Mylène Henripin février 6, 2019 Aucun commentaire

Cannabis et assurances : des impacts majeurs?

Cannabis et assurances : des impacts majeurs?

 

Quand le projet de loi C-45 proposant la légalisation du cannabis à usage récréatif a été adopté en juin

dernier, le monde de l’assurance a vécu un choc. À en croire la vague d’inquiétude qui déferlait sur les médias, l’avenir ne semblait pas sourire aux consommateurs de cette substance pourtant accessible dans l’univers médical depuis 2001. De l’impossibilité de souscrire à une assurance vie, jusqu’à l’interdiction de traverser les frontières américaines, nous avons pu en lire de toutes sortes.

Quelque mois après la légalisation, nous constatons que les modifications apportées à la majorité des contrats sont mineures.

Les assurances vie

S’appuyant sur les résultats de recherches médicales, l’Association canadienne des compagnies d’assurances de personnes (ACCAP) et le Bureau d’assurance du Canada (BAC) ont statué que le cannabis ne représente pas les mêmes risques pour la santé à long terme que le tabac.

À moins de faire preuve d’une consommation abusive (3 à 4 fois par semaine et plus), les adeptes de la marijuana ne verront donc pas leur prime grimper en flèche puisqu’ils seront considérés comme non-fumeurs, à l’exception de ceux qui mélangent leur cannabis à du tabac.

Les régimes collectifs

Pour les détenteurs de prescriptions, la légalisation a fait bouger les choses dans le bon sens. Profitant de l’accroissement de l’acceptabilité sociale, plusieurs grands assureurs ont choisi d’intégrer le cannabis médical dans la liste des frais de santé remboursables.

Bien que peu de modifications aient été faites aux recommandations du BAC, le Centre d’étude de la pratique d’assurance a tout de même actualisé ses normes pour les formulaires de souscription afin qu’elles tiennent compte de la légalisation.

Il n’y a donc aucune raison de paniquer, mais il demeure primordial de vérifier les clauses de vos contrats d’assurance. Que votre consommation soit occasionnelle ou régulière, votre meilleur allié en matière d’assurances est toujours un courtier bien informé. N’ayez pas peur de nous poser toutes vos questions afin d’obtenir la bonne couverture pour vous !

Mylène Henripin janvier 16, 2019 Aucun commentaire

Taux d’intérêt directeur : voyez le meilleur de chaque situation!

Taux d’intérêt directeur : voyez le meilleur de chaque situation!

Après plusieurs hausses consécutives du taux d’intérêt directeur, la Banque du Canada a annoncé en décembre dernier qu’elle n’y toucherait pas pour l’instant.

Il s’agit, bien entendu, d’une bonne nouvelle, mais la situation inverse n’aurait pas non plus été catastrophique. Utilisons ce répit pour observer, de manière objective, les impacts réels d’une inflation du taux directeur.

Intérêts élevés? Pas de panique!

Des augmentations successives, comme on a pu en voir en 2018, sont avant tout un signe que la Banque du Canada considère que l’économie canadienne se porte mieux. Puisque le crédit est moins intéressant en période de hausse, les consommateurs ont tendance à moins emprunter, et conséquemment à moins dépenser. Une économie en santé peut encaisser ce ralentissement et le taux d’endettement des Canadiens a alors la chance de s’amoindrir.

Un impact individuel positif

Une hausse du taux directeur peut également sourire à votre portefeuille. Pensons entre autres aux placements. À court terme, le ralentissement économique peut effectivement engendrer une diminution du rendement de vos actifs. Ce phénomène, purement réactif, est toutefois éphémère. Quand l’économie se stabilisera, vos actifs en feront de même.

En ligne de compte, la hausse vous sera même bénéfique puisqu’un taux plus élevé génèrera une accumulation d’intérêt plus importante. C’est particulièrement avantageux pour les portefeuilles de placements plus conservateurs. Il suffit d’être patient et de garder son sang-froid!

