Mylène Henripin août 5, 2019 Pas de commentaire

Un testament, suffisant pour planifier votre succession?

Un testament, suffisant pour planifier votre succession?

Saviez-vous que la moitié des Canadiens n’ont pas de testament? Et parmi ceux qui en ont un, très peu discutent des détails avec leurs proches. La mort et l’argent demeurent des sujets tabous, ils croient donc éviter des conversations difficiles en agissant ainsi. En fin de compte, ils lèguent pourtant des conflits et des tensions à leur entourage.

La solution est simple : entreprendre une planification successorale élargie. Au-delà du testament, voici 8 aspects à considérer.

1 – Dresser l’inventaire de vos biens de valeur

Propriétés, placements, REER, CELI, voitures, œuvres d’art… Gardez un inventaire à jour et choisissez le type de répartition qui vous convient. Certains lèguent des biens précis à chaque héritier, d’autres confient à leur liquidateur la tâche de distribuer les actifs de manière à maximiser la succession.

2 – Établissez une stratégie financière

Pour réduire l’imposition sur vos actifs financiers et vos revenus après votre décès, consultez un conseiller financier ou un spécialiste en succession. Plusieurs stratégies peuvent être utilisées, dont le transfert de REER ou la fiducie. Certaines assurances vies rendent aussi possible la transmission de vos actifs sans perte.

3 – Organiser une rencontre familiale

En général, les conflits émergent lorsque les héritiers sont surpris par le testament. Mêlé à la douleur de perdre un être cher, un sentiment d’injustice peut faire des flammèches! En discutant de vos intentions des années à l’avance, vous pourrez expliquer votre raisonnement et désamorcer les tensions.

4 – Divisez vos objets sentimentaux

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, cette catégorie crée encore plus de conflits que l’argent! Plutôt que d’attribuer des objets à vos enfants, consultez-les. Vous pouvez même en faire un événement où chacun identifie les biens qu’il souhaite conserver. Si vous avez des photos imprimées ou des recettes manuscrites, faites-en des copies pour tous.

5 – Éduquez vos héritiers

Si vous comptez laisser un montant appréciable à vos héritiers, assurez-vous qu’ils soient en mesure de prendre des décisions efficaces. L’autonomie financière est en soi un legs inestimable. Responsabilisez-les aussi tôt que possible, apprenez-leur à gérer leur budget, à économiser et à s’occuper de placements.

6 – Discutez de vos derniers voeux

Réfléchissez au type de funérailles que vous souhaitez avoir, vous éviterez ainsi bien des maux de tête à vos descendants endeuillés. Certains achètent même un forfait funéraire à l’avance. Il faut toutefois savoir que les salons placent l’argent que vous leur avancez et empochent les intérêts sur 10, 20 ou 30 ans. Pourquoi ne pas expliquer vos désirs, puis investir les fonds nécessaires vous-même et ajouter les profits à votre succession?

7 – Prévoyez une invalidité potentielle

Avant même votre décès, des conflits peuvent émerger si vous n’êtes plus en mesure de gérer vos actifs. Nommez une personne responsable de prendre vos décisions financières et médicales, et réfléchissez au type de soins que vous préféreriez : engager de l’aide à domicile, déménager dans une résidence privée, emménager avec vos enfants…

8 – Revisitez votre plan fréquemment

Si vous laissez votre planification successorale dormir, elle deviendra rapidement désuète. Gardez à jour la liste de vos avoirs et de vos héritiers. Au fil des ans, un changement de stratégie pourrait aussi vous permettre d’augmenter le rendement de vos actifs. Une analyse de votre patrimoine sur plusieurs générations vous aidera à prendre les meilleures décisions pour que votre héritage profite longtemps à vos descendants.

Si ce processus vous semble fastidieux, n’ayez crainte. Comptables, spécialistes en gestion de patrimoine, experts juridiques et exécuteur testamentaire pourront vous accompagner à chaque étape.

Mylène Henripin juillet 2, 2019 Pas de commentaire

La règle d’or des finances personnelles

La règle d’or des finances personnelles

Si vous vous intéressez aux finances personnelles et à l’épargne, vous avez probablement déjà entendu l’adage « payez-vous en premier ». Loin d’être un buzzword, cette phrase répétée par une panoplie d’experts de l’enrichissement vaut son pesant d’or. Il s’agit de la première étape sur la route vers l’indépendance financière.

Mais qu’est-ce que ça veut dire, se payer en premier? C’est tout simplement le fait de définir votre budget en fonction de votre salaire après épargne. Si cette stratégie vous semble familière, vous avez bien raison : c’est celle qu’utilise notre gouvernement depuis des années.

