Mylène Henripin juin 10, 2019 Pas de commentaire

Hypothèque parapluie : êtes-vous bien informé?

Connaissez-vous bien votre entente hypothécaire?

Lors de l’achat d’une propriété, la majorité des emprunteurs croient souscrire à ce qu’on appelle une hypothèque traditionnelle. C’est-à-dire qu’ils empruntent exactement le montant dont ils ont besoin.

Une étude conduite par la professeure Marie Annik Grégoire prouve toutefois que la plupart des prêts hypothécaires contractés aux Québec sont en fait de type parapluie. L’étude de Mme Grégoire fait la lumière sur une situation fâcheuse : les grandes institutions font couramment signer ce type de contrat sans expliquer la nature de l’engagement associé. Elle souligne que, dans les transactions analysées, « l’information fournie sur la nature et la portée des obligations du consommateur était soit partielle, soit inexacte ou inexistante.[1] »

L’hypothèque parapluie n’est pas mauvaise en soi, mais puisqu’elle facilite l’accès au crédit, elle peut encourager le surendettement. Il ne s’agit pas de l’unique désavantage de ce produit, d’où l’importance de s’informer avant de signer un contrat. Voici donc les grandes lignes à retenir pour prendre des décisions éclairées.

Qu’est-ce que l’hypothèque parapluie?

Concrètement, il s’agit d’un prêt dont la garantie couvre un montant supérieur à celui qui vous est consenti. Si vous souhaitez acheter une propriété dont le prix est 300 000$, par exemple, votre hypothèque serait de 300 000$, mais le montant inscrit au registre foncier pourrait atteindre 360 000$, donc 120% de la valeur de votre habitation.

Ce surplus vous donne rapidement accès à un crédit supplémentaire, dans l’éventualité où vous deviez emprunter davantage. Vous n’auriez alors pas à payer les frais liés à la modification de votre entente.

Sur papier, cette offre semble alléchante, et elle l’est… pour les consommateurs avertis qui savent en profiter. Pour les autres, les désavantages sont lourds.

Un produit risqué?

Depuis la publication de son premier rapport sur le sujet en 2012, Option consommateurs met en garde les Québécois contre les prêts subsidiaires. L’organisme n’est d’ailleurs pas seul dans ce combat : la France les a complètement interdits en 2013 parce qu’ils ont été jugés trop néfastes pour la santé financière du public.

Dans ce genre d’entente, votre propriété sert de garantie à votre prêt immobilier, mais aussi à tous les autres emprunts que vous faites dans la même institution. Carte de crédit, marge, prêt personnel, automobile, vos emprunts actuels et à venir sont donc liés à votre hypothèque.

S’il devient facile pour vous d’obtenir du crédit, vous départir de vos dettes ne l’est pas. Même si vous remboursez votre hypothèque en entier, vous n’en serez libéré que lorsque l’ensemble de vos dettes seront payées. La banque pourrait aussi exiger que vous assumiez celles de votre conjoint s’il est copropriétaire.

Il devient également plus difficile pour vous de souscrire à un prêt dans une autre institution financière. Puisque votre hypothèque couvre 120% de la valeur de votre habitation, votre niveau d’endettement est supérieur, ce qui peut vous nuire lors de la demande de crédit. De plus, la majorité des institutions n’acceptent pas de reprendre l’entente parapluie signée chez un concurrent. Cela signifie que, quand viendra le temps de renouveler votre contrat, vous aurez plus de difficulté à négocier ou à magasiner votre taux d’intérêt.

S’informer pour se protéger

Très peu d’institutions offrent encore des hypothèques conventionnelles, il est donc difficile d’éviter les produits de type parapluie s’ils ne vous intéressent pas. Avant de signer un contrat, assurez-vous tout de même de bien comprendre les clauses pour mieux vous protéger.

Si vous n’avez pas d’autres options, vous pouvez néanmoins minimiser l’impact de la garantie en ne souscrivant pas à d’autres prêts dans la même institution.

Dans le doute, n’hésitez pas à faire appel à un conseiller. Son impartialité vous permettra d’avoir l’heure juste sur les produits que vous achetez

[1] Selon l’étude Contrat d’hypothèque immobilière de type parapluie : les consommateurs sont-ils bien informés?, p. 302, publié dans la revue du Notariat en 2017.