Les produits offerts par les banques sont également attirants quand le taux directeur est haut. Les institutions financières ont alors plus de marge de manœuvre et ont l’occasion de déterminer des taux préférentiels compétitifs, au bonheur de leurs clients!

L’envers de la médaille

Vous vous en douterez bien, ces arguments en faveur d’un haut taux d’intérêt n’ont pas la même valeur pour tous. Ceux qui ressentent plus cruellement les effets négatifs des fluctuations sont les détenteurs de prêts sans taux fixe.

Dès que la Banque du Canada annonce une modification, les institutions financières réajustent leurs propres produits et les endettés écopent. Même les détenteurs d’hypothèques à taux fixe peuvent s’y faire prendre si le barème établi ne redescend pas avant le renouvellement de leur entente.

La bonne nouvelle? Puisque la Banque du Canada ne semble pas vouloir bouger en ce début d’années, c’est le moment rêvé de vous préparer en prévision des mouvements à venir! Si vous croyez qu’une augmentation aurait un impact considérable sur votre capacité à gérer vos dettes, agissez maintenant.

Avec l’aide de votre conseiller, révisez votre plan de remboursement et d’épargne et profitez de la stabilité des taux pour améliorer votre sort. En étant proactif, vous arriverez certainement à ressortir gagnant de la prochaine hausse!

Mylène Henripin décembre 6, 2018 Aucun commentaire

Travailler avec un courtier hypothécaire, toujours une bonne idée!

Travailler avec un courtier hypothécaire, toujours une bonne idée!

Obtenir une hypothèque répondant à vos besoins, plus rapidement, sans vous déplacer et sans payer pour y arriver semble irréaliste, non? C’est pourtant ce que vous proposent les quelque 800 courtiers hypothécaires du Québec.

Ce service gagne en popularité, mais bon nombre d’acheteurs l’ignorent toujours ou conservent une réticence à l’idée de faire appel à un courtier.

En s’intéressant à cette profession, on se rend toutefois vite à l’évidence : il n’y a absolument aucune raison de négocier son prêt soi-même! Voici les principaux avantages de faire appel à un spécialiste :

1. Vous ne payez pas votre courtier

La rémunération de votre courtier est assumée par la banque chez laquelle vous contractez un prêt. D’ailleurs, la plupart des commissions sont équivalentes d’une institution à l’autre, assurant ainsi l’impartialité des conseillers. Leur objectif est donc de trouver le produit qui vous convient, pas d’augmenter leur bonus.

2. Vous ne courrez aucun risque à travailler avec un courtier

Tous les professionnels du courtage hypothécaire sont assujettis aux normes de l’Organisme d’Autoréglementation du Courtage Immobilier au Québec (OACIQ).

Comme les employés des banques, les courtiers indépendants doivent respecter une panoplie de règles strictes pour conserver leur titre.

3. Votre courtier peut obtenir le meilleur prix

La majorité des banques fonctionnent avec un système de tarifs double : le taux annoncé et le taux courtier. Le volume d’achat et le réseau de contacts des cabinets de courtage leur permettent d’obtenir des produits concurrentiels qui ne sont pas accessibles au grand public.

Lorsqu’un courtier dépose votre dossier dans une institution, il bénéficie généralement d’une réduction d’au moins 1,06 %.

4. Vous n’avez pas à vous occuper des démarches

Déposer votre dossier dans deux, trois, cinq institutions est un processus laborieux, tant pour votre moral que pour votre horaire. En faisant affaire avec un courtier, vous pourrez obtenir des propositions de plusieurs banques sans vous déplacer.

Puisque votre courtier connaît les produits offerts et les contraintes de chaque établissement comme le fond de sa poche, il saura où aller pour vous garantir de meilleures chances d’acceptation, peu importe votre situation.

Il peut même soumettre votre dossier à des institutions financières virtuelles, ouvrant ainsi une multitude de possibilités auxquelles vous n’auriez pas accès par vous-même.