Le prélèvement à la source : une stratégie futée

Imaginons un monde sans prélèvement des impôts à la source. Le ménage moyen a un revenu de 59 822$, ça veut donc dire que le gouvernement lui enverrait un avis de cotisation s’élevant à 17 150$. Il attendrait ensuite que chaque ménage accumule cette somme, et la lui rembourse. À l’échelle nationale, ce serait rapidement le chaos!

Ce scénario paraît ridicule puisque la majorité d’entre nous est habitué au système de retenue. La preuve : tout travailleur avisé élabore son budget mensuel en fonction de son salaire net, pas de son salaire brut!

Ayant démontré son efficacité, cette méthode n’est toutefois pas toujours appliquée à l’épargne personnelle. Les plus récentes statistiques avancent que 31% des Québécois vivent d’une paye à l’autre. Le taux d’endettement augmente constamment, et les ménages accumulent en général seulement 6,3% de leurs revenus pour les jours gris.

Quand on leur demande comment ils pourraient améliorer leur situation financière, 26% des Québécois citent l’augmentation de salaire comme solution. La réponse devrait-être : en se payant en premier!

Devenir son premier créancier

Se payer en premier est une méthode d’épargne forcée qui fait de votre compte bancaire, de votre CELI ou de votre REER la première « facture » que vous réglez en recevant votre paye. Avant vos billets de cinéma ou votre bouteille de vin, mais aussi avant votre hypothèque, votre prêt automobile et votre panier d’épicerie.

Concrètement, il s’agit d’établir votre capacité d’épargne – par exemple 5, 10 ou 20% de votre salaire –pour ensuite créer un virement automatique du montant désiré le jour du dépôt de votre chèque. De cette manière, vous n’aurez pas la tentation de sauter un versement. Plutôt que d’économiser la somme qu’il vous reste à la fin du mois, vous déterminerez votre budget mensuel en fonction de l’argent qui est dans votre compte. En plus de garnir votre compte d’épargne, cette stratégie vous permet de diminuer vos dépenses et de vivre réellement en fonction de vos moyens.

Attention, pour que ça fonctionne, vous devez respecter quelques règles :

  1. Ne pigez pas dans votre épargne. Au quotidien, considérez que ce montant n’existe pas.
  2. Si une urgence survient – un bris sur votre voiture ou une maladie, pas une envie subite de voyager – utilisez vos économies, mais empressez-vous de la rembourser.
  3. Ne voyez pas trop grand pour commencer. Si vous n’avez pas l’habitude d’épargner, visez un montant plus bas et ajustez les versements au besoin.
  4. Prévoyez tout de même un budget pour les dépenses liées au divertissement, mais soyez raisonnables.
  5. Rangez votre carte de crédit : si vous vous en servez pour compenser le montant épargné, vos efforts seront inutiles.
  6. Accumulez environ 3 mois de salaire, puis passez au prochain niveau : CELI, REER, REEE, actions, placements, biens immobiliers… C’est avec ces actifs générant des revenus que vous atteindrez réellement une liberté financière.
  7. Appliquez la même stratégie pour vos projets à long terme! Économisez progressivement pour un voyage, des rénovations ou une nouvelle voiture plutôt que de porter le solde à votre carte de crédit.

Vous payer en premier n’est probablement pas la réponse à tous vos problèmes, mais il s’agit définitivement du premier réflexe à développe pour obtenir un portefeuille en santé. Par la suite, vous devrez combiner cette méthode à un plan d’épargne complet pour réellement vous enrichir. C’est à ce moment que votre conseiller financier entre en scène.

Vous avez adopté de bonnes habitudes depuis un moment déjà? C’est le temps de passer la prochaine étape, contactez-nous!

Mylène Henripin juin 10, 2019 Pas de commentaire

Hypothèque parapluie : êtes-vous bien informé?

Connaissez-vous bien votre entente hypothécaire?

Lors de l’achat d’une propriété, la majorité des emprunteurs croient souscrire à ce qu’on appelle une hypothèque traditionnelle. C’est-à-dire qu’ils empruntent exactement le montant dont ils ont besoin.

