain, le RVER représente une bonne façon d’économiser de l’argent. Pour d’autres, il se pourrait que ce ne soit pas la meilleure solution.

En faisant directement affaire avec un conseiller, vous pourrez établir votre profil d’investisseur et bénéficier de ses conseils sur la façon de placer votre argent. Un conseiller financier peut également vous guider dans la gestion de votre endettement et dans le type de régime à privilégier.

Informez-vous auprès de votre conseiller avant d’investir dans votre régime de retraite!

Mylène Henripin février 13, 2017 Aucun commentaire

Rembourser votre hypothèque ou cotiser à votre REER?

Rembourser votre hypothèque ou cotiser à votre REER?

Lorsque vous avez un important montant d’argent disponible, comme de nombreux Canadiens, vous hésitez entre investir dans votre REER ou rembourser votre hypothèque. Le premier choix peut vous permettre une retraite plus confortable et le second choix peut réduire votre taux d’endettement et diminuer votre période d’amortissement.

Rembourser votre hypothèque
Accélérer le remboursement de votre hypothèque vous permet de diminuer les intérêts à payer sur le montant total de votre emprunt. Bien que les taux d’intérêt soient actuellement très bas, le remboursement de l’hypothèque constitue la principale préoccupation des ménages canadiens, car elle représente leur plus grosse dette. Rembourser rapidement votre prêt peut vous permettre de réaffecter vos versements mensuels dans un investissement, comme un REER.

Prenons l’exemple suivant : vous avez un montant de 100 000$ que vous choisissez d’utiliser pour rembourser votre prêt hypothécaire (votre emprunt de 400 000$ devient un emprunt de 300 000$). Avec un taux d’intérêt de 3% et des paiements mensuels de 2500$, ce remboursement vous permet de réduire votre période d’amortissement de 17 à 12 ans. C’est 5 années de gagnées!

Privilégier l’investissement à vos REER
Il faut savoir que plus votre tranche d’imposition est élevée lorsque vous effectuez votre cotisation à un REER et plus votre remboursement est important. De plus, si au moment de convertir votre REER en FERR (fonds enregistré de revenu de retraite) votre tranche d’imposition est plus basse, vous payerez moins d’impôts et votre investissement sera d’autant plus avantageux.

Dans le même ordre d’idées : si votre situation actuelle implique un taux d’imposition bas, contribuer à votre REER ne représente pas un remboursement d’impôts aussi important que pour quelqu’un qui a un taux d’imposition élevé.

Par exemple, plutôt que de rembourser votre hypothèque, si vous décidez de verser 100 000 $ à votre REER, avec un taux de rendement présumé de 4% et un taux d’imposition relativement élevé de 40% : sur 17 ans, votre épargne s’élèvera à 321 318$.

Chaque individu a une situation financière différente : pour connaître la meilleure solution pour vous, consultez votre conseiller!

Mylène Henripin janvier 7, 2017 Aucun commentaire

Décéder sans testament : un cauchemar pour vos héritiers

Décéder sans testament : un cauchemar pour vos héritiers

Votre succession représente l’ensemble de vos biens lors de votre décès : votre maison, vos résidences secondaires, mais aussi vos polices d’assurance, vos placements et vos régimes de retraite. Lorsque vous rédigez votre testament, vous déterminez à qui ces biens seront distribués, en partie ou en totalité. Sans testament, c’est la loi qui aura le dernier mot!

On se souvient de l’histoire médiatisée de l’écrivain suédois Stieg Larsson, décédé subitement quelques mois avant la publication de Millenium. Non seulement il n’a jamais profité de l’immense succès de sa trilogie, mais sa conjointe qui partageait sa vie depuis 30 ans – ils n’étaient pas mariés et n’avaient pas d’enfants – s’est retrouvée totalement exclue de la succession. Le chanteur américain Prince, mort en avril 2016, n’avait pas de testament et sa fortune s’élevait à plusieurs dizaines de millions de dollars, sans compter les revenus liés à la commercialisation future de sa musique. La transmission de ses biens est un véritable casse-tête pour ses successeurs, car Prince n’était pas marié et n’avait pas d’enfants!