Mylène Henripin mai 27, 2019 Pas de commentaire

Le divorce : un gouffre financier

Le divorce : un gouffre financier

Si la popularité du mariage est en chute libre depuis plusieurs décennies, le divorce, lui, est plus fréquent que jamais. Contrairement aux conjoints de fait qui peuvent se séparer sans trop de complexité, les époux s’engagent souvent dans un processus laborieux.

Au-delà des pensions alimentaires et des prestations compensatoires, un divorce peut rapidement mener vers l’endettement ou la faillite. Voici donc un aperçu des éléments à surveiller durant un divorce.

Les frais juridiques

Que la séparation soit amicale ou non, divorcer n’est jamais gratuit. Certains avocats proposent des forfaits « divorce express » qui permettent, pour environ 500 $, de compléter la demande de divorce en ligne, sans rencontrer d’avocat. Ces formules s’adressent davantage aux couples sans enfants et sans dettes. Pour les autres, une entente à l’amiable peut tout de même coûter entre 1000 $ et 2000 $.

Si les choses s’enveniment, les frais relatifs au procès s’élèvent à environ 10 000 $ par jour. Lorsque les requêtes sont contestées, que la garde des enfants est en jeu et que le processus s’étire, on peut facilement dépasser la barre des 70 000 $, sans compter la division des biens!

Dans la majorité des cas, avoir recours à un service de médiation peut vous éviter bien des frais et des soucis.

La séparation de vos biens

De la maison familiale, jusqu’aux véhicules et aux fonds de pension, tous les biens acquis au cours de l’union seront divisés entre les ex-époux de manière équitable si aucune entente n’a été conclue au préalable. Automatiquement, les seuls biens considérés comme appartenant uniquement à l’un des conjoints sont les suivants : vêtements, diplômes, prix, dons, outils de travail et compensations provenant d’une assurance vie, d’une rente, d’un régime de retraite ou d’une pension alimentaire.

Si la séparation des biens a été prévue lors de la signature du contrat, ce ne seront toutefois que les biens appartenant au patrimoine familial qui feront l’objet d’un partage.

Pendant la période de transition, dans le cas où la maison ou le loyer est au nom d’un seul des deux conjoints, la personne responsable pourrait être obligée d’assumer les paiements même si elle n’habite plus sur les lieux. Il en va de même pour les mensualités qui pourraient avoir un impact négatif sur le crédit de l’autre.

Votre plan d’épargne

Une fois les procédures terminées, les répercussions financières d’un divorce se font ressentir pour plusieurs années. Votre plan d’épargne pour la retraite, par exemple, peut en prendre un coup. Pour rejoindre vos objectifs initiaux, vous devrez probablement vous serrer la ceinture au quotidien.

Assumer seul vos frais d’hébergement et de subsistance met certainement un frein à l’épargne. Ajoutez à cela les voyages que vous souhaiterez faire pour vous changer les idées, le suivi psychologique souvent nécessaire et les dépenses liées à votre nouveau style de vie. Vos habitudes financières devront immanquablement être modifiées.

À la lumière de ces considérations, la meilleure façon de naviguer à travers un divorce et de repartir sur de bonnes bases est de prendre rendez-vous avec votre conseiller financier. Établir un nouveau plan d’épargne, rectifier votre budget quotidien et revoir vos objectifs financiers avec l’aide d’un professionnel vous permettra de réorganiser votre portefeuille plus rapidement.

Mylène Henripin mai 6, 2019 Pas de commentaire

Planifier sa retraite, ce n’est pas une question d’âge!

Planifier sa retraite, ce n’est pas une question d’âge!

20, 30, 40, 50 ans, à quel moment doit-on planifier sa retraite? Cette question nous traverse tous l’esprit. La réponse : il n’est jamais trop tôt et jamais trop tard.

Dans un monde idéal, on commencerait à préparer sa retraite dès la première paie. La vie a souvent un autre plan, et nos bonnes intentions ne se concrétisent pas toujours. La voiture, les enfants, la maison, les voyages, la maladie… À court terme, tout semble prioritaire. Pourtant, on sait bien que l’épargne n’est pas une course, c’est un marathon!

Tout le monde peut planifier sa retraite

Dans le milieu financier, nous rencontrons souvent des gens qui, à quelques années de leur retraite, n’ont ni plan ni épargne. La raison derrière ce manque de préparation? La majorité ne considérait pas avoir les moyens d’économiser en début de carrière. Le problème découle de l’idée tenace selon laquelle pour mettre de l’argent de côté, il faut être riche!