Une étude conduite par la professeure Marie Annik Grégoire prouve toutefois que la plupart des prêts hypothécaires contractés aux Québec sont en fait de type parapluie. L’étude de Mme Grégoire fait la lumière sur une situation fâcheuse : les grandes institutions font couramment signer ce type de contrat sans expliquer la nature de l’engagement associé. Elle souligne que, dans les transactions analysées, « l’information fournie sur la nature et la portée des obligations du consommateur était soit partielle, soit inexacte ou inexistante.[1] »

L’hypothèque parapluie n’est pas mauvaise en soi, mais puisqu’elle facilite l’accès au crédit, elle peut encourager le surendettement. Il ne s’agit pas de l’unique désavantage de ce produit, d’où l’importance de s’informer avant de signer un contrat. Voici donc les grandes lignes à retenir pour prendre des décisions éclairées.

Qu’est-ce que l’hypothèque parapluie?

Concrètement, il s’agit d’un prêt dont la garantie couvre un montant supérieur à celui qui vous est consenti. Si vous souhaitez acheter une propriété dont le prix est 300 000$, par exemple, votre hypothèque serait de 300 000$, mais le montant inscrit au registre foncier pourrait atteindre 360 000$, donc 120% de la valeur de votre habitation.

Ce surplus vous donne rapidement accès à un crédit supplémentaire, dans l’éventualité où vous deviez emprunter davantage. Vous n’auriez alors pas à payer les frais liés à la modification de votre entente.

Sur papier, cette offre semble alléchante, et elle l’est… pour les consommateurs avertis qui savent en profiter. Pour les autres, les désavantages sont lourds.

Un produit risqué?

Depuis la publication de son premier rapport sur le sujet en 2012, Option consommateurs met en garde les Québécois contre les prêts subsidiaires. L’organisme n’est d’ailleurs pas seul dans ce combat : la France les a complètement interdits en 2013 parce qu’ils ont été jugés trop néfastes pour la santé financière du public.

Dans ce genre d’entente, votre propriété sert de garantie à votre prêt immobilier, mais aussi à tous les autres emprunts que vous faites dans la même institution. Carte de crédit, marge, prêt personnel, automobile, vos emprunts actuels et à venir sont donc liés à votre hypothèque.

S’il devient facile pour vous d’obtenir du crédit, vous départir de vos dettes ne l’est pas. Même si vous remboursez votre hypothèque en entier, vous n’en serez libéré que lorsque l’ensemble de vos dettes seront payées. La banque pourrait aussi exiger que vous assumiez celles de votre conjoint s’il est copropriétaire.

Il devient également plus difficile pour vous de souscrire à un prêt dans une autre institution financière. Puisque votre hypothèque couvre 120% de la valeur de votre habitation, votre niveau d’endettement est supérieur, ce qui peut vous nuire lors de la demande de crédit. De plus, la majorité des institutions n’acceptent pas de reprendre l’entente parapluie signée chez un concurrent. Cela signifie que, quand viendra le temps de renouveler votre contrat, vous aurez plus de difficulté à négocier ou à magasiner votre taux d’intérêt.

S’informer pour se protéger

Très peu d’institutions offrent encore des hypothèques conventionnelles, il est donc difficile d’éviter les produits de type parapluie s’ils ne vous intéressent pas. Avant de signer un contrat, assurez-vous tout de même de bien comprendre les clauses pour mieux vous protéger.

Si vous n’avez pas d’autres options, vous pouvez néanmoins minimiser l’impact de la garantie en ne souscrivant pas à d’autres prêts dans la même institution.

Dans le doute, n’hésitez pas à faire appel à un conseiller. Son impartialité vous permettra d’avoir l’heure juste sur les produits que vous achetez

[1] Selon l’étude Contrat d’hypothèque immobilière de type parapluie : les consommateurs sont-ils bien informés?, p. 302, publié dans la revue du Notariat en 2017.

Mylène Henripin mai 27, 2019 Pas de commentaire

Le divorce : un gouffre financier

Le divorce : un gouffre financier

Si la popularité du mariage est en chute libre depuis plusieurs décennies, le divorce, lui, est plus fréquent que jamais. Contrairement aux conjoints de fait qui peuvent se séparer sans trop de complexité, les époux s’engagent souvent dans un processus laborieux.

Au-delà des pensions alimentaires et des prestations compensatoires, un divorce peut rapidement mener vers l’endettement ou la faillite. Voici donc un aperçu des éléments à surveiller durant un divorce.

Les frais juridiques

Que la séparation soit amicale ou non, divorcer n’est jamais gratuit. Certains avocats proposent des forfaits « divorce express » qui permettent, pour environ 500 $, de compléter la demande de divorce en ligne, sans rencontrer d’avocat. Ces formules s’adressent davantage aux couples sans enfants et sans dettes. Pour les autres, une entente à l’amiable peut tout de même coûter entre 1000 $ et 2000 $.