5. Votre courtier connaît les hypothèques sur le bout de ses doigts

Quand plusieurs choix s’offrent à vous, le taux d’intérêt n’est pas le seul facteur à considérer. Certains contrats comportent des restrictions, comme l’impossibilité de rembourser un montant en capital avant l’échéance ou de transférer l’hypothèque à une nouvelle résidence.

Votre courtier pourra comparer l’ensemble des paramètres et vous permettre de sélectionner le produit qui vous conviendra le mieux. Vous éviterez ainsi de bien mauvaises surprises!

En bout de ligne, tous ces avantages se résument en une seule phrase : retenir les services d’un courtier rend votre magasinage plus rapide, plus agréable et plus rentable! Parlez en avec votre conseiller financier du Groupe Cloutier!

Veronique P Belair novembre 16, 2018 Aucun commentaire

Une bonne dette, ça existe?

Une bonne dette…. Ça existe?

Les spécialistes dressent souvent un portrait bien sombre du taux d’endettement des Canadiens. Des milliers de personnes ont recours aux syndics de faillite chaque année pour se désendetter et les Québécois sont les moins bons payeurs au pays. Mais dans ce discours, on oublie souvent de dire qu’il existe aussi de « bonnes » dettes!

Qu’est-ce qu’une mauvaise dette?

Une mauvaise dette est une somme empruntée qui n’engendre aucun gain et crée un endettement constant à cause des intérêts. Elle sert souvent à acheter un bien dont la valeur n’augmentera pas ou qui ne vous procurera pas de rendement sur le capital investi. Par exemple, l’utilisation de votre carte de crédit pour des vacances se classe parmi les mauvaises dettes. Si vous n’effectuez pas les mensualités pour la rembourser, votre cote de crédit pourrait en souffrir.

Pour déterminer s’il s’agit d’une mauvaise dette, demandez-vous si elle est justifiée et si le taux d’intérêt offert est raisonnable pour ce type de crédit. Si vous répondez non à au moins une des deux questions, l’emprunt se trouve probablement dans la catégorie des mauvaises dettes.

Les bonnes dettes

À l’opposé, les bonnes dettes sont contractées avec un objectif déterminé et permettent d’acquérir un actif dont la valeur augmentera au fil des années. Elles permettent d’améliorer son état financier ou sa situation à court ou à long terme et comportent un taux d’intérêt raisonnable. Un prêt hypothécaire, un prêt étudiant ou un emprunt pour cotiser à un REER ou acheter une entreprise sont quelques exemples de bonnes dettes. Mais même si ces emprunts constituent en quelque sorte un investissement, elles demeurent tout de même… des dettes! Il faut donc les gérer avec soin pour s’assurer de maintenir une bonne santé financière.

En général, pour être en mesure de faire face aux nombreux imprévus de la vie, les institutions financières recommandent de consacrer moins de 10 % de son revenu mensuel brut au remboursement de ses mauvaises dettes. Un endettement sain ne devrait pas représenter plus de 40 % du revenu brut, hypothèque incluse.

Pour évaluer si vous seriez capable de rembourser une dette supplémentaire ou des mensualités plus élevées, essayez de mettre de côté les versements mensuels que vous devrez faire pendant trois mois. Si cela n’affecte pas votre qualité de vie et que vous n’en ressentez pas les contrecoups, vous détenez un bon indice pour savoir si pouvez aller de l’avant.

Quelques trucs pour bien gérer ses dettes

  • Évitez d’avoir recours au paiement par versements, ceux-ci comprennent souvent beaucoup d’intérêts.
  • Évitez d’utiliser les services d’encaissement de chèque et de remboursement d’impôt anticipé.
  • Demandez à votre fournisseur de carte de crédit de vous proposer un taux d’intérêt inférieur.
  • Utilisez les points sur votre carte de crédit pour en baisser le solde au lieu de vous procurer divers produits.

Pour d’autres conseils sur la gestion de vos dettes, prenez rendez-vous avec votre conseiller. Il connait votre situation et pourra vous proposer des solutions astucieuses pour votre budget!

Veronique P Belair septembre 6, 2018 Aucun commentaire

L’assurance invalidité : une protection d’une importance capitale

L’assurance invalidité : une protection d’une importance capitale!