Clarifions les choses une fois pour toutes : le succès financier ne dépend pas de votre chance, vos placements, ou même votre salaire! C’est avant tout une question d’habitude.

C’est-à-dire que, pour gérer efficacement son portefeuille, il faut vivre en fonction de ses moyens et rembourser ses dettes. Le salaire a bien sûr un rôle à jouer, mais sans modifier ses dépenses,100 000$ s’envolent aussi facilement que 30 000$!

Plus vous prenez l’habitude d’économiser tôt, plus vous aurez d’argent au bout du compte. La preuve : 5000$, soit un peu moins de 200$ par paie, investi chaque année pendant 10 ans à un taux d’intérêt de 5% rapporte 74 179$. Sur 25 ans, ce seraient 267 5000$ que vous auriez en poche!

La morale? Peu importe le stade où vous vous trouvez, pas de panique! Il suffit de commencer quelque part.

Si vous êtes en début de carrière…

La retraite est probablement bien loin dans votre liste de priorité, mais c’est le moment parfait pour y penser. Remboursez vos dettes et dressez un plan financier solide. Commencez par mettre de côté un coussin vous permettant d’amortir les imprévus (idéalement assez pour régler vos factures durant 3 mois). Ensuite, cotisez à un REER, même s’il s’agit d’un petit montant, et faites-le à chaque paie. Vous pourrez épargner davantage de cette manière que si vous attendez la fin de l’année.

En début de carrière, gravir les échelons est l’occasion rêvée pour économiser! Si vous arrivez à bien vivre avec votre salaire actuel, pourquoi ne pas investir la différence lorsque vous obtenez une augmentation? Vous accumulerez ainsi des fonds sans devoir modifier votre niveau de vie.

À l’approche de la retraite…

Si vous n’avez pas pris de bonnes habitudes d’épargne durant les premières années de votre vie professionnelle, tout n’est pas perdu. Votre stratégie devra être plus stricte, mais vous parviendrez à préparer votre retraite avec de la discipline.

Réduisez vos dépenses, investissez dans des produits répondant mieux à vos besoins d’accumulation de capital pour obtenir un rendement adéquat sur vos placements et pensez peut-être à repousser votre retraite de quelques années.

Dans tous les cas, la meilleure chose à faire, c’est d’aller chercher de l’aide! Il existe une stratégie efficace pour toute situation, il suffit de trouver la bonne.

Mylène Henripin avril 23, 2019 Pas de commentaire

7 idées pour tirer le maximum de votre remboursement d’impôt

7 idées pour tirer le maximum de votre remboursement d’impôt

Avec le retour du beau temps arrive une autre bonne nouvelle : le remboursement d’impôt!

Si vous faites partie des chanceux qui reçoivent cette année un chèque du gouvernement, plusieurs idées vous sont sûrement déjà venues en tête : une nouvelle garde-robe, un téléviseur dernier cri, une semaine dans le sud…

Ces dépenses spontanées sont souvent regrettées. Cette année, avant de céder à la tentation, consultez nos 7 conseils pour tirer profit de votre remboursement d’impôt.

  1. Payez vos dettes. Pas de surprise, il s’agit de la première action à prendre. Si vous avez des prêts à intérêt élevé, comme un solde de carte de crédit impayé, une marge ou un prêt auto, utilisez votre retour pour liquider ces mauvaises dettes.
  1. Diminuez votre hypothèque. Si les modalités de votre prêt le permettent, faites un versement forfaitaire. Vous accélérerez ainsi votre remboursement et paierez moins d’intérêt.
  1. Garnissez votre fond d’urgence. Entre trois mois de dépenses et trois mois de salaire, les experts ne s’entendent pas toujours pour fixer la barre. Une chose est sûre, avoir un coussin est une nécessité.
  1. Cotisez à votre REER. En investissant votre remboursement dans votre compte d’épargne enregistré, vous vous assurerez d’en recevoir un l’an prochain. Vous pourrez ensuite déposer ce montant dans votre REER, et ainsi de suite! Il s’agit d’un excellent cycle d’épargne.
  1. Déposez votre chèque dans votre CELI. Il s’agit d’une très bonne manière de renflouer vos coffres. Bonus : les revenus de placement générés par votre remboursement d’impôt ne seront pas imposables. Si vous avez des enfants ou des petits-enfants, le REEE est aussi intéressant puisque vous pouvez obtenir une subvention gouvernementale de 30 % du montant investi.
  1. Faites des rénovations. Si vous êtes propriétaire, utilisez cet argent pour augmenter la valeur de votre maison.
  1. Faites un don. En soutenant une cause qui vous tient à cœur, vous profiterez d’un crédit d’impôt. Pour la portion excédent 200$, le crédit débute à 48 % et pourra atteindre plus de 53 % en fonction du niveau de revenus imposables.