Si les choses s’enveniment, les frais relatifs au procès s’élèvent à environ 10 000 $ par jour. Lorsque les requêtes sont contestées, que la garde des enfants est en jeu et que le processus s’étire, on peut facilement dépasser la barre des 70 000 $, sans compter la division des biens!

Dans la majorité des cas, avoir recours à un service de médiation peut vous éviter bien des frais et des soucis.

La séparation de vos biens

De la maison familiale, jusqu’aux véhicules et aux fonds de pension, tous les biens acquis au cours de l’union seront divisés entre les ex-époux de manière équitable si aucune entente n’a été conclue au préalable. Automatiquement, les seuls biens considérés comme appartenant uniquement à l’un des conjoints sont les suivants : vêtements, diplômes, prix, dons, outils de travail et compensations provenant d’une assurance vie, d’une rente, d’un régime de retraite ou d’une pension alimentaire.

Si la séparation des biens a été prévue lors de la signature du contrat, ce ne seront toutefois que les biens appartenant au patrimoine familial qui feront l’objet d’un partage.

Pendant la période de transition, dans le cas où la maison ou le loyer est au nom d’un seul des deux conjoints, la personne responsable pourrait être obligée d’assumer les paiements même si elle n’habite plus sur les lieux. Il en va de même pour les mensualités qui pourraient avoir un impact négatif sur le crédit de l’autre.

Votre plan d’épargne

Une fois les procédures terminées, les répercussions financières d’un divorce se font ressentir pour plusieurs années. Votre plan d’épargne pour la retraite, par exemple, peut en prendre un coup. Pour rejoindre vos objectifs initiaux, vous devrez probablement vous serrer la ceinture au quotidien.

Assumer seul vos frais d’hébergement et de subsistance met certainement un frein à l’épargne. Ajoutez à cela les voyages que vous souhaiterez faire pour vous changer les idées, le suivi psychologique souvent nécessaire et les dépenses liées à votre nouveau style de vie. Vos habitudes financières devront immanquablement être modifiées.

À la lumière de ces considérations, la meilleure façon de naviguer à travers un divorce et de repartir sur de bonnes bases est de prendre rendez-vous avec votre conseiller financier. Établir un nouveau plan d’épargne, rectifier votre budget quotidien et revoir vos objectifs financiers avec l’aide d’un professionnel vous permettra de réorganiser votre portefeuille plus rapidement.

Mylène Henripin mai 6, 2019 Pas de commentaire

Planifier sa retraite, ce n’est pas une question d’âge!

Planifier sa retraite, ce n’est pas une question d’âge!

20, 30, 40, 50 ans, à quel moment doit-on planifier sa retraite? Cette question nous traverse tous l’esprit. La réponse : il n’est jamais trop tôt et jamais trop tard.

Dans un monde idéal, on commencerait à préparer sa retraite dès la première paie. La vie a souvent un autre plan, et nos bonnes intentions ne se concrétisent pas toujours. La voiture, les enfants, la maison, les voyages, la maladie… À court terme, tout semble prioritaire. Pourtant, on sait bien que l’épargne n’est pas une course, c’est un marathon!

Tout le monde peut planifier sa retraite

Dans le milieu financier, nous rencontrons souvent des gens qui, à quelques années de leur retraite, n’ont ni plan ni épargne. La raison derrière ce manque de préparation? La majorité ne considérait pas avoir les moyens d’économiser en début de carrière. Le problème découle de l’idée tenace selon laquelle pour mettre de l’argent de côté, il faut être riche!

Clarifions les choses une fois pour toutes : le succès financier ne dépend pas de votre chance, vos placements, ou même votre salaire! C’est avant tout une question d’habitude.

C’est-à-dire que, pour gérer efficacement son portefeuille, il faut vivre en fonction de ses moyens et rembourser ses dettes. Le salaire a bien sûr un rôle à jouer, mais sans modifier ses dépenses,100 000$ s’envolent aussi facilement que 30 000$!

Plus vous prenez l’habitude d’économiser tôt, plus vous aurez d’argent au bout du compte. La preuve : 5000$, soit un peu moins de 200$ par paie, investi chaque année pendant 10 ans à un taux d’intérêt de 5% rapporte 74 179$. Sur 25 ans, ce seraient 267 5000$ que vous auriez en poche!

La morale? Peu importe le stade où vous vous trouvez, pas de panique! Il suffit de commencer quelque part.