Certaines personnes n’adhèrent pas à l’assurance invalidité étant donné le coût qu’elle représente. S’il est vrai que cette protection peut représenter une dépense difficile à budgéter, vous vous remercierez grandement de la posséder, si vous en avez un jour besoin.

On pense à tort que l’assurance invalidité (ou assurance salaire) est facultative, mais considérez ceci :

  • Le tiers des travailleurs âgés de 30 à 64 ans vivront une période d’invalidité de plus de 90 jours.
  • Moins de 10 % des cas d’invalidité sont causés par des accidents.
  • Les troubles de santé courants et chroniques sont la cause première des invalidités.
  • Les troubles de santé mentale, comme la dépression, sont des causes d’invalidité importantes.
  • Les gouvernements ne versent des prestations qu’en cas d’invalidité totale.

Comment fonctionne l’assurance invalidité?

L’assurance invalidité sert à compenser les pertes de salaire entraînées par un arrêt de travail en raison d’un accident ou d’une maladie. Un montant est alors versé mensuellement pour remplacer le revenu perdu. Comme pour les autres types d’assurances, il existe de nombreuses façons de personnaliser le produit selon les besoins et la situation. Vous pourriez ainsi décider de tolérer un délai de carence plus ou moins long (aussi appelée « période d’attente »), ou bien d’opter pour une assurance de courte ou de longue durée. Le montant de la couverture fait également varier le coût de la prime.

Les entrepreneurs et travailleurs autonomes ont hautement intérêt à se munir d’une assurance invalidité, car les gouvernements n’offrent que peu de protection à ce niveau. Pensez-y… Même si vous possédez un fond d’urgence de quelques mois de revenu, ce montant pourrait ne pas être suffisant pour compenser vos besoins lors d’une invalidité qui s’allonge.

Analysez bien la protection de votre employeur

Si vous êtes employé, votre régime d’assurance collective comprend probablement une assurance de ce type, mais encore faut-il bien regarder ce qu’elle offre. Les éléments à considérer sont le pourcentage du revenu qui sera remplacé, ainsi que la définition d’invalidité prévue au contrat. Certaines polices sont restrictives… Mieux vaut donc s’informer et compléter sa protection avec une assurance personnelle qui vous couvrira davantage.

Prenez les devants pendant que vous êtes en santé

Au même titre que l’assurance vie, il est judicieux d’agir tôt pour adhérer à une assurance salaire. Vous bénéficierez d’un coût plus bas et aurez moins de risque de vous faire refuser l’assurance. Sachez aussi qu’il peut être plus difficile de l’obtenir si vous avez déjà souffert de certains problèmes de santé.

N’hésitez pas à contacter votre conseiller pour discuter de vos protections actuelles afin de bien les comprendre. Vous pourrez ainsi faire le point et apporter les ajustements nécessaires pour vous assurer la tranquillité d’esprit!

 

Mylène Henripin août 14, 2018 Aucun commentaire

Comment chiffrer un montant fiable pour sa retraite

Comment chiffrer un montant fiable pour sa retraite

À en croire certaines sources, une retraite confortable exige d’avoir accumulé un montant de 1 million de dollars. Est-ce applicable à tout le monde? Devrait-on plutôt se fier à la règle qui indique qu’il faut prévoir 70 % du revenu brut qu’on avait en étant sur le marché du travail? La question n’est pas aussi simple à répondre.

En réalité, il est difficile de statuer sur le montant à prévoir pour sa retraite. La première vraie question à se poser est « Quel genre de retraite je veux avoir? ». C’est ça, le point de départ d’une bonne planification de la retraite.

Se projeter dans le futur

Certaines personnes ont hâte à la retraite pour pouvoir voyager à leur guise et assister à tous les spectacles en ville. D’autres se voient plutôt tranquillement en train de jardiner et de s’occuper de leurs petits-enfants. Ces deux modes de vie n’exigent évidemment pas les mêmes revenus. Les bégonias, ça coûte moins cher qu’une croisière en Méditerranée!