Ces conseils peuvent vous mettre sur la bonne piste, mais il n’existe pas de solution unique. Vous devriez établir vos priorités en fonction de vos besoins et de votre portefeuille.

Vous êtes plus du genre pragmatique, mais vous hésitez entre le CELI, le REER et le remboursement d’une dette? Consultez votre conseiller pour vous assurer de faire le meilleur choix possible.

Veronique P Belair novembre 16, 2018 Pas de commentaire

Une bonne dette, ça existe?

Une bonne dette…. Ça existe?

Les spécialistes dressent souvent un portrait bien sombre du taux d’endettement des Canadiens. Des milliers de personnes ont recours aux syndics de faillite chaque année pour se désendetter et les Québécois sont les moins bons payeurs au pays. Mais dans ce discours, on oublie souvent de dire qu’il existe aussi de « bonnes » dettes!

Qu’est-ce qu’une mauvaise dette?

Une mauvaise dette est une somme empruntée qui n’engendre aucun gain et crée un endettement constant à cause des intérêts. Elle sert souvent à acheter un bien dont la valeur n’augmentera pas ou qui ne vous procurera pas de rendement sur le capital investi. Par exemple, l’utilisation de votre carte de crédit pour des vacances se classe parmi les mauvaises dettes. Si vous n’effectuez pas les mensualités pour la rembourser, votre cote de crédit pourrait en souffrir.

Pour déterminer s’il s’agit d’une mauvaise dette, demandez-vous si elle est justifiée et si le taux d’intérêt offert est raisonnable pour ce type de crédit. Si vous répondez non à au moins une des deux questions, l’emprunt se trouve probablement dans la catégorie des mauvaises dettes.

Les bonnes dettes

À l’opposé, les bonnes dettes sont contractées avec un objectif déterminé et permettent d’acquérir un actif dont la valeur augmentera au fil des années. Elles permettent d’améliorer son état financier ou sa situation à court ou à long terme et comportent un taux d’intérêt raisonnable. Un prêt hypothécaire, un prêt étudiant ou un emprunt pour cotiser à un REER ou acheter une entreprise sont quelques exemples de bonnes dettes. Mais même si ces emprunts constituent en quelque sorte un investissement, elles demeurent tout de même… des dettes! Il faut donc les gérer avec soin pour s’assurer de maintenir une bonne santé financière.

En général, pour être en mesure de faire face aux nombreux imprévus de la vie, les institutions financières recommandent de consacrer moins de 10 % de son revenu mensuel brut au remboursement de ses mauvaises dettes. Un endettement sain ne devrait pas représenter plus de 40 % du revenu brut, hypothèque incluse.

Pour évaluer si vous seriez capable de rembourser une dette supplémentaire ou des mensualités plus élevées, essayez de mettre de côté les versements mensuels que vous devrez faire pendant trois mois. Si cela n’affecte pas votre qualité de vie et que vous n’en ressentez pas les contrecoups, vous détenez un bon indice pour savoir si pouvez aller de l’avant.

Quelques trucs pour bien gérer ses dettes

  • Évitez d’avoir recours au paiement par versements, ceux-ci comprennent souvent beaucoup d’intérêts.
  • Évitez d’utiliser les services d’encaissement de chèque et de remboursement d’impôt anticipé.
  • Demandez à votre fournisseur de carte de crédit de vous proposer un taux d’intérêt inférieur.
  • Utilisez les points sur votre carte de crédit pour en baisser le solde au lieu de vous procurer divers produits.

Pour d’autres conseils sur la gestion de vos dettes, prenez rendez-vous avec votre conseiller. Il connait votre situation et pourra vous proposer des solutions astucieuses pour votre budget!

Veronique P Belair octobre 19, 2018 Pas de commentaire

Diversifiez vos placements…. pas vos conseillers

Diversifiez vos placements… pas vos conseillers!