Si vous êtes en début de carrière…

La retraite est probablement bien loin dans votre liste de priorité, mais c’est le moment parfait pour y penser. Remboursez vos dettes et dressez un plan financier solide. Commencez par mettre de côté un coussin vous permettant d’amortir les imprévus (idéalement assez pour régler vos factures durant 3 mois). Ensuite, cotisez à un REER, même s’il s’agit d’un petit montant, et faites-le à chaque paie. Vous pourrez épargner davantage de cette manière que si vous attendez la fin de l’année.

En début de carrière, gravir les échelons est l’occasion rêvée pour économiser! Si vous arrivez à bien vivre avec votre salaire actuel, pourquoi ne pas investir la différence lorsque vous obtenez une augmentation? Vous accumulerez ainsi des fonds sans devoir modifier votre niveau de vie.

À l’approche de la retraite…

Si vous n’avez pas pris de bonnes habitudes d’épargne durant les premières années de votre vie professionnelle, tout n’est pas perdu. Votre stratégie devra être plus stricte, mais vous parviendrez à préparer votre retraite avec de la discipline.

Réduisez vos dépenses, investissez dans des produits répondant mieux à vos besoins d’accumulation de capital pour obtenir un rendement adéquat sur vos placements et pensez peut-être à repousser votre retraite de quelques années.

Dans tous les cas, la meilleure chose à faire, c’est d’aller chercher de l’aide! Il existe une stratégie efficace pour toute situation, il suffit de trouver la bonne.

Mylène Henripin avril 23, 2019 Pas de commentaire

7 idées pour tirer le maximum de votre remboursement d’impôt

7 idées pour tirer le maximum de votre remboursement d’impôt

Avec le retour du beau temps arrive une autre bonne nouvelle : le remboursement d’impôt!

Si vous faites partie des chanceux qui reçoivent cette année un chèque du gouvernement, plusieurs idées vous sont sûrement déjà venues en tête : une nouvelle garde-robe, un téléviseur dernier cri, une semaine dans le sud…

Ces dépenses spontanées sont souvent regrettées. Cette année, avant de céder à la tentation, consultez nos 7 conseils pour tirer profit de votre remboursement d’impôt.

  1. Payez vos dettes. Pas de surprise, il s’agit de la première action à prendre. Si vous avez des prêts à intérêt élevé, comme un solde de carte de crédit impayé, une marge ou un prêt auto, utilisez votre retour pour liquider ces mauvaises dettes.
  1. Diminuez votre hypothèque. Si les modalités de votre prêt le permettent, faites un versement forfaitaire. Vous accélérerez ainsi votre remboursement et paierez moins d’intérêt.
  1. Garnissez votre fond d’urgence. Entre trois mois de dépenses et trois mois de salaire, les experts ne s’entendent pas toujours pour fixer la barre. Une chose est sûre, avoir un coussin est une nécessité.
  1. Cotisez à votre REER. En investissant votre remboursement dans votre compte d’épargne enregistré, vous vous assurerez d’en recevoir un l’an prochain. Vous pourrez ensuite déposer ce montant dans votre REER, et ainsi de suite! Il s’agit d’un excellent cycle d’épargne.
  1. Déposez votre chèque dans votre CELI. Il s’agit d’une très bonne manière de renflouer vos coffres. Bonus : les revenus de placement générés par votre remboursement d’impôt ne seront pas imposables. Si vous avez des enfants ou des petits-enfants, le REEE est aussi intéressant puisque vous pouvez obtenir une subvention gouvernementale de 30 % du montant investi.
  1. Faites des rénovations. Si vous êtes propriétaire, utilisez cet argent pour augmenter la valeur de votre maison.
  1. Faites un don. En soutenant une cause qui vous tient à cœur, vous profiterez d’un crédit d’impôt. Pour la portion excédent 200$, le crédit débute à 48 % et pourra atteindre plus de 53 % en fonction du niveau de revenus imposables.

Ces conseils peuvent vous mettre sur la bonne piste, mais il n’existe pas de solution unique. Vous devriez établir vos priorités en fonction de vos besoins et de votre portefeuille.

Vous êtes plus du genre pragmatique, mais vous hésitez entre le CELI, le REER et le remboursement d’une dette? Consultez votre conseiller pour vous assurer de faire le meilleur choix possible.

Veronique P Belair novembre 16, 2018 Pas de commentaire

Une bonne dette, ça existe?

Une bonne dette…. Ça existe?

Les spécialistes dressent souvent un portrait bien sombre du taux d’endettement des Canadiens. Des milliers de personnes ont recours aux syndics de faillite chaque année pour se désendetter et les Québécois sont les moins bons payeurs au pays. Mais dans ce discours, on oublie souvent de dire qu’il existe aussi de « bonnes » dettes!