Votre conseiller pourra vous le confirmer : il n’y a pas de règle universelle concernant l’épargne pour la retraite. Chaque cas est unique, car les variables sont nombreuses :

  • Les montants dans les REER et les CELI
  • Les actifs immobiliers
  • Les dettes
  • Les régimes gouvernementaux (RRQ & PV)
  • Les héritages
  • La stratégie de décaissement
  • L’inflation
  • Le rendement de vos placements
  • La longévité (espérance de vie).

Faites votre propre scénario

Pour avoir la tête tranquille et épargner judicieusement, il faut mettre sur pied un plan qui tient compte de votre situation. Vous devrez faire un budget et tenter d’anticiper votre style de vie à la retraite. Si cet exercice est plus difficile à faire à 30 ans qu’à 50 ans, il est quand même conseillé de le réaliser tôt et de l’ajuster par la suite, car le temps c’est de l’argent. En effet, épargner 100 $ par mois entre l’âge de 30 ans et de 65 ans avec un rendement de seulement 4 % vous donnera, au moment de la retraite, 91 677 $. Si vous commencez à l’âge de 45 ans vous accumulerez plutôt 36 800 $. Vous aurez donc, en commençant à 30 ans, près de 55 000 $ de plus dans vos poches.

Lors de la planification, vous devez aussi savoir que la retraite n’est pas un bloc uniforme. Vous serez plus actif au début et vos besoins évolueront par la suite. Plusieurs croient qu’en vieillissant il y aura moins de dépenses, mais ce n’est pas nécessairement le cas. Il y a des dépenses qui vont baisser et d’autres augmenter:  moins de voyage, plus de soin de santé. Plus vous effectuez cette planification tôt, plus vous aurez d’options : épargner davantage, ajuster votre budget, etc.

Parlez de vos réflexions avec votre conseiller financier. Il vous aidera à planifier votre épargne pour bénéficier de la retraite que vous souhaitez vivre!

Mylène Henripin juillet 16, 2018 Aucun commentaire

Savez-vous vraiment ce qu’implique une union de fait?

Savez-vous vraiment ce qu’implique une union de fait?

L’union de fait, ou « union libre », représente le choix de 1 400 000 personnes au Québec. En réalité, c’est près de 38 % des couples qui vivent ainsi, comparativement à 11 % dans le reste du Canada. Si ce mode de vie semble plus simple et moins contraignant que le mariage ou l’union civile, il peut cependant avoir des conséquences importantes en cas de rupture, de décès et même à la retraite.

L’importance de bien s’informer

Une recherche* récente réalisée à l’Université de Sherbrooke a révélé que près de la moitié des conjoints de fait ne connaissent pas les règles touchant leur type d’union. Cela est préoccupant puisque, même si les dépenses courantes sont généralement partagées équitablement, l’épargne pour la retraite est souvent gérée de façon individuelle. Certains réalisent ainsi, mais trop tard, que l’autre conjoint n’est pas contraint de partager ce qu’il a amassé, contrairement aux conjoints mariés.

Peu importe si cela fait 10, 20 ou 30 ans qu’ils vivent ensemble, les conjoints de fait n’ont aucune obligation juridique l’un envers l’autre. Voici ce que cela peut impliquer :

  • En cas de séparation, aucun des deux n’a droit au partage des biens ou à une pension alimentaire.
  • En cas de décès, le conjoint de fait n’héritera de rien, à moins qu’un testament précise d’autres modalités.
  • Si un seul des conjoints est propriétaire de la maison, l’autre ne bénéficie pas de la protection de la résidence familiale.

Concernant le dernier point, si vous vivez avec votre conjoint dans une résidence dont il est le seul propriétaire, vous risquez de perdre gros en cas de rupture. En effet, même si vous avez contribué monétairement à la mise de fonds et au paiement de l’hypothèque, la maison reste sa propriété à 100 %. Toujours selon l’étude, à peine 25 % des couples ont signé un document précisant l’apport financier de chacun à la résidence.