La notion de diversification est l’une des premières à faire surface quand on discute d’investissements. Intrinsèquement liée au risque, la diversification s’impose comme méthode phare pour mettre sur pied des portefeuilles équilibrés. Si le concept semble élémentaire aux premiers abords, il possède en fait plusieurs facettes très intéressantes à mieux comprendre.

L’importance de la diversification

Le vieux dicton « Il vaut mieux ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier » illustre très bien l’idée derrière la diversification. En effet, si vous ne possédez qu’un seul placement, vos rendements seront entièrement dépendants de ce dernier et rien ne pourra compenser pour une conjoncture défavorable à l’entreprise ou au secteur dans lequel celle-ci évolue.

Avec un portefeuille diversifié, il est peu probable que tous les placements subissent une baisse en même temps. Les gains que vous réaliserez grâce aux placements performants vous permettront donc de compenser les pertes liées aux moins bons rendements. Le but ultime est de réduire les risques le plus possible, sans pour autant sacrifier le rendement potentiel.

Plusieurs raisons motivent et expliquent le besoin de diversifier :

  • Les placements produisent des rendements à des moments différents.
  • Les événements mondiaux et les facteurs économiques ne font pas réagir tous les placements de la même façon.
  • La diversification permet de réduire le risque global du portefeuille.

Les méthodes de diversification

Même s’il existe plusieurs façons de diversifier, il ne faut pas le faire à l’infini non plus, car on pourrait alors se disperser et réduire son rendement. Voici les quatre principales méthodes de diversification :

  1. Diversification par catégories d’actifs. Les différentes catégories d’actifs (actions, obligations, marché monétaire, CPG, etc.) comportent des caractéristiques similaires. Le fait de les combiner crée donc une diversification des risques et des rendements. C’est une excellente façon de stabiliser la volatilité d’un portefeuille.
  2. Diversification par secteurs d’activités. Lors de l’achat d’actions, il est pertinent de choisir des entreprises dans des secteurs différents pour se prémunir des variations associées à un même marché. Par exemple, si le prix de l’acier augmente, l’industrie aéronautique serait potentiellement affectée, mais les entreprises pharmaceutiques n’en subiraient pas les contrecoups. Certaines conditions économiques favorisent des secteurs précis et en pénalisent d’autres, c’est donc pourquoi il est important de diversifier ses acquisitions.
  3. Diversification par envergure d’entreprises. On sait que les actions des PME et des startups vivent des cycles bien différents que celles des grandes entreprises établies. Les petites entreprises laissent entrevoir de grands espoirs de croissance, alors que les multinationales offrent davantage de stabilité.
  4. Diversification géographique. Les économies de l’Asie, de l’Afrique et de l’Europe ne fluctuent pas de la même manière ni en même temps. Ces marchés et leurs monnaies offrent donc des perspectives de diversification très intéressantes, en autant qu’on creuse la question pour faire de bons choix.

Comme vous pouvez le constater, de nombreuses connaissances sont nécessaires pour mettre en place une bonne diversification à l’intérieur d’un portefeuille de placement. La seule stratégie de diversification à éviter consiste à multiplier les spécialistes qui vous conseillent! En effet, en vous entourant d’un nombre trop important de professionnels, votre stratégie risque de manquer de direction. Les risques de duplication sont également importants, ce qui pourrait nuire à vos performances.

Votre conseiller en placement est la personne la mieux outillée pour vous proposer un plan qui correspond à vos objectifs à court, moyen et long terme. Son expertise vous évitera des erreurs inutiles en vous procurant la paix d’esprit. Consultez-le pour en discuter!

Mylène Henripin août 14, 2018 Pas de commentaire

Comment chiffrer un montant fiable pour sa retraite

Comment chiffrer un montant fiable pour sa retraite

À en croire certaines sources, une retraite confortable exige d’avoir accumulé un montant de 1 million de dollars. Est-ce applicable à tout le monde? Devrait-on plutôt se fier à la règle qui indique qu’il faut prévoir 70 % du revenu brut qu’on avait en étant sur le marché du travail? La question n’est pas aussi simple à répondre.

En réalité, il est difficile de statuer sur le montant à prévoir pour sa retraite. La première vraie question à se poser est « Quel genre de retraite je veux avoir? ». C’est ça, le point de départ d’une bonne planification de la retraite.