Qu’est-ce qu’une mauvaise dette?

Une mauvaise dette est une somme empruntée qui n’engendre aucun gain et crée un endettement constant à cause des intérêts. Elle sert souvent à acheter un bien dont la valeur n’augmentera pas ou qui ne vous procurera pas de rendement sur le capital investi. Par exemple, l’utilisation de votre carte de crédit pour des vacances se classe parmi les mauvaises dettes. Si vous n’effectuez pas les mensualités pour la rembourser, votre cote de crédit pourrait en souffrir.

Pour déterminer s’il s’agit d’une mauvaise dette, demandez-vous si elle est justifiée et si le taux d’intérêt offert est raisonnable pour ce type de crédit. Si vous répondez non à au moins une des deux questions, l’emprunt se trouve probablement dans la catégorie des mauvaises dettes.

Les bonnes dettes

À l’opposé, les bonnes dettes sont contractées avec un objectif déterminé et permettent d’acquérir un actif dont la valeur augmentera au fil des années. Elles permettent d’améliorer son état financier ou sa situation à court ou à long terme et comportent un taux d’intérêt raisonnable. Un prêt hypothécaire, un prêt étudiant ou un emprunt pour cotiser à un REER ou acheter une entreprise sont quelques exemples de bonnes dettes. Mais même si ces emprunts constituent en quelque sorte un investissement, elles demeurent tout de même… des dettes! Il faut donc les gérer avec soin pour s’assurer de maintenir une bonne santé financière.

En général, pour être en mesure de faire face aux nombreux imprévus de la vie, les institutions financières recommandent de consacrer moins de 10 % de son revenu mensuel brut au remboursement de ses mauvaises dettes. Un endettement sain ne devrait pas représenter plus de 40 % du revenu brut, hypothèque incluse.

Pour évaluer si vous seriez capable de rembourser une dette supplémentaire ou des mensualités plus élevées, essayez de mettre de côté les versements mensuels que vous devrez faire pendant trois mois. Si cela n’affecte pas votre qualité de vie et que vous n’en ressentez pas les contrecoups, vous détenez un bon indice pour savoir si pouvez aller de l’avant.

Quelques trucs pour bien gérer ses dettes

  • Évitez d’avoir recours au paiement par versements, ceux-ci comprennent souvent beaucoup d’intérêts.
  • Évitez d’utiliser les services d’encaissement de chèque et de remboursement d’impôt anticipé.
  • Demandez à votre fournisseur de carte de crédit de vous proposer un taux d’intérêt inférieur.
  • Utilisez les points sur votre carte de crédit pour en baisser le solde au lieu de vous procurer divers produits.

Pour d’autres conseils sur la gestion de vos dettes, prenez rendez-vous avec votre conseiller. Il connait votre situation et pourra vous proposer des solutions astucieuses pour votre budget!

Veronique P Belair octobre 19, 2018 Pas de commentaire

Diversifiez vos placements…. pas vos conseillers

Diversifiez vos placements… pas vos conseillers!

La notion de diversification est l’une des premières à faire surface quand on discute d’investissements. Intrinsèquement liée au risque, la diversification s’impose comme méthode phare pour mettre sur pied des portefeuilles équilibrés. Si le concept semble élémentaire aux premiers abords, il possède en fait plusieurs facettes très intéressantes à mieux comprendre.

L’importance de la diversification

Le vieux dicton « Il vaut mieux ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier » illustre très bien l’idée derrière la diversification. En effet, si vous ne possédez qu’un seul placement, vos rendements seront entièrement dépendants de ce dernier et rien ne pourra compenser pour une conjoncture défavorable à l’entreprise ou au secteur dans lequel celle-ci évolue.

Avec un portefeuille diversifié, il est peu probable que tous les placements subissent une baisse en même temps. Les gains que vous réaliserez grâce aux placements performants vous permettront donc de compenser les pertes liées aux moins bons rendements. Le but ultime est de réduire les risques le plus possible, sans pour autant sacrifier le rendement potentiel.

Plusieurs raisons motivent et expliquent le besoin de diversifier :

  • Les placements produisent des rendements à des moments différents.
  • Les événements mondiaux et les facteurs économiques ne font pas réagir tous les placements de la même façon.
  • La diversification permet de réduire le risque global du portefeuille.