Ces situations démontrent clairement à quel point il est important de s’informer des conséquences d’une rupture et d’un décès à l’intérieur d’une union libre.

Se protéger avec un testament et un contrat de vie commune

Seulement 35 % des conjoints de fait ont un testament, une statistique plutôt basse qui peut mener à des situations fâcheuses… En voici un exemple : Amélie et Cédric n’ont pas de testament et vivent ensemble depuis 25 ans. Amélie s’acquitte surtout des dépenses courantes comme l’épicerie, les sorties et l’ameublement. Cédric, de son côté, s’occupe de mettre de côté de l’argent dans des placements personnels, en vue de leur retraite. Advenant le décès de Cédric, Amélie n’aurait pas droit aux montants épargnés! Même si elle a contribué pendant 25 ans aux dépenses du couple, le statut de conjoint de fait et l’absence de testament la priveraient du patrimoine accumulé.

En plus du testament, la rédaction d’un contrat de vie commune permet d’améliorer la protection des conjoints en union libre. Ce contrat permet d’établir les droits et les responsabilités de chacun, notamment en cas de rupture. Toutes sortes d’ententes peuvent être spécifiées dans ce contrat : garde des enfants, versement d’une pension, gestion des dettes, partage des biens, etc. Plus votre patrimoine augmente, plus il est important de mettre sur pied ce type de contrat.

L’assurance vie : une autre bonne idée

En plus du testament et du contrat de vie commune, l’assurance vie est très intéressante pour les conjoints de fait. Ceux-ci peuvent en effet souscrire à une police ayant comme bénéficiaire le conjoint, ce qui pourra compenser la perte de revenu et payer plusieurs dépenses en cas de décès.

Votre conseiller est un allié de choix pour planifier votre futur. Confiez-lui vos questions d’épargne entourant l’union libre, il vous aidera à faire de bons choix!

* Lien sur la recherche : http://espace.inrs.ca/5763/1/belleau-2017-unionsA.pdf

 

 

Mylène Henripin juillet 5, 2018 Aucun commentaire

Renoncer à un héritage : comment et pourquoi?

Renoncer à un héritage : comment et pourquoi?

La crainte d’hériter de plus de dettes que de biens fait en sorte qu’un nombre croissant de personnes renoncent à ce qui leur est légué. En effet, au Québec, trois fois plus de personnes disent non à leur héritage qu’il y a 20 ans. La situation s’explique par le fait que les gens sont de plus en plus endettés, particulièrement les baby-boomers. Mais avant de faire ce choix, mieux vaut bien évaluer la situation et savoir comment poser les bons gestes!

Comprendre la responsabilité des dettes

Depuis 1994, le Code civil du Québec stipule que, s’ils respectent toutes les règles, les héritiers ne seront pas responsables des dettes au-delà de la valeur des biens qu’ils reçoivent. Dans le doute, on conseille donc d’accepter l’héritage, mais d’être très attentif aux gestes qui sont posés par la suite. Trop souvent, les gens ne respectent pas les procédures, ce qui entraîne des conséquences financières importantes qui auraient pu être évitées.

Il faut bien comprendre que, même si le Code civil prévoit que les héritiers ne sont pas tenus de régler la portion de dettes qui dépasse la valeur des biens, il mentionne aussi qu’une personne qui commence à s’approprier les biens du défunt devient automatiquement responsable de toutes les dettes. Ainsi, dès qu’un héritier utilise l’argent du défunt, le geste est interprété comme une acceptation tacite de l’héritage et cette personne ne bénéficie plus de la protection sur le maximum des dettes.

D’autres actions peuvent faire en sorte que l’héritage soit implicitement accepté :

  • Nommer un liquidateur pour régler la succession.
  • Rembourser ou s’engager à rembourser un créancier.
  • Vendre, donner ou s’approprier un bien du défunt.

Si vous soupçonnez que la succession sera déficitaire, il convient donc d’être prudent et consulter avant d’agir. Certains gestes toutefois, comme le paiement des frais funéraires, n’entraînent pas l’acceptation de l’héritage.