La répartition de vos biens, selon votre situation conjugale

Vous êtes mariés ou unis civilement, mais vous n’avez pas de testament
Dans l’éventualité où votre conjoint décède, vous devrez, entre autres, procéder au partage du patrimoine familial. Ainsi, l’ensemble de vos biens communs depuis votre mariage sera partagé selon la liste, établie par la loi, de biens inclus dans votre patrimoine familial.

Si vous avez des enfants, vos biens seront répartis entre vous et vos enfants : 1/3 pour vous, 2/3 pour vos enfants. Si vous n’en avez pas, ils seront répartis entre vous et les parents de votre conjoint, et s’ils sont décédés, avec ses frères et sœurs.

Si vous avez des enfants, répartissez vos avoirs de façon équitable : ça évitera de générer des chicanes de famille. Pour prévenir tout conflit, mandatez un professionnel (un avocat, un notaire ou un comptable) pour s’en occuper ou faites affaire avec une compagnie de fiducie.

Vous n’êtes pas mariés et vous n’avez pas de testament
Sachez que devant la loi, sans testament, vous n’aurez aucun droit sur les biens de votre conjoint. Que vous soyez ensemble depuis deux ans, trois ans ou vingt ans! Si vous avez des enfants, ils hériteront en totalité des biens de votre conjoint, et la somme héritée sera répartie en parts égales. Sans enfants, c’est la famille de votre conjoint qui héritera.

Dans le cas d’une famille reconstituée, le parent a tout intérêt à être vigilant. Certains ont déjà involontairement déshérité leurs propres enfants au profit de ceux du conjoint, à cause d’une clause mal définie. En réalisant votre testament avec l’aide d’un professionnel (un notaire ou un avocat) chaque détail sera scrupuleusement validé.

Vous êtes célibataire et sans enfant
Vos biens seront répartis entre vos parents et vos frères et sœurs. Pour plus de détails sur la répartition d’une succession, vous pouvez consulter l’organigramme suivant.

Assurez-vous d’avoir un testament valide
Au Québec, trois types de testaments sont reconnus : le testament notarié, le testament olographe et le testament devant témoins. Toutefois, assurez-vous de sa validité en respectant les formalités requises par la loi. Si le testament n’est pas réalisé par un notaire ou un avocat, avisez vos proches de son existence afin qu’ils le trouvent facilement, le cas échéant.

Rédiger son testament n’est pas une activité des plus réjouissantes, car elle nous oblige à réfléchir sur notre décès. C’est probablement pour cette raison que plusieurs personnes remettent cette tâche à plus tard. Selon un sondage réalisé par CROP-L’actualité en octobre 2016, 48% des adultes québécois ont un testament, alors que la proportion est de 75% chez les 55 ans et plus. N’attendez plus, planifiez votre succession dès maintenant!

Besoin de conseils pour rédiger votre testament? Communiquez avec votre conseiller!

 

10 habitudes à prendre pour arriver à épargner

Pour certaines personnes, il peut être très difficile d’épargner. Le salaire moyen des québécois étant d’approximativement 43 427$1 en 2013 et l’immobilier ne cessant d’augmenter,small_iStock_000006994079Large il faut être bien outillé financièrement pour parvenir à épargner. De plus, pour une personne qui gagne 50 000$ annuellement, il faut en moyenne 1 million de dollars2 à la retraire pour conserver sensiblement le même rythme de vie. Ces chiffres sont effrayants puisqu’une personne qui ne possède pas de régime d’épargne au travail devra épargner une somme considérable pour parvenir à ce montant à l’âge de 65 ans. Pour plusieurs, il faudra sans doute modifier certaines habitudes de vie pour y arriver. Voici quelques trucs tirés du guide des 99 trucs pour économiser sans trop se priver, publié par www.questionretraite.qc.ca , qui pourront vous aider à renflouer vos coffres.

1. Il n’y a pas d’âge minimum pour commencer à épargner. Plus vous commencerez tôt, plus vos économies croîtront grâce au principe des intérêts composés. Si vous ne savez pas de quoi il s’agit, les intérêts composés sont des intérêts calculés sur des intérêts. Par exemple, si vous placez 100$ à 6% d’intérêts composés annuellement, vous aurez 106$ l’an prochain. L’année d’après, le 6% d’intérêts n’est plus calculé sur 100$ mais, sur 106$. L’année 2, vous aurez donc 112,36$. Cela signifie que plus votre argent reste longtemps dans un placement à intérêts composés, plus il fructifie rapidement.