Se projeter dans le futur

Certaines personnes ont hâte à la retraite pour pouvoir voyager à leur guise et assister à tous les spectacles en ville. D’autres se voient plutôt tranquillement en train de jardiner et de s’occuper de leurs petits-enfants. Ces deux modes de vie n’exigent évidemment pas les mêmes revenus. Les bégonias, ça coûte moins cher qu’une croisière en Méditerranée!

Votre conseiller pourra vous le confirmer : il n’y a pas de règle universelle concernant l’épargne pour la retraite. Chaque cas est unique, car les variables sont nombreuses :

  • Les montants dans les REER et les CELI
  • Les actifs immobiliers
  • Les dettes
  • Les régimes gouvernementaux (RRQ & PV)
  • Les héritages
  • La stratégie de décaissement
  • L’inflation
  • Le rendement de vos placements
  • La longévité (espérance de vie).

Faites votre propre scénario

Pour avoir la tête tranquille et épargner judicieusement, il faut mettre sur pied un plan qui tient compte de votre situation. Vous devrez faire un budget et tenter d’anticiper votre style de vie à la retraite. Si cet exercice est plus difficile à faire à 30 ans qu’à 50 ans, il est quand même conseillé de le réaliser tôt et de l’ajuster par la suite, car le temps c’est de l’argent. En effet, épargner 100 $ par mois entre l’âge de 30 ans et de 65 ans avec un rendement de seulement 4 % vous donnera, au moment de la retraite, 91 677 $. Si vous commencez à l’âge de 45 ans vous accumulerez plutôt 36 800 $. Vous aurez donc, en commençant à 30 ans, près de 55 000 $ de plus dans vos poches.

Lors de la planification, vous devez aussi savoir que la retraite n’est pas un bloc uniforme. Vous serez plus actif au début et vos besoins évolueront par la suite. Plusieurs croient qu’en vieillissant il y aura moins de dépenses, mais ce n’est pas nécessairement le cas. Il y a des dépenses qui vont baisser et d’autres augmenter:  moins de voyage, plus de soin de santé. Plus vous effectuez cette planification tôt, plus vous aurez d’options : épargner davantage, ajuster votre budget, etc.

Parlez de vos réflexions avec votre conseiller financier. Il vous aidera à planifier votre épargne pour bénéficier de la retraite que vous souhaitez vivre!

Mylène Henripin juillet 16, 2018 Pas de commentaire

Savez-vous vraiment ce qu’implique une union de fait?

Savez-vous vraiment ce qu’implique une union de fait?

L’union de fait, ou « union libre », représente le choix de 1 400 000 personnes au Québec. En réalité, c’est près de 38 % des couples qui vivent ainsi, comparativement à 11 % dans le reste du Canada. Si ce mode de vie semble plus simple et moins contraignant que le mariage ou l’union civile, il peut cependant avoir des conséquences importantes en cas de rupture, de décès et même à la retraite.

L’importance de bien s’informer

Une recherche* récente réalisée à l’Université de Sherbrooke a révélé que près de la moitié des conjoints de fait ne connaissent pas les règles touchant leur type d’union. Cela est préoccupant puisque, même si les dépenses courantes sont généralement partagées équitablement, l’épargne pour la retraite est souvent gérée de façon individuelle. Certains réalisent ainsi, mais trop tard, que l’autre conjoint n’est pas contraint de partager ce qu’il a amassé, contrairement aux conjoints mariés.

Peu importe si cela fait 10, 20 ou 30 ans qu’ils vivent ensemble, les conjoints de fait n’ont aucune obligation juridique l’un envers l’autre. Voici ce que cela peut impliquer :

  • En cas de séparation, aucun des deux n’a droit au partage des biens ou à une pension alimentaire.
  • En cas de décès, le conjoint de fait n’héritera de rien, à moins qu’un testament précise d’autres modalités.
  • Si un seul des conjoints est propriétaire de la maison, l’autre ne bénéficie pas de la protection de la résidence familiale.

Concernant le dernier point, si vous vivez avec votre conjoint dans une résidence dont il est le seul propriétaire, vous risquez de perdre gros en cas de rupture. En effet, même si vous avez contribué monétairement à la mise de fonds et au paiement de l’hypothèque, la maison reste sa propriété à 100 %. Toujours selon l’étude, à peine 25 % des couples ont signé un document précisant l’apport financier de chacun à la résidence.

Ces situations démontrent clairement à quel point il est important de s’informer des conséquences d’une rupture et d’un décès à l’intérieur d’une union libre.