Évaluer la situation pour mieux décider

La décision de renoncer doit être prise dans les 6 mois après la date du décès ou 60 jours après la confection de l’inventaire (un document très important à consulter). Si vous décidez de renoncer, cela devra être fait par un acte notarié. Sachez qu’il est possible, dans certains cas, de changer d’idée et d’accepter un héritage dans les 10 ans suivant la date du décès.

Les notaires vous le diront : trop de gens prennent les questions de succession à la légère. Cela fait en sorte que, plusieurs mois ou années plus tard, les héritiers tentent de recoller les pots cassés… mais ce n’est pas toujours possible! Comme dans bien des situations où l’argent est en jeu, la meilleure approche est de prendre le temps d’analyser la situation et de se faire conseiller.

Votre conseiller financier vous accompagne dans toutes les étapes de votre vie. Demandez-lui conseil avant de prendre des décisions importantes. Il pourra placer sur votre chemin les bonnes personnes à consulter et vous donner les meilleures pistes de réflexion!

 

Veronique P Belair juin 21, 2018 Aucun commentaire

Connaissez-vous le REER de conjoint?

Connaissez-vous le REER de conjoint?

me si nous ne sommes pas en période d’impôt, il est pertinent de réfléchir et d’évaluer les stratégies qui pourraient vous être bénéfiques au moment de faire votre déclaration au printemps prochain. L’économie fiscale par le REER est une stratégie bien connue, mais un aspect de ce type d’épargne l’est pourtant moins : le REER de conjoint.Recommandé quand il y a un écart significatif entre le revenu des conjoints, il vous permet à la fois de récupérer plus en impôt et d’équilibrer l’épargne du couple. Cela représente en fait une méthode de fractionnement du revenu qui pourrait faire une belle différence sur votre qualité de vie à la retraite.

Pourquoi est-ce avantageux?

Le REER de conjoint n’est pas très différent du REER régulier. Simple à mettre en place, il s’agit d’une cotisation au régime de la douce moitié afin d’obtenir la déduction d’impôt associée. Il y a un avantage à court terme, lors de l’année de la cotisation, ainsi qu’un avantage au moment de la retraite.

Prenons Olivia, une avocate qui gagne un salaire plus élevé que Rémi, son époux. Si la limite de cotisation d’Olivia est de 18 000$, elle pourrait mettre 12 000$ dans son propre REER et 6 000$ dans un REER de conjoint au nom de Rémi, qui verrait son épargne ainsi bonifiée de 6 000$, sans affecter son plafond de cotisation. Comme le taux d’imposition d’Olivia est plus élevé, l’économie d’impôt globale qui en résultera, cette année-là, sera plus grande que si Rémi avait cotisé lui-même à son REER.

Au moment de la retraite, la situation sera également plus avantageuse. En effet, si Olivia retire 60 000$, le montant d’impôt à payer sera plus élevé que si les membres du couple retirent 30 000$ chacun de leur côté.

Quelques éléments à retenir :

  1. Il ne faut pas signer un chèque à son conjoint afin qu’il le dépose dans son REER personnel. Le compte doit absolument être ouvert en tant que REER de conjoint.
  2. Un REER de conjoint vise à épargner à long terme et non à placer momentanément des sommes à l’abri de l’impôt. Le montant doit ainsi rester dans le REER pour le reste de l’année et les deux années civiles suivantes (il faut donc laisser passer trois 31 décembre). Si l’argent est retiré avant, des pénalités fiscales seront appliquées. C’est-à-dire que, si Olivia cotise au REER conjoint à hauteur de 30 000$, dont 6 000$ au cours de la dernière année civile, et que Rémi retire 8 000$ du REER avant l’échéance du délai de trois ans, 6 000$ seront considérés comme des revenus imposables pour Olivia et 2 000$ comme des revenus imposables pour Rémi.
  3. Vous êtes conjoint de fait? Sachez que ce don est définitif et que l’argent appartient à votre conjoint. Vous ne pourrez donc pas récupérer ces sommes en cas de séparation, à moins d’avoir prévu une clause spécifique dans un contrat de vie commune.