2. Fixez vous un budget mensuel à l’aide d’un tableau à cet effet pour vous assurer de ne rien oublier. Déterminez vos priorités et incluez l’épargne dans celles-ci (L’épargne retraite devrait représenter 10%3 de vos dépenses ). Évaluez vos besoins. Il y a des catégories de biens qui grugent beaucoup d’argent dans votre budget. Par exemple, les restaurants fréquents le midi, les gros forfaits de cellulaire et les assurances auto/habitation (si vous ne les avez pas magasiné). Il faut savoir changer certaines habitudes (amener un lunch au bureau) et magasiner vos ententes (les prix peuvent varier beaucoup d’un fournisseur à l’autre). Bref, éliminez les dépenses que vous jugez superflues.

3. Regroupez vos dettes dans un seul prêt si vous en avez plusieurs. En fait, l’idéal est d’avoir un minimum de dettes puisque cela coûte cher. Si vous laissez de l’argent sur votre carte de crédit à chaque mois, vous payez sans doute énormément d’intérêts. Si vous n’arrivez pas à payer votre carte de crédit, demandez à votre conseiller financier de transférer toutes vos dettes sur un seul emprunt. Vous ferez de grosses économies en intérêts et pourrez payer votre emprunt plus rapidement.

4. Faites affaire avec un conseiller financier. Celui-ci vous aidera à mettre de l’ordre dans vos finances. Puisqu’il possède beaucoup de connaissances dans le domaine des finances, il sera en mesure de vous donner des conseils judicieux sur la gestion de vos avoirs et de vos dettes. Il vous aidera aussi à choisir un véhicule d’épargne qui correspond à votre situation et à votre profil d’investisseur.

5. Magasinez les bas prix. Ça peut sembler anodin comme solution mais, prendre le temps de magasiner les rabais peut permettre de diminuer vos dépenses de beaucoup. En faisant attention de choisir les produits économiques ou en rabais, vous seriez probablement en mesure de vous enrichir de beaucoup chaque année. Cela justifie sans aucun doute la mode des coupons qui s’est accrue dans les dernières années.

6. Faites attention à votre consommation d’énergie. Si vous faites un petit exercice et additionnez toutes vos factures de gaz et d’hydro pour un mois, vous serez peut-être surpris de voir quelle portion de votre revenu vous consacrez à des coûts d’énergie. Ça vaut la peine de se sensibiliser à consommer de façon responsable. De plus, sur le site d’Hydro-Québec, vous aurez accès à une multitude de conseils pour réduire votre consommation. Vous trouverez certainement une façon de diminuer le montant de votre facture.

7. Fixez vous des objectifs pour votre retraite et rencontrez un conseiller financier pour vous aider à les atteindre.Toute personne sait qu’elle parviendra un jour à la retraite mais, lorsqu’il s’agit d’un projet lointain pour lequel il n’y a rien de concret en prévision, c’est démotivant d’y mettre une part importante de ses économies. Un conseiller financier vous aidera à voir clair à travers tout ça. Vous saurez concrètement combien d’argent vous devrez placer par année pour arriver à temps à la retraite que vous souhaitez.

8. Prenez un REER auquel vous cotisez automatiquement. Lors de l’ouverture de votre REER, demandez qu’un montant fixe soit prélevé automatiquement à chaque paye ou chaque mois dans votre compte. En n’ayant pas à effectuer un virement vous-même, il sera plus difficile de ne pas respecter votre engagement de départ.

9. Vivez en dessous de vos moyens. Cela signifie ne pas dépenser tout le revenu disponible. Si par exemple vous avez des revenus conjoints de 100 000$ par année, ne vous engagez pas dans des paiements de 100 000$ par année. Vous serez étouffés et peinerez à faire tous vos paiements à la fin du mois. Magasinez peut-être une maison et une voiture moins chères pour vous permettre de faire des épargnes. Votre endettement ne devrait pas dépasser 40% de votre salaire annuel. À l’aide de la formule ici-bas, vous pouvez vous-même faire le calcul.