Se protéger avec un testament et un contrat de vie commune

Seulement 35 % des conjoints de fait ont un testament, une statistique plutôt basse qui peut mener à des situations fâcheuses… En voici un exemple : Amélie et Cédric n’ont pas de testament et vivent ensemble depuis 25 ans. Amélie s’acquitte surtout des dépenses courantes comme l’épicerie, les sorties et l’ameublement. Cédric, de son côté, s’occupe de mettre de côté de l’argent dans des placements personnels, en vue de leur retraite. Advenant le décès de Cédric, Amélie n’aurait pas droit aux montants épargnés! Même si elle a contribué pendant 25 ans aux dépenses du couple, le statut de conjoint de fait et l’absence de testament la priveraient du patrimoine accumulé.

En plus du testament, la rédaction d’un contrat de vie commune permet d’améliorer la protection des conjoints en union libre. Ce contrat permet d’établir les droits et les responsabilités de chacun, notamment en cas de rupture. Toutes sortes d’ententes peuvent être spécifiées dans ce contrat : garde des enfants, versement d’une pension, gestion des dettes, partage des biens, etc. Plus votre patrimoine augmente, plus il est important de mettre sur pied ce type de contrat.

L’assurance vie : une autre bonne idée

En plus du testament et du contrat de vie commune, l’assurance vie est très intéressante pour les conjoints de fait. Ceux-ci peuvent en effet souscrire à une police ayant comme bénéficiaire le conjoint, ce qui pourra compenser la perte de revenu et payer plusieurs dépenses en cas de décès.

Votre conseiller est un allié de choix pour planifier votre futur. Confiez-lui vos questions d’épargne entourant l’union libre, il vous aidera à faire de bons choix!

* Lien sur la recherche : http://espace.inrs.ca/5763/1/belleau-2017-unionsA.pdf

 

 

Veronique P Belair juin 21, 2018 Pas de commentaire

Connaissez-vous le REER de conjoint?

Connaissez-vous le REER de conjoint?

me si nous ne sommes pas en période d’impôt, il est pertinent de réfléchir et d’évaluer les stratégies qui pourraient vous être bénéfiques au moment de faire votre déclaration au printemps prochain. L’économie fiscale par le REER est une stratégie bien connue, mais un aspect de ce type d’épargne l’est pourtant moins : le REER de conjoint.Recommandé quand il y a un écart significatif entre le revenu des conjoints, il vous permet à la fois de récupérer plus en impôt et d’équilibrer l’épargne du couple. Cela représente en fait une méthode de fractionnement du revenu qui pourrait faire une belle différence sur votre qualité de vie à la retraite.

Pourquoi est-ce avantageux?

Le REER de conjoint n’est pas très différent du REER régulier. Simple à mettre en place, il s’agit d’une cotisation au régime de la douce moitié afin d’obtenir la déduction d’impôt associée. Il y a un avantage à court terme, lors de l’année de la cotisation, ainsi qu’un avantage au moment de la retraite.

Prenons Olivia, une avocate qui gagne un salaire plus élevé que Rémi, son époux. Si la limite de cotisation d’Olivia est de 18 000$, elle pourrait mettre 12 000$ dans son propre REER et 6 000$ dans un REER de conjoint au nom de Rémi, qui verrait son épargne ainsi bonifiée de 6 000$, sans affecter son plafond de cotisation. Comme le taux d’imposition d’Olivia est plus élevé, l’économie d’impôt globale qui en résultera, cette année-là, sera plus grande que si Rémi avait cotisé lui-même à son REER.

Au moment de la retraite, la situation sera également plus avantageuse. En effet, si Olivia retire 60 000$, le montant d’impôt à payer sera plus élevé que si les membres du couple retirent 30 000$ chacun de leur côté.

Quelques éléments à retenir :

  1. Il ne faut pas signer un chèque à son conjoint afin qu’il le dépose dans son REER personnel. Le compte doit absolument être ouvert en tant que REER de conjoint.
  2. Un REER de conjoint vise à épargner à long terme et non à placer momentanément des sommes à l’abri de l’impôt. Le montant doit ainsi rester dans le REER pour le reste de l’année et les deux années civiles suivantes (il faut donc laisser passer trois 31 décembre). Si l’argent est retiré avant, des pénalités fiscales seront appliquées. C’est-à-dire que, si Olivia cotise au REER conjoint à hauteur de 30 000$, dont 6 000$ au cours de la dernière année civile, et que Rémi retire 8 000$ du REER avant l’échéance du délai de trois ans, 6 000$ seront considérés comme des revenus imposables pour Olivia et 2 000$ comme des revenus imposables pour Rémi.
  3. Vous êtes conjoint de fait? Sachez que ce don est définitif et que l’argent appartient à votre conjoint. Vous ne pourrez donc pas récupérer ces sommes en cas de séparation, à moins d’avoir prévu une clause spécifique dans un contrat de vie commune.