Si vous pensez que ce type d’épargne vous serait avantageux et envisagez de le mettre en place, il est important de tenir compte de votre situation financière actuelle et de vous projeter dans l’avenir pour vous assurer de prendre de bonnes décisions. Consultez votre conseiller pour en discuter!

Veronique P Belair juin 4, 2018 Aucun commentaire

L’emprunt REER… Jamais sans mon conseiller!

L’emprunt REER… Jamais sans mon conseiller!

Épargner de l’argent pour la retraite n’est pas toujours facile! Quand on commence à travailler dans la vingtaine, notre salaire est parfois modeste et il faut rembourser ses dettes d’études. Ensuite, dans la trentaine, c’est le premier achat de maison, le premier bébé… Avec toute la bonne volonté du monde, les étapes naturelles de vie peuvent rendre ardue la discipline des versements REER.

Tout ça fait en sorte que beaucoup de travailleurs se retrouvent, dans la quarantaine, avec un montant élevé dans la case Droits de cotisation non utilisés. La question qui se pose est alors la suivante : « Comment vais-je rattraper le temps perdu? ».

C’est souvent à ce moment que l’option du prêt REER se pointe le bout du nez. L’idée d’emprunter pour épargner peut sembler, aux premiers abords, contraire à la logique. Toutefois, quand on comprend les mécanismes fiscaux sous-jacents, cela peut être une solution intéressante, mais à condition de bien calculer!

Le danger des raccourcis mathématiques

Quand il est question de prêts REER, il est facile de se laisser berner par des estimations faites de façon précipitée qui donnent un bien-fondé superficiel à l’opération. J’emprunte 10 000 $, je retire 4 000 $ en retour d’impôt, ce qui fait que ma cotisation ne me coûte que 6 000 $. Merveilleux!

En réalité, il faut pousser la réflexion beaucoup plus loin pour valider si l’effet de levier est bel et bien présent. Voici les éléments qui doivent être considérés dans le calcul :

  • Le taux d’intérêt et la durée du prêt
  • Le taux de rendement attendu du placement REER
  • Le remboursement d’impôt anticipé
  • La baisse ou non de votre taux d’imposition dû à la déduction fiscale

Vous comprendrez qu’il ne s’agit pas d’une stratégie adaptée à tous et qu’elle comporte certains risques pouvant ne pas convenir aux investisseurs plus conservateurs. En effet, l’objectif sera d’investir dans des véhicules de placement pouvant offrir un rendement supérieur à long terme au coût de l’emprunt. Pour atteindre cet objectif, il conviendra d’investir, au moins en partie, sur le marché boursier. Il faudra donc que l’investisseur soit capable de conserver son calme lorsque les marchés fluctueront fortement et de garder une vision à long terme. De plus, il est primordial que la totalité du remboursement d’impôt soit utilisée immédiatement pour diminuer le montant de l’emprunt ou pour effectuer une autre contribution REER (si la situation le permet). Malheureusement, les données démontrent qu’à peine la moitié des gens ont cette discipline, ce qui atténue significativement les bienfaits de la stratégie.

L’expertise de votre conseiller à la rescousse!

Comme vous le voyez, il peut être complexe de déterminer si votre prêt REER sera avantageux à long terme. N’oubliez pas qu’il va impacter votre capacité d’emprunt global et vous astreindra à une discipline de remboursement stricte. Si le gain immédiat donne l’impression de réaliser un bon coup, il faut absolument faire l’effort de calculer le tout dans son ensemble. Votre conseiller financier est la personne la mieux placée pour chiffrer l’opération et vous dire si, dans votre situation précise, cela vaut la peine.

Même si été rime davantage avec relaxer qu’avec cotiser, les réflexions sur la retraite sont toujours pertinentes. Votre conseiller est disponible pour vous aider à mettre sur pied un plan d’épargne qui vous libérera l’esprit!