Calcul de l’amortissement total de la dette (ATD)4 :
Additionnez : versement hypothécaire + taxes foncières + chauffage + 50% des frais de condo (si applicable) + intérêts carte de crédit + paiement voiture + frais d’emprunt
Divisez le tout par votre salaire. Le résultat doit être inférieur à 40%.
*ATTENTION
: toutes les données doivent être calculées sur une base annuelle.

10. Épargnez votre augmentation de salaire. Si vous recevez une augmentation de salaire mais, que vous respectez le ratio d’endettement (ATD) avec votre salaire actuel, mettez le surplus dans votre épargne.

Si vous êtes intéressés à connaître plus de trucs pour épargner, consultez le guide des 99 trucs pour économiser sans trop se priver, disponible sur le site www.questionretraite.qc.ca.

1Journal Les Affaires. Consulté le 2015-02-19.
2Le conseiller.ca. Consulté le 2015-02-19.
3Question retraite. Consulté le 2015-02-19.
4 Agence de la consommation en matière financière du Canada. Consulté le 2015-02-19.

Bien prévoir sa retraite

Plus de 94 % des Québécois comptent sur la Régie des rentes du Québec (RRQ) comme revenu lorsqu’ils seront à la retraite selon un sondage pancanadien de BMO Groupe financier. De ce small_iStock_cochon_epargne_nerd_1nombre, 39 % affirment qu’ils dépendront « fortement » des revenus de l’État à la retraite1. Pourtant, le montant maximal versé par l’État serait de 19 078$ 2 3par année pour une personne qui prendrait sa retraite en 2014 à l’âge de 65 ans. Les revenus versés par le gouvernement proviennent principalement de 3 sources, soient :
• La rente de retraite de la RRQ
• Et la Pension de Sécurité de vieillesse (SV)
• Les personnes ayant un très faible revenu peuvent également obtenir un supplément de revenu garanti (SRG)

Le gouvernement a par ailleurs annoncé que l’âge pour devenir admissible à la pension de sécurité de vieillesse passera de 65 ans à 67 ans à partir de 2023, alors c’est à prendre en considération si vous comptez prendre votre retraite avant 67 ans.

Voici un exemple concret qui vous donnera une idée de l’épargne nécessaire pour votre retraite. Robert a 65 ans et prend sa retraite cette année. On estime que pour maintenir le même niveau de vie à la retraite, une personne aura besoin de 70 % de son revenu annuel. Le salaire actuel de Robert est de 60 000 $ par année.

Épargne retraite(1)
À la lumière de ces informations, il est évident que pour maintenir un niveau de vie semblable à la retraite, nous devrons recourir à d’autres sources de revenus que les prestations gouvernementales et il peut être difficile de voir clair à travers tous ces choix de placements. Il ne faut surtout pas hésiter à consulter un conseiller financier pour s’informer et développer la bonne stratégie.

5 conseils vous aideront à planifier votre retraite :
1. Vous devez respecter vos besoins. Épargnez en fonction de votre situation financière et vos objectifs de retraite.
2. Épargnez tôt ! Plus vous épargnez tôt, plus votre argent travaille pour vous.
3. Privilégiez un placement enregistré (REER, CELI). Ainsi, vous bénéficierez d’avantages fiscaux.
4. Si vous bénéficiez d’un régime privé de retraite, portez attention à votre relevé de droits pour connaître vos avantages.
5. Faites attention de tenir compte de l’inflation dans vos calculs. Cela a un impact important sur le prix futur des biens.

La RRQ a aussi mis en ligne un outil pour simuler rapidement vos revenus à la retraite en fonction de votre épargne. Vous pourrez aussi modifier vos paramètres comme vous le voulez en fonction de ce que vous envisagez comme projets pour votre retraite.

Faire la simulation
Suite à l’exercice, commencez à épargner ! Contactez un des conseillers chez Groupe Finaction au 1-877-575-7007 ou consultez notre site Internet au www.groupefinaction.com .
1Rémi Maillard. Retraite: les Québécois misent sur l’État… et la loterie! [En Ligne]
2Site Internet. Régie des rentes du Québec.
3Site Internet. Service Canada