Si vous pensez que ce type d’épargne vous serait avantageux et envisagez de le mettre en place, il est important de tenir compte de votre situation financière actuelle et de vous projeter dans l’avenir pour vous assurer de prendre de bonnes décisions. Consultez votre conseiller pour en discuter!

Veronique P Belair juin 4, 2018 Pas de commentaire

L’emprunt REER… Jamais sans mon conseiller!

L’emprunt REER… Jamais sans mon conseiller!

Épargner de l’argent pour la retraite n’est pas toujours facile! Quand on commence à travailler dans la vingtaine, notre salaire est parfois modeste et il faut rembourser ses dettes d’études. Ensuite, dans la trentaine, c’est le premier achat de maison, le premier bébé… Avec toute la bonne volonté du monde, les étapes naturelles de vie peuvent rendre ardue la discipline des versements REER.

Tout ça fait en sorte que beaucoup de travailleurs se retrouvent, dans la quarantaine, avec un montant élevé dans la case Droits de cotisation non utilisés. La question qui se pose est alors la suivante : « Comment vais-je rattraper le temps perdu? ».

C’est souvent à ce moment que l’option du prêt REER se pointe le bout du nez. L’idée d’emprunter pour épargner peut sembler, aux premiers abords, contraire à la logique. Toutefois, quand on comprend les mécanismes fiscaux sous-jacents, cela peut être une solution intéressante, mais à condition de bien calculer!

Le danger des raccourcis mathématiques

Quand il est question de prêts REER, il est facile de se laisser berner par des estimations faites de façon précipitée qui donnent un bien-fondé superficiel à l’opération. J’emprunte 10 000 $, je retire 4 000 $ en retour d’impôt, ce qui fait que ma cotisation ne me coûte que 6 000 $. Merveilleux!

En réalité, il faut pousser la réflexion beaucoup plus loin pour valider si l’effet de levier est bel et bien présent. Voici les éléments qui doivent être considérés dans le calcul :

  • Le taux d’intérêt et la durée du prêt
  • Le taux de rendement attendu du placement REER
  • Le remboursement d’impôt anticipé
  • La baisse ou non de votre taux d’imposition dû à la déduction fiscale

Vous comprendrez qu’il ne s’agit pas d’une stratégie adaptée à tous et qu’elle comporte certains risques pouvant ne pas convenir aux investisseurs plus conservateurs. En effet, l’objectif sera d’investir dans des véhicules de placement pouvant offrir un rendement supérieur à long terme au coût de l’emprunt. Pour atteindre cet objectif, il conviendra d’investir, au moins en partie, sur le marché boursier. Il faudra donc que l’investisseur soit capable de conserver son calme lorsque les marchés fluctueront fortement et de garder une vision à long terme. De plus, il est primordial que la totalité du remboursement d’impôt soit utilisée immédiatement pour diminuer le montant de l’emprunt ou pour effectuer une autre contribution REER (si la situation le permet). Malheureusement, les données démontrent qu’à peine la moitié des gens ont cette discipline, ce qui atténue significativement les bienfaits de la stratégie.

L’expertise de votre conseiller à la rescousse!

Comme vous le voyez, il peut être complexe de déterminer si votre prêt REER sera avantageux à long terme. N’oubliez pas qu’il va impacter votre capacité d’emprunt global et vous astreindra à une discipline de remboursement stricte. Si le gain immédiat donne l’impression de réaliser un bon coup, il faut absolument faire l’effort de calculer le tout dans son ensemble. Votre conseiller financier est la personne la mieux placée pour chiffrer l’opération et vous dire si, dans votre situation précise, cela vaut la peine.

Même si été rime davantage avec relaxer qu’avec cotiser, les réflexions sur la retraite sont toujours pertinentes. Votre conseiller est disponible pour vous aider à mettre sur pied un plan d’épargne qui vous libérera l’esprit!