Les méthodes de diversification

Même s’il existe plusieurs façons de diversifier, il ne faut pas le faire à l’infini non plus, car on pourrait alors se disperser et réduire son rendement. Voici les quatre principales méthodes de diversification :

  1. Diversification par catégories d’actifs. Les différentes catégories d’actifs (actions, obligations, marché monétaire, CPG, etc.) comportent des caractéristiques similaires. Le fait de les combiner crée donc une diversification des risques et des rendements. C’est une excellente façon de stabiliser la volatilité d’un portefeuille.
  2. Diversification par secteurs d’activités. Lors de l’achat d’actions, il est pertinent de choisir des entreprises dans des secteurs différents pour se prémunir des variations associées à un même marché. Par exemple, si le prix de l’acier augmente, l’industrie aéronautique serait potentiellement affectée, mais les entreprises pharmaceutiques n’en subiraient pas les contrecoups. Certaines conditions économiques favorisent des secteurs précis et en pénalisent d’autres, c’est donc pourquoi il est important de diversifier ses acquisitions.
  3. Diversification par envergure d’entreprises. On sait que les actions des PME et des startups vivent des cycles bien différents que celles des grandes entreprises établies. Les petites entreprises laissent entrevoir de grands espoirs de croissance, alors que les multinationales offrent davantage de stabilité.
  4. Diversification géographique. Les économies de l’Asie, de l’Afrique et de l’Europe ne fluctuent pas de la même manière ni en même temps. Ces marchés et leurs monnaies offrent donc des perspectives de diversification très intéressantes, en autant qu’on creuse la question pour faire de bons choix.

Comme vous pouvez le constater, de nombreuses connaissances sont nécessaires pour mettre en place une bonne diversification à l’intérieur d’un portefeuille de placement. La seule stratégie de diversification à éviter consiste à multiplier les spécialistes qui vous conseillent! En effet, en vous entourant d’un nombre trop important de professionnels, votre stratégie risque de manquer de direction. Les risques de duplication sont également importants, ce qui pourrait nuire à vos performances.

Votre conseiller en placement est la personne la mieux outillée pour vous proposer un plan qui correspond à vos objectifs à court, moyen et long terme. Son expertise vous évitera des erreurs inutiles en vous procurant la paix d’esprit. Consultez-le pour en discuter!

Mylène Henripin août 14, 2018 Pas de commentaire

Comment chiffrer un montant fiable pour sa retraite

Comment chiffrer un montant fiable pour sa retraite

À en croire certaines sources, une retraite confortable exige d’avoir accumulé un montant de 1 million de dollars. Est-ce applicable à tout le monde? Devrait-on plutôt se fier à la règle qui indique qu’il faut prévoir 70 % du revenu brut qu’on avait en étant sur le marché du travail? La question n’est pas aussi simple à répondre.

En réalité, il est difficile de statuer sur le montant à prévoir pour sa retraite. La première vraie question à se poser est « Quel genre de retraite je veux avoir? ». C’est ça, le point de départ d’une bonne planification de la retraite.

Se projeter dans le futur

Certaines personnes ont hâte à la retraite pour pouvoir voyager à leur guise et assister à tous les spectacles en ville. D’autres se voient plutôt tranquillement en train de jardiner et de s’occuper de leurs petits-enfants. Ces deux modes de vie n’exigent évidemment pas les mêmes revenus. Les bégonias, ça coûte moins cher qu’une croisière en Méditerranée!

Votre conseiller pourra vous le confirmer : il n’y a pas de règle universelle concernant l’épargne pour la retraite. Chaque cas est unique, car les variables sont nombreuses :

  • Les montants dans les REER et les CELI
  • Les actifs immobiliers
  • Les dettes
  • Les régimes gouvernementaux (RRQ & PV)
  • Les héritages
  • La stratégie de décaissement
  • L’inflation
  • Le rendement de vos placements
  • La longévité (espérance de vie).

Faites votre propre scénario

Pour avoir la tête tranquille et épargner judicieusement, il faut mettre sur pied un plan qui tient compte de votre situation. Vous devrez faire un budget et tenter d’anticiper votre style de vie à la retraite. Si cet exercice est plus difficile à faire à 30 ans qu’à 50 ans, il est quand même conseillé de le réaliser tôt et de l’ajuster par la suite, car le temps c’est de l’argent. En effet, épargner 100 $ par mois entre l’âge de 30 ans et de 65 ans avec un rendement de seulement 4 % vous donnera, au moment de la retraite, 91 677 $. Si vous commencez à l’âge de 45 ans vous accumulerez plutôt 36 800 $. Vous aurez donc, en commençant à 30 ans, près de 55 000 $ de plus dans vos poches.

Lors de la planification, vous devez aussi savoir que la retraite n’est pas un bloc uniforme. Vous serez plus actif au début et vos besoins évolueront par la suite. Plusieurs croient qu’en vieillissant il y aura moins de dépenses, mais ce n’est pas nécessairement le cas. Il y a des dépenses qui vont baisser et d’autres augmenter:  moins de voyage, plus de soin de santé. Plus vous effectuez cette planification tôt, plus vous aurez d’options : épargner davantage, ajuster votre budget, etc.

Parlez de vos réflexions avec votre conseiller financier. Il vous aidera à planifier votre épargne pour bénéficier de la retraite que vous souhaitez vivre!

Mylène Henripin juillet 16, 2018 Pas de commentaire

Savez-vous vraiment ce qu’implique une union de fait?

Savez-vous vraiment ce qu’implique une union de fait?

L’union de fait, ou « union libre », représente le choix de 1 400 000 personnes au Québec. En réalité, c’est près de 38 % des couples qui vivent ainsi, comparativement à 11 % dans le reste du Canada. Si ce mode de vie semble plus simple et moins contraignant que le mariage ou l’union civile, il peut cependant avoir des conséquences importantes en cas de rupture, de décès et même à la retraite.

L’importance de bien s’informer

Une recherche* récente réalisée à l’Université de Sherbrooke a révélé que près de la moitié des conjoints de fait ne connaissent pas les règles touchant leur type d’union. Cela est préoccupant puisque, même si les dépenses courantes sont généralement partagées équitablement, l’épargne pour la retraite est souvent gérée de façon individuelle. Certains réalisent ainsi, mais trop tard, que l’autre conjoint n’est pas contraint de partager ce qu’il a amassé, contrairement aux conjoints mariés.

Peu importe si cela fait 10, 20 ou 30 ans qu’ils vivent ensemble, les conjoints de fait n’ont aucune obligation juridique l’un envers l’autre. Voici ce que cela peut impliquer :

  • En cas de séparation, aucun des deux n’a droit au partage des biens ou à une pension alimentaire.
  • En cas de décès, le conjoint de fait n’héritera de rien, à moins qu’un testament précise d’autres modalités.
  • Si un seul des conjoints est propriétaire de la maison, l’autre ne bénéficie pas de la protection de la résidence familiale.

Concernant le dernier point, si vous vivez avec votre conjoint dans une résidence dont il est le seul propriétaire, vous risquez de perdre gros en cas de rupture. En effet, même si vous avez contribué monétairement à la mise de fonds et au paiement de l’hypothèque, la maison reste sa propriété à 100 %. Toujours selon l’étude, à peine 25 % des couples ont signé un document précisant l’apport financier de chacun à la résidence.

Ces situations démontrent clairement à quel point il est important de s’informer des conséquences d’une rupture et d’un décès à l’intérieur d’une union libre.

Se protéger avec un testament et un contrat de vie commune

Seulement 35 % des conjoints de fait ont un testament, une statistique plutôt basse qui peut mener à des situations fâcheuses… En voici un exemple : Amélie et Cédric n’ont pas de testament et vivent ensemble depuis 25 ans. Amélie s’acquitte surtout des dépenses courantes comme l’épicerie, les sorties et l’ameublement. Cédric, de son côté, s’occupe de mettre de côté de l’argent dans des placements personnels, en vue de leur retraite. Advenant le décès de Cédric, Amélie n’aurait pas droit aux montants épargnés! Même si elle a contribué pendant 25 ans aux dépenses du couple, le statut de conjoint de fait et l’absence de testament la priveraient du patrimoine accumulé.

En plus du testament, la rédaction d’un contrat de vie commune permet d’améliorer la protection des conjoints en union libre. Ce contrat permet d’établir les droits et les responsabilités de chacun, notamment en cas de rupture. Toutes sortes d’ententes peuvent être spécifiées dans ce contrat : garde des enfants, versement d’une pension, gestion des dettes, partage des biens, etc. Plus votre patrimoine augmente, plus il est important de mettre sur pied ce type de contrat.

L’assurance vie : une autre bonne idée

En plus du testament et du contrat de vie commune, l’assurance vie est très intéressante pour les conjoints de fait. Ceux-ci peuvent en effet souscrire à une police ayant comme bénéficiaire le conjoint, ce qui pourra compenser la perte de revenu et payer plusieurs dépenses en cas de décès.

Votre conseiller est un allié de choix pour planifier votre futur. Confiez-lui vos questions d’épargne entourant l’union libre, il vous aidera à faire de bons choix!

* Lien sur la recherche : http://espace.inrs.ca/5763/1/belleau-2017-unionsA.pdf